Le passe-temps

Réservé à l’usage exclusif de ces messieurs, il se pratique du Proche jusqu’au tréfonds du Moyen-Orient… Il comporte 33 grains identiques avec 2 petites perles qui séparent 3 fois onze grains, plus un 34ième élément plus grand, soit le tiers des 99 grains du sebha ou chapelet coranique.

Il est appelé komboloï par les grecs, qui ne sont pas musulmans et donc l’utilisent à l’instar des boules chinoises dans un but de relaxation physique, pour calmer l’esprit ou pour occuper leurs doigts au café et en promenade… Les jeunes générations optent pour un modèle appelé begléri au nombre de perles restreint.

On le nomme misbaha (masbaha en arabe classique) au Liban et en Syrie, et tasbih dans les pays du Golfe où il peut être utilisé pour la prière (Subhan’Allah-Gloire à Dieu répété 33 fois ; Alhamdullilah-Louange à Dieu répété 33 fois ; Allahu akbar- Dieu est grand répété 34 fois) selon l’orientation confessionnelle de son possesseur, bien qu’il soit préférable de compter les invocations sur les phalanges de sa main droite 😉

La matière des grains est des plus variables selon le rang social de leur propriétaire : ambre, perles, ivoire, nacre, corne, corail, ébène, olivier, palissandre, pierres précieuses, argent… ou même plastique ! Il est de bon ton d’en posséder plusieurs pour varier les plaisirs.

Le mien, de fabrication artisanale,  provient du souk de Tripoli (Liban) il est en os ponctué à l’encre noire et rouge, avec des incrustations circulaires de métal. J’aime son poids dans la main, et la fluidité amenée par la disparité entre le fil ténu qui maintient de si lourdes perles.