Un bon petit diable

… est un livre de la comtesse de Ségur que j’ai lu dans mon enfance, et je ne crois pas me souvenir ne serait-ce que d’un épisode des multiples aventures de Charles, quoique je n’aie jamais totalement oublié son ingénieux parafouet 😉

Mais sous ce titre régressif, je voulais vous présenter Tutivillus, le diable au parchemin…

tituvilus

… peinture sur bois, ici sous la chaire d’une église polonaise, ailleurs c’est le diable au sac.

Sa fonction, selon Élyse Dupras, dans le Dictionnaire de la méchanceté de Christophe Regina : noter les péchés commis à l’église ou les garder dans son sac pour les donner en temps utile à son chef, que l’on retrouve aussi dans Diables et saints: rôle des diables dans les mystères hagiographiques français d’Élyse Dupras.

Attention à vous si vous le croisez !

Il y a presque douze ans

… pour la seule et probablement unique fois, j’ai eu ces lieux sous les yeux, une sorte de pèlerinage pour combler une absence.

La vie y continue, les enfants sont presque des adultes, le cheval et le chat ont sûrement vieilli, le petit pont de bois s’est peut-être écroulé et il m’est toujours impossible d’imaginer ou de visualiser ce coin de campagne il y a quatre-vingt-quatorze ans, pas plus que ce qu’il était quinze ans plus tard. Je sais seulement que l’église Świętego Stanisława i Wojciecha n’y était pas, cette vénérable bâtisse en bois érigée dans le village voisin entre 1656 et 1660, inutilisée depuis 1961, n’a été déplacée qu’en 1979 et inaugurée qu’en 1981.