Le goût juste

… ou le bon goût, c’est le résultat de cette reconversion réussie 😆

… qui fait remonter le souvenir d’une dérive classique de notre société, observée quand j’étais parisienne : à la boulangerie du quartier l’accueil n’était pas le point fort, mais les croissants eux étaient excellents, et quand j’y allais (uniquement) le samedi de bon matin, je rentrais avec le pain pour la semaine, la baguette viennoise qui était mon petit plaisir de l’époque et les croissants du dimanche avant de partir travailler. C’était l’époque où quand je partais en week-end, j’amenais les croissants (pour l’exportation) que j’avais pris la peine de commander la veille et qu’il suffisait de passer quelques instants au four classique directement dans leur sac papier pour qu’ils soient au top.

Avant qu’ils ne prennent leur retraite et cèdent la boutique, ils l’avaient entièrement refaite, intérieur et extérieur, avec des boiseries superbes en façade. Ils avaient aussi pris la peine de former leur successeur qui s’est révélé n’être pas capable de tenir l’outil de travail qui lui avait été transmis. Le samedi, même en commandant à l’avance, je n’avais plus ce qui faisait mon bonheur et très rapidement la clientèle de tous les jours a fini par se raréfier si bien qu’on a vu arriver le concept café-croissant à la boulangerie… puis la fermeture en moins d’un an, et, plus tard, le démantèlement complet avec même la vente des boiseries.

Alors, j’aime ces boulangers qui y croient encore, et se battent pour que l’on ait autre chose que de l’industriel à se mettre sous la dent, mais, comme ils sont un peu loin de mon domicile, j’ai aussi l’envie d’arriver à faire correctement un pain de ménage goûteux pour pallier à l’uniformité de la production locale et suis à l’affût de la recette et du tour de main qui ferait mon bonheur.