Devoir de mémoire

Pour les 75 ans, ce jour, de la libération des survivants et de la fermeture du sinistre camp d’Auschwitz, voici le témoignage de Ginette Kolinka (la mère de Richard, batteur du groupe Téléphone) un exemple en 2 parties, présenté par France Culture dans l’émission Une histoire particulière, un récit, parmi tant d’autres…

… la => seconde partie du témoignage.

Ce que l’on ignore le plus souvent… quand on connaît le rôle de ce camp dans la politique d’extermination massive perpétrée par les nazis, c’est, qu’au début de la guerre, il était le centre de triage des jeunes Polonais raflés, sans aucune raison valable sinon celle d’avoir été là au mauvais moment, dans les rues et les campagnes.

Ils y étaient rassemblés, de façon musclée, avant de connaître leur affectation dans les fermes et usines en Allemagne, dans le cadre du travail obligatoire, pour remplacer la main d’œuvre partie prendre les armes.

À la fin de la guerre, ceux qui ont eu l’idée saugrenue de rentrer retrouver leur famille, ont été emprisonnés dès leur arrivée, pour désertion, collusion avec l’ennemi, par les autorités communistes qui ont contrôlé le pays sous tutelle russe, jusqu’à l’époque du général Jaruzelski, et envoyés bien souvent en Sibérie.

D’autres, plus réfléchis, ont choisi de ne plus revoir leur famille… et pris le difficile chemin de l’exil…

 

4 réflexions sur “Devoir de mémoire

    1. Pour savoir comment fonctionnaient les nazis, il faut lire le controversé livre « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell… tu comprendras alors le pourquoi et le comment de l’état sanitaire des prisonniers qu’il a dû y voir… il n’y avait pas trop de grains de sable pour enrayer la machine à broyer 😦
      Ces photos sont de 2009, c’est mon jeune frère qui les a prises, il est sorti très vite de là et a caché ses larmes à sa fille… on avait évité l’endroit en 2006 parce que je savais ne pas pouvoir le faire (je n’avais pas supporté Yad Vashem et avais quitté mon groupe pour aller regarder les arbres, un arbre pour une victime…)

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  1. Jeandelachauvinière

    Jamais mon père ne m’a parlé de ces camps de destruction humaine il a vu en tant que petit libérateur(homme de troupe) un sujet qui l’a beaucoup marqué il parlait de ses faîts de guerre de son évasion à la nage en traversant le Rhin la nuit vêtu d’un sac de pommes de terre en guise de chemise et short puis regardait par terre en pleurant devant nous .

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    1. Personne n’en parlait, j’ai rencontré dans les années 80 un rescapé d’Auschwitz, sa famille ignorait tout, j’étais la première à qui il en parlait…
      Mon père ne m’a (j’étais l’aînée) jamais dit qu’il y était passé, on savait seulement qu’il avait été raflé avec un de ses frères et qu’ils avaient été envoyés en Allemagne, je n’ai jamais su où, s’il avait vécu plus longtemps j’aurais sûrement posé des questions dont je n’aurai jamais les réponses.
      Par contre à la maison, hors de question de gaspiller de la nourriture, il m’avait dit une fois que le chien de la ferme était mieux nourri que lui…

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