Chez Suzanne

Elle fut, en son temps, une maîtresse-femme, chez qui des générations de jardiniers allaient, à la saison, faire provision de plants, préparés par Jeannot, son mari, pour les potagers familiaux, laissant les bouquets aux citadins, devenue célébrité locale grâce à son étal fleuri, toujours bien achalandé, au bas d’une magnifique maison moyenâgeuse en bordure de la place du Mercadial, depuis à la mode grâce aux activités de la Maison des Consuls, puis mondiale grâce aux photographes professionnels dont les clichés (les premiers étaient en noir et blanc, c’est dire si la boutique était ancienne) sont passés cartes postales voyageuses ! 😉

(La carte postale de ma collection)

Il me semblait avoir écrit un billet sur le jeune fleuriste repreneur de l’enseigne, après de longues années sans fleurs, à qui j’avais envoyé un message d’encouragement avec une carte postale d’époque (dont il n’avait jamais accusé réception), quelle n’a pas été ma déception de voir qu’en 2021 il n’y a aucune trace des espoirs suscités par l’article paru dans La Dépêche lors de l’ouverture, et que, même l’enseigne, encore en place à sa reprise (bâtiment classé), de ses illustres prédécesseurs avait disparu, tout comme la sienne L’empoté, fleuriste

Puisque ce billet est passablement passéiste, nous finirons en musique avec la Suzanne de L. Cohen qui s’impose tout naturellement ! 😉