Ça me gave, grave…

Pauvres canards et oies… déjà l’élevage intensif en vue de la production de foie gras avec un gavage peu respectueux de l’animal, auquel se rajoutent les épizooties que tout le monde connaît et dont on ne sait pas se débarrasser autrement qu’en pratiquant une euthanasie massive de précaution, ce n’est pas ce que l’on pourrait attendre d’une société qui se dit civilisée.

Mais, après le foie gras végétarien que je vais peut-être tester (il ne faut pas mourir idiot), nous n’avions pas encore atteint les sommets si j’en crois l’article suivant…

gavage

Lire => la suite. Un autre reprend la même information six jours plus tard.

Certes la technique peut sembler, si elle n’est pas barbare, un peu farfelue, mais chez l’humain, à l’hôpital Saint-Antoine, on a bien commencé un premier essai clinique de greffe fécale, en fait une transplantation de flore intestinale de personnes en bonne santé à une vingtaine de patients atteints de la maladie de Crohn, et l’on considère de plus en plus les intestins et leur flore (lien possible entre son mauvais état et certaines maladies neurodégénératives) comme un deuxième cerveau (vidéo d’une conférence de Gabriel Perlemuter, chef de service à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart).

Bon, on s’éloigne du sujet et de ce qui me hérisse particulièrement… Pour se remplir les poches avec un foie gras rare, presque six fois plus cher que le traditionnel, la société Aviwell, sise à Pailhès (09), fait appel aux espèces sonnantes et trébuchantes du pékin lambda, par le biais d’un financement participatif, pour un produit de luxe (destiné à l’exportation et aux restaurants gastronomiques) auquel il n’aura sûrement pas accès.

Que lui restera-t’il ? Peut-être, s’il vit à la campagne, le choix d’une bonne volaille élevée par ses soins ? Attention toutefois à respecter les mesures de confinement si elles sont encore de rigueur…

abkoies