Essai sur le climat…

… ou L’humanité en péril, le dernier titre de Frédérique Audoin-Rouzeau, plus connue pour les aventures du commissaire Adamsberg dans ses romans policiers écrits sous le nom de plume Fred Vargas,  sort demain chez les libraires, et, croyez-moi, ça fait froid dans le dos…

… la disparition des dinosaures nous a passionnés, par contre l’extermination inexorable des espèces provoquée par nos activités liées à notre société de consommation nous laisse indifférents, mais qui se penchera sur notre propre disparition ???

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La Mère des Lépreux

Il en existe plusieurs 😉

Wanda Błeńska, née à Poznań, en Pologne, le 30 octobre 1911, et décédée au même endroit, à l’âge de 103 ans, le 27 novembre 2014 était diplômée de la faculté de médecine de l’Université de Poznań depuis 1934.

Après avoir participé aux activités des cercles de missionnaires universitaires et un passage obligé dans l’armée de l’intérieur où elle avait atteint le grade de lieutenant, elle se fixa à Hanovre en 1946 où elle suivit le cours de médecine tropicale avant de partir à l’Université de Liverpool pour y parfaire sa formation lors d’un troisième cycle à l’Institut de médecine tropicale et d’hygiène.

De 1951 à 1993, elle avait réussi à transformer un petit établissement géré par les franciscains irlandais, à Bulub-Nyenga près du lac Victoria, en Ouganda, en un centre de traitement de la lèpre de renommée internationale, connu sous le nom d’hôpital Buluba.  Elle y avait assuré la formation des médecins et organisé des cours pour les aidants naturels des lépreux.

En 1993, elle était retournée dans sa ville natale, en Pologne s’y consacrant à l’éducation. Elle avait reçu en 2011, des mains du président polonais Bronisław Komorowski, l’Ordre Polonia Restituta.

On peut aussi signaler, dans le même domaine, l’excellent travail de Ruth Pfau, médecin et religieuse catholique allemande, née le 9 septembre 1929 à Leipzig et morte le 10 août 2017 à Karachi au Pakistan.

Ne pas oublier non plus, Mère Teresa (Skopje, 26 août 1910 – Calcutta, 5 septembre 1997) en Inde, la pionnière Marianne Cope (Heppenheim, 23 janvier 1838 – Molokai, 9 septembre 1918) à Hawaii, ou encore Camille Coffre dite Roro du Lamentin (4 juillet 1912 – 6 mars 2013) infirmière à la Martinique.

Paris brûle-t-il ?

Le titre du film de René Clément sorti en France le 26 octobre 1966 pour accompagner les terribles images de la toiture du monument le plus emblématique de la capitale, témoin de plus de 700 ans d’histoire (petite ou grande), entièrement ravagée, flèche effondrée, par les flammes d’un gigantesque incendie que l’on espère accidentel…

NDParis2019

Voir la suite de l’article dans la => Gazeta Wyborcza.

Comme il est prévu que les spécialistes de l’information fassent le tour des unes de la presse étrangère et que l’on oubliera sûrement, comme trop souvent, la Pologne, je prends les devants et peux vous certifier qu’ils ont titré très rapidement puisque leur publication s’affiche à 19h13, soit même pas un quart d’heure après que l’information de la radio nationale ne soit arrivée dans ma campagne.

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Du temps de sa splendeur 😦

Avril-mai 1940

Le 5 mars 1940, un document officiel signé Lavrenti Beria, demandait à Joseph Staline l’autorisation d’exécuter (une balle dans la nuque puis fosse commune) dans la forêt de Katyn, quelques 4 404 officiers polonais, prisonniers de guerre retenus au camp de Kozielsk, une goutte d’eau sachant qu’environ 250 000 soldats polonais, dont 10 000 officiers, furent faits prisonniers par les Soviétiques…

bouton

Tylko guziki nieugięte
przetrwały śmierć świadkowie zbrodni
z głębin wychodzą na powierzchnię
jedyny pomnik na ich grobie
są aby świadczyć Bóg policzy
i ulituje się nad nimi
lecz jak zmartwychwstać mają ciałem
kiedy są lepką cząstka ziemi
przeleciał ptak przepływa obłok
upada liść kiełkuje ślaz
i cisza jest na wysokościach
i dymi mgłą smoleński las
tylko guziki nieugięte
potężny głos zamilkłych chórów
tylko guziki nieugięte
guziki z płaszczy i mundurów

Guziki (les boutons des uniformes qui ont fait soupçonner la tragédie) poème de Zbigniew Herbert, mis en musique par Przemysław Gintrowski (âmes sensibles, attention aux images d’archives de la vidéo).

Plus supportable, la liste de 650 noms identifiés à Katyn, honorés par Jacek Marcin Kaczmarski…

Ciśnie się do światła niby warstwy skóry,
tłok patrzących twarzy spod ruszonej darni
Spoglądają jedna zza drugiej do góry
ale nie ma ruin, to nie gród wymarły.

Raz odkryte krzyczą zatęchłymi usty
lecą sobie przez ręce wypróchniałe w środku
W rów co nigdy więcej nie będzie już pusty
ale nie ma krzyży, to nie groby przodków

Sprzączki i guziki z orzełkiem ze rdzy
po miskach czerepów robaków gonitwy
Zgniłe zdjęcia pamiątki mapy miast i wsi
ale nie ma broni, to nie pole bitwy

Może wszyscy byli na to samo chorzy
te same nad karkiem okrągłe urazy
Przez które do ziemi dar odpłynął Boży
ale nie ma znaków, że to grób zarazy

Jeszcze rosną drzewa które to widziały
jeszcze ziemia pamięta kształt buta, smak krwi
Niebo zna język w którym komendy padały
nim padły wystrzały którymi wciąż brzmi

Ale to świadkowie żywi więc stronniczy
zresztą by ich słuchać trzeba wejść do zony
Na milczenie tych świadków może Pan ich liczyć
Pan powietrza i ziemi i drzew uwięzionych

Oto świat bez śmierci, świat śmierci bez mordu
świat mordu bez rozkazu, rozkazu bez głosu
świat głosu bez ciała i ciała bez Boga
świat Boga bez imienia, imienia bez losu

Jest tylko jedna taka świata strona
gdzie coś, co nie istnieje wciąż o pomstę woła
gdzie już śmiechem nawet mogiła nie czczona
dół nieominięty dla orła sokoła.

« o pewnym brzasku
w katyńskim lasku
strzelali do nas Sowieci… »