Art décadent ?

Considérée souvent comme la septième colonne du temple de Jupiter à Baalbeck, et alors que la fin de la vacance de la présidence au Liban signifiait enfin le retour d’une véritable fête du drapeau le 21 novembre dernier, date qui est aussi celle de l’anniversaire de la dame (chut : 81 ans) et le soixantième de sa première participation au magique festival culturel des lieux… des jeunes étudiants politisés du Hezbollah ont provoqué un tollé général dans le pays et la diaspora en interdisant la diffusion de ses chansons patriotiques lors d’une cérémonie de commémoration suite à la disparition d’un des leurs dans un accident de la route…

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L’heure est grave pour que même Sayyed Mohammad Hassan al-Amine, uléma et dignitaire chiite déclare :

« Pour ma part, comme savant religieux et uléma, je n’interdis jamais la musique ni le chant, sauf si cette musique est l’expression d’un art décadent et que d’autres rejetteraient autant que moi. Mais si la musique répond vraiment aux critères de l’art et conserve un certain niveau, je ne considère sous aucun prétexte qu’elle doit être prohibée. »

Admettons que les chants patriotiques soient décadents, je considère toutefois que la Prière pour Jérusalem, ville sacrée pour trois religions, que personne n’interprète mieux que ne le fait Fayrouz, mérite amplement d’être écoutée.