L’écorché vif…

… s’appelait Léo Albert Charles Antoine Ferré. Né à Monaco en 1916, mort en Toscane en 1993, il a été l’un des plus prolifiques auteurs-compositeurs-interprètes d’expression française et un incroyable touche-à-tout qui n’a pas hésité à vouloir diriger un orchestre symphonique 🙂

Aperçu de son talent polymorphe dans cette vidéo pas toujours synchrone :

J’ai eu l’immense privilège de le voir sur scène une fois, pour une de ses dernières sorties, le 9 févier 1992 à l’Olympia, pour le final du concert unique donné en mémoire du pianiste aveugle Paul Castanier, décédé en novembre 91, son accompagnateur privilégié à ses débuts, entre 1957 et 1973.

Etaient associés à cet hommage, des artistes que Paul Castanier avait accompagnés par la suite, présentés par José Arthur : Jacques Serizier, Wasaburo Fukuda, Alain Meilland, Patrick Siniavine & Svetlana, Font et Val, Rufus, Georges Moustaki, et Jacques Higelin. Un très bel hommage !

(Source photo)

Léo Ferré nous avait fait promettre quelque chose à son entrée en scène, à laquelle nous avions souscrit… sans savoir de quoi il retournait 😉

C’est sa prestation presque achevée, qu’il nous a rappelé notre promesse du début, en nous dévoilant ce que nous avions promis : à la fin de la chanson Avec le temps, nous ne devions pas applaudir…

Il disparaîtra dans le silence et dans le noir, vers le néant des coulisses, sans rappel… chapeau l’Artiste !