50 ans après…

(Source de l’image : La Dépêche du Midi)

Ne m’y cherchez pas, je n’y étais pas, ma virée dans le nord du département s’est faite, indépendamment de ma volonté, 15 jours plus tard, et, si j’avais bien pensé, le samedi en question, à cette réunion des anciens de la promotion, j’ai quand même totalement zappé l’article du journal lors de mon survol quotidien des titres de l’actualité lotoise. 😉

Il est vrai aussi, que mes pèlerinages sur les lieux du passé se font, chez moi, en comité restreint et, que si les contacts avec mes ex-camarades de classe avaient cessé dès ma deuxième année en enseignement supérieur (nous n’étions que 2 de la même Terminale à Toulouse, pas dans la même faculté, ni la même cité universitaire), je reste étonnamment fidèle aux endroits où j’ai vécu, que j’aie aimé, ou pas, le séjour, alors que la mémoire des noms et visages me fait entièrement défaut dès que la page est tournée.

Pour ma défense, lorsque, enfant d’à peine 10 ans, j’étais arrivée dans le Lot, pour ma dernière année de primaire, je savais déjà, par expérience, que nous en repartirions quelques années plus tard (je n’avais pas prévu un accident de la vie qui nous a fait y émettre quelques maigres racines), en laissant les amis derrière nous, et que les départs étaient des déchirements. Je m’étais donc préventivement auto-conditionnée pour ne plus m’attacher aux personnes que j’allais côtoyer, précaution (handicapante certes, mais au final salutaire) qui m’a été utile tout au long de mon existence faite de cartons et de multiples déménagements, et oui, la bougeotte en mode de vie dès le berceau, cela ne vous quitte jamais vraiment ! 🙂

Aux dernières nouvelles, ils voudraient reconduire cette journée festive au printemps prochain, si Dieu nous prête vie ! 😉