Variations autour du bouleau…

Quelqu’un entre régulièrement sur ce blog par le billet Enfermement… consacré à trois grandes chansons russes sur le thème de la prison et qui se termine par une version bouriate d’un autre grand classique, plus romantique, intitulé Bouleau blanc, qui peut nous emporter dans l’immensité de l’imaginaire slave, aussi je tournerai aujourd’hui, musicalement, autour de cet arbre emblématique (chanté par deux Ukrainiens) que les citoyens russes, hors de leurs frontières, sont très étonnés de trouver ailleurs que chez eux !

Voici l’interprétation, grand spectacle pour l’émission « Conte d’hiver pour adultes », (avec les paroles, sous la vidéo sur YT) d’Alekandr Dyumin

J’avoue, j’aime l’élégance du bouleau, mais n’irai pas enlacer celui de la commune, il est bien trop visible sur sa place pour être étreint sans s’exposer à la curiosité d’autrui, j’aime aussi l’amertume dépurative du jus de bouleau (à base de ses feuilles), la douceur revitalisante de la sève de bouleau au printemps (même si je sais que son prélèvement signe la mort de l’arbre) et mes matriochkas qui ne sont pas russes mais ont été adoptées, fin des années 1890, quand Savva Mamontov (industriel et mécène) rapporta du Japon une série des sept Divinités du Bonheur, qui fut ensuite transformée en joyeuse paysanne (contenant toute sa progéniture) russe par Sergueï Malioutine (peintre) et Vassili Zviozdotchkine (qui en a sculpté le modèle) sur le domaine Abramtsevo de l’industriel, avant de devenir les incontournables objets pour touristes ou nostalgiques qui ont contribué à alimenter les caisses de l’état.

On continuera notre exploration de la forêt avec l’interprétation plus pop de Viktor Petlyura

… et enfin celle, avec des images d’arbres, d’Andreï Kartavtsev, né à Omsk en Russie (je commençais à désespérer !)

J’aime aussi mon billot destiné à faire mon petit bricolage dont des pointes à quatre faces aux futurs piquets du plessis de mes rêves au jardin ! 😉

La jeune génération représentée par le duo mixte Bahh Tee & Turken, préfère signer et appeler sa composition (dans un registre beaucoup plus actuel et même carrément urbain) Vent et bouleau

La seule voix féminine en solitaire (inconnue, je crois avoir d’ailleurs déjà essayé, sans succès, de lever le mystère) à célébrer le bouleau (Il y avait un bouleau dans le champ) le fera dans le mode folklorique, sur fond de balalaïka, et plutôt destiné à un jeune public…

Dernière tribulation du jour sur le sujet, attention !… c’est en effet, un concentré de clichés qu’il vous faudra recevoir avec beaucoup d’humour, extrait d’une série russe où le personnage principal, tenu par Sergeï Bezroukov, chante Bouleaux du groupe Lyube (spécialiste des chants patriotiques, qui aurait un très grand fan à la tête de l’état), célèbre pour sa chanson Pourquoi les bouleaux bruissent-ils si fort en Russie ? ! 😉

C’était cadeau ! ♥