Une marche…

… de procession, funèbre, en accord avec la météo d’un mois de novembre, et majestueuse à souhait, signée Abel Moreno Gómez

La Madrugá est le morceau que je cherchais (=> ici) interprété dimanche en fin de cérémonie par l’harmonie locale pour célébrer la sainte Cécile… il est habituellement joué à Séville le Vendredi Saint pour accompagner les sorties des statues en bois polychrome sur leurs autels portés à dos d’hommes et des multiples confréries de pénitents en grande tenue, processions qui ponctuent la Semaine Sainte en Andalousie.

La voici, dirigée par son auteur :

Imaginaire…

😆 Nous connaissons tous (ou presque) l’existence de la Lingvo Internacia datant de 1887 et partie de Białystok (jumelée avec Dijon) sous l’impulsion de Ludwik Lejzer Zamenhof… plus connu sous le nom de Doktoro Esperanto, et le volapük, l’autre langue construite, au succès éphémère puisque inventée en 1879 par Johann Martin Schleyer elle était oubliée 10 ans plus tard et remplacée par l’espéranto.

Plus près de nous, le milieu musical nous a donné le Kobaïen, un langage articulé « extraterrestre » cher à Christian Vander et propre au groupe Magma, et, parmi d’autres expériences le Dogorien, inventé en 2003 par Etienne Perruchon pour les besoins du documentaire musical DogoraOuvrons les yeux.

Voici votre première expérience pour chanter avec tout votre coeur, comme la centaine d’enfants de la chorale bulgare du départ du projet :

… et en public, cela donne :

😉 😆 😉

Rarahu…

… ou le Mariage de Loti, est une nouvelle écrite en 1880 par l’officier de marine Louis Marie Julien Viaud, surnommé Loti (évoqué ici) par la reine ʻAimata Pōmare IV, qui servit de livret à l’opéra-comique de Reynaldo Hahn : l’Île du rêve, et aurait inspiré l’idée d’une idylle dans un pays exotique à Clément Philibert Léo Delibes, idée suggérée à ses talentueux librettistes Philippe Gille et Edmond Gondinet qui auraient préféré Les Babouches du Brahmane, une nouvelle de Théodore Pavie, pour celui de Lakmé dont voici un extrait de la scène 10 du deuxième acte, dit l’air des clochettes, l’un des airs du répertoire qui demande le plus de virtuosité puisqu’il s’étend sur plus de 2 octaves.

… mais cela n’est pas le morceau de musique que j’ai entendu et aimé ce midi, joué par l’harmonie locale, pour fêter Ste Cécile, la patronne des musiciens 😉