C’était prévisible…

Peut-être vous ai-je déjà parlé du projet d’implantation d’une usine de méthanisation dans la périphérie de la ville de Gramat ? Et bien c’est chose faite, l’usine fonctionne, et pour être passée plusieurs fois sur la route, et sous le vent, je sais ce que doivent endurer les habitants du secteur…

previsible

L’article de => La Dépêche n’aborde certes pas les éventuelles menaces sur l’IGP du fromage Rocamadour dont le cahier des charges n’est plus respecté en totalité (provenance géographique « hors zone » des déchets traités), mais signale des effets délétères du digestat épandu dans les champs sur les abeilles des alentours et les vers de terre (noyés ou empoisonnés ?), la présence de métaux lourds et celle massive d’antibiotiques… de quoi vous dégoûter à jamais du canard gras dont j’attends une livraison !

Le plus grave, c’est que 3 usines du même type sont annoncées plus au nord-est du département, dans le Ségala cher à mon cœur, et là ce sont les vins des Coteaux de Glanes qui seront menacés !

5 réflexions sur “C’était prévisible…

  1. J’ai lu l’article et je lis régulièrement des mails d’un collectif qui s’insurge contre ce type de méthaniseur. Car ce qui est en cause n’est pas tant la méthanisation en soi, bien que ça ne semble pas tout à fait au point (et je crois bien que c’est un sacré euphémisme), mais la dimension des unités de méthanisation et l’ampleur des déchets qu’elles doivent collecter. Sans compter la non adéquation, voire la dangerosité, pour les sols sur lesquels s’implantent ces usines. Car enfin quoi il n’y a pas besoin d’avoir fait de hautes études pour comprendre que sur un sol tel que le causse tout cela va finir dans les nappes phréatiques et donc dans nos robinets.
    Ce qui me frappe aussi c’est la volontaire cécité des autorités pour se saisir du problème, ainsi que de l’aveuglement, tout aussi volontaire de tous ceux qui veulent implanter des usines du même type malgré tous les problèmes causés et les alarmes des scientifiques. On va finir par sonner réellement le G.L.A.S (http://le-blog-du-segala.over-blog.com/article-le-g-l-a-s-49339334.html) du Ségala à ce train-là…

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    1. « … pas besoin d’avoir fait de hautes études pour comprendre que sur un sol tel que le causse tout cela va finir dans les nappes phréatiques et donc dans nos robinets »
      Quand, de plus, on connaît tous nos problèmes de turbidité de l’eau, on ne comprend plus rien, peut-être une pétition (ma signature est acquise) auprès de nos députés avant de sonner le glas 😉
      Merci pour le lien vers ton billet 😉

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    1. Oui, vérifie, parce que ça pue vraiment (et moi je n’ai fait que passer sous le vent) et la pollution concentrée lors de l’épandage semble plus que logique, les lisiers des animaux élevés en batterie ne sont pas du tout verts 😦

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