Paradoxe

L’Arkan était la danse d’initiation pour les jeunes hommes de la minorité ruthène houtsoule de l’ancienne Galicie, le rite de passage des garçons de douze ans qui entraient alors dans le monde masculin des guerriers et recevaient, après son exécution, le droit d’arborer la large ceinture traditionnelle et d’y glisser le bartka, la petite hache à long manche typique des montagnards.

Mais… plus je regarde cette danse (d’autres versions –celle de Halychyna– intègrent du chant masculin), interprétée en 1998 par l’ensemble de danse ukrainien Syzokryli, plus je lui trouve un air gracieux, presque féminin, puisque les pas sont généralement, pour la plupart d’entre eux, repris face au public et avec un tantinet plus de grâce, par les danseuses des ensembles folkloriques alors que les danseurs y sont plus dans la démonstration bondissante et virile… curieux n’est-il pas ?