La broderie algéroise

… ou el chbika, c’est une dentelle à l’aiguille réalisée sur un coussin… avec des motifs qui utilisent la technique de la broderie des jours de Cilaos 😉 c’est simple non ?

… et le papotage de ces dames, me rappelle celui de celles de Brioude où j’avais fait, en son temps, un stage pour apprendre leurs points d’esprit 😉

Mise à jour du 02/09/2013 :

La collection de dentelle à l’aiguille, « chbika »,  du musée national des Arts et Traditions populaires (MNATP) a été présentée  à travers un ouvrage paru récemment. Les exemples des œuvres en « chbika » préservés au musée sont diversifiés  et consistent en pièces d’habillement, essentiellement des robes pour fillettes,  des chaussons, des bavettes, des cols de robe et des mouchoirs finement agrémentés  de dentelle, ainsi qu’en ouvrages d’ameublement, tels que les serviettes, napperons,  nappes et parements de portières. « Ces objets étaient soit entièrement créés en “chbika”, soit ennoblis  avec des ornements exécutés en fil de coton ou parfois en fil de soie, note  de raffinement et de prestige », est-il noté dans cet ouvrage bilingue (en arabe  et en français) richement illustré. La majorité de ces pièces arborent des motifs généralement d’ordre géométrique,  obtenus par l’emploi de différents points de base comme le point coulé, la bride  avec ses différentes déclinaisons et le point feston qui est varié à l’infini. Parmi les motifs réalisés par la brodeuse, qui à l’instar de la tisseuse  ou de la potière puise ses sujets dans son environnement, figurent: « swimmssa »  (le triangle), « makrouta » (le losange), les deux en référence à la pâtisserie  traditionnelle, « faracha » (le papillon), « khamsa » (la main),  « wrikate » (trois  feuilles), « adissette » (petits ronds évoquant les lentilles), « elyasmine » (le  jasmin) ainsi que « ezkoko » (la pomme de pin), un élément puisé dans le recueil  de l’art ottoman. « L’énumération des motifs reste longue et non exhaustive, chaque motif  combiné à un autre engendre une nouvelle pièce, ce qui donne une chaîne infinie  de combinaisons traçant ainsi le parcours du fil », a indiqué Mme Radia Drici,  conservateur au musée chargée de la collection de dentelle, qui a ajouté que  cet ouvrage livre une « typologie importante d’un savoir-faire et de procédés  d’apprentissage parfois révolus ».

… trouvé dans El Moudjahid sous le titre : La musée national des Arts et Traditions populaires présente sa collection de « chbika » et ce qui suit qui reprend les mêmes mots ou presque :

Publication n La collection de dentelle à l’aiguille, «chbika», du Musée national des arts et traditions populaires (Mnatp) a été présentée à travers un ouvrage paru récemment.

Les exemples des œuvres en «chbika» préservés au musée sont diversifiés et consistent en pièces d’habillement, essentiellement des robes pour fillettes, des chaussons, des bavettes, des cols de robe et des mouchoirs finement agrémentés de dentelle, ainsi qu’en ouvrages d’ameublement, tels que les serviettes, napperons, nappes et parements de portières.
«Ces objets étaient soit entièrement créés en chbika, soit ennoblis avec des ornements exécutés en fils de coton ou parfois en fils de soie, note de raffinement et de prestige », est-il noté dans cet ouvrage bilingue (en arabe et en français) richement illustré. La majorité de ces pièces arborent des motifs généralement d’ordre géométrique, obtenus par l’emploi de différents points de base comme le point coulé, la bride avec ses différentes déclinaisons et le point feston qui est varié à l’infini.
Parmi les motifs réalisés par la brodeuse, qui à l’instar de la tisseuse ou de la potière puise ses sujets dans son environnement, figurent : «swimmssa» (le triangle), «makrouta» (le losange), les deux en référence à la pâtisserie traditionnelle, «faracha» (le papillon), «khamsa» (la main), «wrikate» (trois feuilles), «adissette» (petits ronds évoquant les lentilles), «elyasmine» (le jasmin) ainsi que «ezkoko» (la pomme de pin), un élément puisé dans le recueil de l’art ottoman. «L’énumération des motifs reste longue et non exhaustive, chaque motif combiné à un autre engendre une nouvelle pièce, ce qui donne une chaîne infinie de combinaisons traçant ainsi le parcours du fil», a indiqué Mme Radia Drici, conservateur au musée chargée de la collection de dentelle, qui a ajouté que cet ouvrage livre une «typologie importante d’un savoir-faire et de procédés d’apprentissage parfois révolus». Par ailleurs, il faut noter que le musée national des Arts et Traditions populaires possède plusieurs collections (broderies, poteries, bijoux, tableaux …). Il abrite de rares pièces en broderie algérienne représentant l’habillement et l’ameublement. Ces pièces sont brodées en fil de soie fil d’or sur de l’étamine, toile de lin ou de la soie et du voile. Certaines techniques remontent à l’époque ottomane. Les motifs sont en général d’ordre floral, en forme d’arabesques (broderie algéroise) ou géométriques stylisés. Il possède également une collection très riche de poterie: de la poterie de M’sirda à l’ouest à celle des Aurès, en passant par celle de la Kabylie, le Constantinois le grand Sud. Cette poterie est pour la plupart fabriquée sans tour, et est décorée. Chaque région possède son propre répertoire décoratif et ses propres formes, réalisées selon des besoins utilitaires spécifiques. En outre, le musé dispose d’un service photothèque et d’une bibliothèque riche en archives. Il a également réalisé des cartes postales à partir d’objets de collection.

… trouvé dans InfoSoir.com  😆

6 réflexions sur “La broderie algéroise

  1. latifa

    pourquoi ne donnez vous pas la technique et les points essentiels pour l’apprentissage de la chbika par internet comme cel se fait pour les autres ouvrages

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    1. Pour diverses raisons :
      * parce que je ne connais de cette broderie que cette vidéo…et parce que je ne l’ai jamais vue pratiquer et serais mal placée pour l’expliquer…
      * parce que ce n’est pas le sujet principal de ce blog puisque je pratique la dentelle aux fuseaux et ne l’enseigne pas, et pour les autres techniques manuelles c’est simplement de manière occasionnelle en fonction de mes besoins ou envies…
      * parce que je trouve que cela est proche de la broderie qui est présentée ici => https://agatheb2k.wordpress.com/2010/12/11/jours-de-cilaos/
      et que tu peux te procurer facilement le livre qui explique la technique des Jours de Cilaos…
      * parce que l’on en parle très bien ici => http://niarunblog.unblog.fr/robes-berberes-personnalisees/zin-made-in-bladi-2/
      * et que tu dois aussi pouvoir trouver en Algérie, un livre intitulé La collection de dentelle à l’aiguille, « chbika », du Musée national des Arts et Traditions populaires (Alger) – (MNATP) (voir le lien => http://fr.findizr.com/chbika_algeroise.html )
      Bonne année 2013 pleine de broderies à toi 😆

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