Du contrôle

Le terme est à la mode, tout comme pour son corollaire le concept de traçabilité qui devient plus que nécessaire, ce n’est pas l’actualité ni le dernier scandale sanitaire des œufs contaminés qui me contrediront.

Pourtant si je fais un petit bilan de mon expérience professionnelle, il me semblait qu’autrefois l’on gagnait la confiance de son employeur en démontrant avec constance son amour du travail bien fait, les compétences augmentaient avec l’expérience et il n’y avait alors point besoin du contrôle obligatoire de chaque opération dont l’exécution était de fait gratifiante pour qui en était venu à bout.

Alors que nous étions en sous-effectif, à deux jours de mon départ, la jeune cadre fraîchement embauchée n’avait que ce mot à la bouche, mais qui contrôle qui ? et comment ? Quel crédit accorder au jeune salarié connecté avec le monde entier, mais pas à son travail, ou même à celui plus âgé qui se sait dépassé par l’évolution inévitable de son métier ?

Pourtant, il me semble que les téléphones portables privés devraient rester au vestiaire, et que si chacun se concentrait sur ce pour quoi il perçoit un salaire, il y aurait moins de postes de contrôleurs occupés à envoyer des SMS à l’extérieur de l’entreprise en tenant leur tasse de café de l’autre main, et plus de guichets ouverts avec du personnel compétent à disposition du public…

AN158