L’effet papillon…

C’était en 2012, j’avais eu l’idée saugrenue de vouloir cultiver du chou-brocoli dans mon micro-jardin en me disant que pendant que j’allais travailler, les piérides de passage ignoreraient mes plantations : après tout, les surfaces cultivées dans le village sont rares alors à quoi bon y voleter quand on a tout ce qui convient dans la plaine ?

Que nenni, la preuve par l’image d’une ponte !

J’étais bien présente à cet instant, mais je n’ai pas vu toutes les dames-papillon du coin (et des environs) à l’œuvre, puis ce fut l’invasion de chenilles, plutôt dévastatrice, dont certaines furent parasitées (ce n’était pas beau à voir) tandis que d’autres ont réussi à perpétuer l’espèce (qui n’est, à moins d’une catastrophe naturelle, absolument pas en danger immédiat d’extinction), je n’ai pas mangé un seul brocoli du jardin en entier et n’ai plus jamais planté un chou depuis (sauf une bouture de chou kale l’an dernier, qui a vécu sans avoir été repéré), l’expérience m’ayant servi de leçon…

J’ai cessé de surveiller les piérides de passage, me croyant naïvement à l’abri, mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir hier matin cet adorable spectacle qui conforte le dicton : « faute de grives, on mange des merles », ce qui se traduit en langage-papillon : « à défaut de chou, de la capucine ce n’est pas trop mal non plus » !

Velues et tachetées, ce sont des chenilles de piéride du chou et de la capucine (papillon diurne), la chenille verte sans poils, une arpenteuse et futur papillon nocturne, a dû se sentir en minorité. Quand le soleil a pointé entre les nuages et après dissipation des brumes matinales de la vallée, tout ce beau monde a disparu sous les feuilles !

Pour l’an prochain, mes jolies capucines (bien vigoureuses grâce à un été passablement arrosé) n’ayant jamais attiré aucun des pucerons du jardin… qui, eux, préfèrent mes haricots, seront certainement limitées à un unique pied, juste pour mes besoins culinaires en fleurs et feuilles 😉