Jours intermédiaires

Ce lundi commence, vous vous en seriez douté, une nouvelle semaine de nos activités habituelles en août, à savoir : boulot pour les maris qui ont envoyé femme et enfants chez les grands (et beaux)-parents pour avoir les coudées franches, seuls à la capitale, ou avec leur chien qui permettra des contacts plus fructueux, cure thermale pour les uns ou congés d’été pour une grande majorité d’entre nous, que nous partions très loin ou pas.

Pour d’autres encore ce sont les jours entre parenthèses qui séparent des jours de fêtes majeurs (Pessa’h et Soukkot par exemple). Si le terme intermédiaire n’est pas un adjectif pour qualifier un niveau sportif ou un classement, il peut être un nom commun et l’on parlera d’intermédiaires financiers pour désigner des courtiers.

Fi de ces digressions, chez moi c’est une période de passage entre ma vie active d’avant et ma vie future moyennement désirée, mais surtout non préparée, à laquelle j’essaie dès à présent de m’habituer. Quelles sont véritablement mes envies après plus de quarante ans passés à entrer tous les jours dans un moule qui me blessait plus ou moins aux entournures ? Qu’en reste-t’il vraiment, à supposer que les dégâts d’une vie entière de soumission ou d’enfermement soient réparables ?

Quoiqu’il en soit, merci à mon employeur imprévoyant, pourtant informé fin-avril de mon départ au 1er octobre, de me permettre de bénéficier du cumul des congés 2016 et 2017, le temps d’essayer de me reconstruire pour continuer à avancer sur le chemin plein d’embûches de la vie.

panier

 

8 réflexions sur “Jours intermédiaires

  1. heu….. noter « j’aime » sur ce genre de billet, c’est pas ‘simple’……pourtant je trouve appréciable que tu nous fasses part de ce moment important dans une vie……ça interroge à tellement de niveaux que ça valait largement un billet
    je te souhaite, de tout cœur, de trouver ton rythme et ton bonheur dans les jours, les semaines et les mois à venir car je sais, sens, que tu ne manques pas de ressources, agathe 🙂

    J’aime

  2. Grenouille parisienne

    Le premier vrai bonheur c’est de se réveiller à l’heure habituelle …et de se rendormir beatement. 🤗😘et heureuse mortelle tu n’as pas de gros chat qui te vocalise dans l’oreille beaucoup trop tôt.

    Et justement on se posait la question avec Hélène…😘

    Aimé par 1 personne

    1. Mon félin ne miaule pas souvent, mais pour le réveil, il connaît toutes les astuces du chat de Simon et surtout mon point faible alors quand il veut que je bouge il me mordille les pieds

      Je viens de passer commande de mes futurs outils, une chaise longue et un vélo d’exercice 😉

      J’aime

  3. J’attends le juillet prochain, pour y être, enfin, et totalement. Ceci dit j’y glisse lentement, doucement puisque mon activité de salariée n’est plus qu’à mi-temps : retraite progressive jouissive.
    Comme toi, il y aura les congés à prendre, d’abord, avant de partir définitivement.
    Ah, oui, les outils de contentement ! 😆 les miens seront d’installer un atelier de peinture dans ce qui fut autrefois mon bureau de travailleur indépendant après avoir, enfin, viré tout ce qui encombre un garage, les objets inutiles qui pourraient servir un jour. Mais non : nids à poussières, araignées et divers autres hôtes !

    Aimé par 1 personne

    1. La fameuse retraite progressive n’était pas envisageable dans une entreprise où il n’y en avait qu’une qui pouvait passer 9h1/2 par jour, debout à son poste avec 3 gardes-chiourmes planqués derrières leurs écrans et des pseudos-contrôleurs, café à proximité de main, connectés au vaste monde hors des frontières de la maison. J’ignore qui reprendra le poste debout en permanence, la guerre des fauteuils sera féroce et le turn-over risque de s’accélérer…
      Bon courage à toi pour les derniers mois !

      Aimé par 1 personne

      1. C’est du passé, dépassé désormais. Juste apprendre « à digérer » ces longues périodes « inconfortables ».
        J’y suis parvenue, il y a peu. Et maintenant, je programme mes congés futurs (dans ma tête). Mais l’intérêt est que je peux les (poser) « imposer » quand bon me semble, sauf en période de saisie de compta pour le bilan. Mais comme il me faudra les apurer, je pense que je n’irai plus travailler à partir de juin. Je vais reprendre contact avec ma caisse de retraite pour ne pas louper le côche, car tout de même, il faudra revoir le dossier… Va comprendre Charles ?!
        Je commence à languir. 🙂

        Aimé par 1 personne

        1. Les dernières semaines semblent interminables, mais l’échéance arrivera 😉
          J’étais tellement pressée de disparaître que j’en ai oublié de m’essuyer les pieds en partant, mais je dois y retourner chercher mes deux derniers salaires…

          Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.