Bouteilles d’eau chaude…

Alors qu’en ce 1er septembre je venais d’inaugurer un nouveau carnet pour continuer à noter les numéros d’arnaqueurs potentiels qui ne laissent pas de message sur mon répondeur (si, si, ce passe-temps est très instructif, vous pensiez qu’il n’y avait que 4 opérateurs téléphoniques sur le territoire ? Et bien non, rien qu’en France il y en aurait près de 1800 -selon recherche-inverse– qui se fournissent en numéros -par tranches de 10 000- auprès de l’Arcep, et quelques autres basés à l’étranger chez qui sont abonnés d’autres faux artisans mais vrais voyous qui vous appellent quotidiennement !), j’ai soudain eu l’idée saugrenue de m’inscrire sur le service gouvernemental Bloctel pour que mon numéro figure sur une liste d’opposés au démarchage téléphonique, et à la lecture des conditions d’utilisation du site, le terme « déni de service » m’a posé problème et… une recherche m’a envoyée sur Libanews (où la Banque du Liban et l’Electricité du Liban en ont été victimes en juin dernier).

Vous savez comme je suis curieuse, et comme La Dépêche du midi ne me suffit pas (je connais presque toutes ses faiblesses), j’ai donc lu les titres.

J’ai donc appris qu’il y a pénurie de farine, les minotiers ne pouvant plus faire tourner leurs moulins avec des groupes électrogènes fonctionnant au fioul avec des produits pétroliers dont les importations sont en baisse de 24% et des prix qui flambent à la hausse de 66%, tandis que le gouvernement met en place des mesures pour combattre le marché noir du pain et la contrebande de farine… tout cela dans ce qui fut la « Suisse du Proche-Orient », c’est profondément choquant !

Mais la (mauvaise) nouvelle qui m’intrigue le plus est celle-ci (lue aussi => ici, sans plus d’explications) :

Dans notre société privilégiée, pouvons-nous imaginer un quelconque commerce de bouteilles d’eau chaude ? Même en sachant que la fourniture d’électricité est, au Liban aléatoire et le fioul très rare (quand le camion-citerne n’explose pas, comme dans le Akkar)… je ne peux le concevoir, et pourtant cela existerait. Selon une troisième source, ce serait le chauffe-eau de l’usine Chami qui aurait explosé (j’ai trouvé dans un annuaire une société Al Shami qui affiche « industrie de machines et appareils électriques »)

J’ai le souvenir d’un voyage dans la région où l’eau chaude sanitaire était solaire, un système innovant et ingénieux, chaque toit avait son bidon métallique rempli d’eau. J’ignore d’ailleurs combien de temps il est resté en service parce que cible trop facile pour tout possesseur d’une arme à feu, mais n’avais jamais, à ce jour, entendu parler de bouteille d’eau chaude (une erreur de traduction peut-être ?). Quelle misère !