A quoi tient le bonheur ?

C’est à partir de la dernière chanson d’un vieux billet de ce blog que je suis arrivée (merci à l’algorithme de YT), à cette soirée privée à Khabarovsk (à l’extrême orient de l’ex-empire soviétique, sur le fleuve Amour, au-dessus de Vladivostok et face à l’île de Sakhaline), où Nadezhda Ignatievna Shiryaeva s’adonne, avec ses amis, aux joies de la tchastouchka, un type de poésie traditionnelle russe chantée, sur fond de garmon, d’accordéon ou de balalaïka, dans une minuscule pièce à vivre…

Quelques amis, une table entourée de chaises, à boire et à manger, un certain talent à jouer d’un instrument et à tourner en dérision les difficultés du quotidien ou l’inertie des politiques, un soupçon de grivoiserie pour faire passer le tout, seraient-ils les secrets du bonheur quand on ne vit pas à 2 dans un 300m² ? D’ailleurs, s’ils en avaient la possibilité (une pièce par personne, à l’époque du collectivisme, devait être leur rêve le plus fou) ne s’y sentiraient-ils pas un peu perdus ?