Quand la rue se révolte

… on arrive à une situation digne du plus grand Kafka, où l’on va voir les pires ennemis devoir momentanément coopérer pour de banales raisons de sauvegarde des ressources énergétiques…

A cette lumière ;

La suite de l’article est ici même s’il est très regrettable que les commentaires aient dégénéré 😦 on peut encore y glaner (pour qui peut lire entre les lignes) quelques informations de choix.

Le quotidien généraliste algérien national en langue arabe El Khabar suit les événements de près et donne le lien vers des vidéos intéressantes.

La vidéo amateur suivante (Explosion du gazoduc entre El Arish en Egypte, Israël et la Jordanie) n’est plus disponible (remplacée par celle d’Aljazeera) mais elle confirmait que le problème est réel et plus qu’urgent :

L’heure est très grave… même si cette révolution n’est pas européenne, géographiquement parlant, nous sommes tous concernés par ses conséquences plus que prévisibles.

Et cela m’amène à déplorer que tous les peuples, soigneusement anesthésiés nourris de bêtises lénifiantes par nos bons vieux écrans TV cathodiques, et accessoirement, pour les plus remuants d’entre nous, par les feuilletons à rebondissements de la planète football… soient à la merci d’une poignée de politiques furieusement accrochés à leur siège…

… merci au journal cité précédemment qui a mis ce dessin explicite sur sa une…

Et que quand quelques illuminés dénoncent un complot à l’échelle planétaire impliquant nos dirigeants, il ne se trouve pas plus de monde pour leur prêter une oreille compatissante à défaut d’attentive, d’autant plus, qu’avec les ruses utilisées par les uns et les autres pour dissimuler la vérité sur leurs relations et les campagnes d’informations mensongères et celles vraies (cela va de soi) de désinformation qui en découlent, le pékin moyen ne peut déjà plus s’y retrouver…

… alors, dites-moi, que peut-il en être pour le bas-peuple ?

Ceci dit, je vais, à la manière de l’autruche, fuir la réalité, l’arrière-train en l’air pour qu’il puisse être botté comme tous les autres, et vais m’offrir une dernière part de rêve…

Du 30 novembre au 09 Décembre 2010, l’Opéra de la capitale égyptienne, Le Caire, a accueilli le 34e festival international du film (ce qui peut vous sembler étonnant si vous ne savez pas qu’avec 35 films produits par an, le cinéma égyptien est l’un des plus actifs du monde arabe) dont le thème était : l’Egypte dans les yeux du cinéma du monde.

En compétition, il y avait 19 long-métrages internationaux dont les événements se déroulaient en Égypte ou racontaient l’histoire de personnalités égyptiennes : Caesar and Cleopatra (Gabriel Pascal – Angleterre, 1946) ; Cairo Road (David Macdonald – Angleterre, 1950) ; Valley of the Kings (Robert Pirosh – USA, 1954) ; The Egyptian (Michael Curtiz – USA, 1954) ; Land Of Pharaohs (Howard Hawks – USA, 1955) ; Giuseppe Venduto Dai Fratelli (Irving Rapper – Italie, 1960) ; Nefertite Regina Del Nilo (Fernando Cerchio – Italie, 1961) ; Cleopatra (Joseph L.Mankiewicz – USA, 1963) ; Pharaoh (Jerzy Kawalerowicz – Pologne, 1966) ; Blood from the Mummy’s Tomb (Seth Holt – Angleterre, 1972) ; Death on The Nile (John Guillermin – Angleterre, 1978) ; The Awakening (Mike Newell – Angleterre, 1980) ; Ruby Cairo (Graeme Clifford – USA, 1993) ; Beginning and End (Arturo Ripstein – Mexique, 1993) ; Midaq Alley (Jorge Fons – Mexique, 1995) ; The English Patient (Anthony Minghella – Angleterre, 1996) ; Cairo Time (Ruba Nadda – Canada, 2009) ; Agora (Alejandro Amenabar – Espagne, 2009) ; Les Aventures Extraordinaires d’Adele Blanc-Sec (Luc Besson – France, 2010)

C’est le mexicain Arturo Ripstein qui présidait le jury international.

Comme je suis fan des films égyptiens, je vous ai trouvé une vidéo de l’ouverture du festival, avec l’arrivée de l’acteur Omar Sharif, président d’honneur de la manifestation, sur un fond de musique du film Laurence d’Arabie, du plus bel effet, avis aux connaisseurs !

L’accueil en était fait par les stars locales Asser Yassien (acteur) et Arwa Gowda (mannequin et actrice), ne ratez surtout pas la fin de la vidéo où l’on parle en français 😉

Il faut noter que les actrices sud-coréenne Yun Jung Hee et française Juliette Binoche, entre autres, ont reçu un prix honorifique lors de cette cérémonie d’ouverture.

Et dire que les tragiques événements que nous vivons plus ou moins en direct, signent probablement la fin de cette époque futile !

 

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