Projet 52-2022 / 17- Raconter

C’est l’histoire de… passer le temps, et à autre chose qu’à me plaindre (d’une situation que je ne peux changer), qui est donc à l’origine de ma soudaine apparition, en début d’année, parmi certains des joueurs compulsifs de la blogosphère et me vaut de vous retrouver tous les samedis pour illustrer le thème choisi par Ma’ du blog Du côté de chez Ma’ dont voici la liste.

Raconter, une histoire serait une solution, mais laquelle ? La mienne, elle est entre les lignes de mes coups de grisou, mais je ne suis pas là pour uniquement cela, la vie n’est tendre pour personne et chacun essaie de faire face selon ses possibilités et sa force de caractère.

Je pourrais vous raconter des salades, mais… je ne crois pas avoir de photographie exploitable des deux seules laitues rougette de Montpellier (sur 12 plantées) qui ont survécu à l’hiver, à l’attaque en règle des baveux et aux griffes du chat… alors voici ma dernière option ! 😉

Vous allez dire, un artichaut, mais pourquoi en faire tout une histoire ? En fait c’est bien ce qui était prévu, et même mieux, artichaut violet de Provence, parce que le gros artichaut camus de Bretagne ou le vert de Laon auraient eu un peu de mal à vivre dans mon jardin… Sauf que, plantation réussie, les fleurs n’ont jamais viré au violet et qu’il en faut 3 dans l’assiette (et le bras long pour les cueillir) pour avoir l’impression d’avoir mangé quelque chose, bref, du violet de Provence, je n’ai eu que l’étiquette sur le godet ! Et, après une longue enquête minutieuse et approfondie, c’est un magnifique spécimen de Cynara cardunculus (aux feuilles du bas régulièrement compissées par le matou pour lui donner plus de goût), le cardon blanc inerme, un cousin de l’artichaut, dont on mange les côtes (après les avoir fait blanchir sur pied un mois sous film noir pour en adoucir l’amertume), en gratin à la moelle pour Noël !

Recette : Le gratin de cardons de Marie-Christine – Les carnets de Julie – Les légumes d’hiver

Si vous avez envie d’entendre les histoires des autres participants au challenge, il faudra suivre leurs liens postés dans les commentaires du billet de Ma’ du jour, bon samedi à vous ! ♥

Appeler un chat, un chat

S’il y a bien quelqu’un qui n’avait pas peur d’appeler les choses par leur nom, c’était bien lui, Arnold Charles Ernest Hintjens, dit Arno, le chanteur belge le plus célèbre après Adamo et Stromae (et quelques autres aussi cela va sans dire), subtil mélange de Tom Waits et de feu Alain Bashung, qui me fait parfois un peu penser à Renaud. Il s’est éteint à Bruxelles samedi dernier.

Arno – Les Yeux De Ma Mère (live op FM Brussel)

La chaîne RTBF lui rend un hommage très bien fait => ici, pour les plus curieux d’entre vous… et merci à l’algorithme de YT qui me l’a subtilement suggéré alors que je faisais une recherche sur Farrah El Dibany, de l’Opéra de Paris, et m’a donc fait savoir qu’après un long et courageux combat, la maladie avait malheureusement gagné ! 😦

Argentiques : Les Carrés (1)

Non, il ne s’agit pas de quelques grammes de soie autour de 400€ pour le format 90 x 90 cm d’une marque mondialement connue, mais de simples bouts de bois (72 x 72 cm) constituant La Longue Marche de l’exposition Lucien Bénière de 2001, dans les jardins du Sénat, déjà évoquée avec La Grande Murale, événement donné comme une suggestion d’utilisation des essences tombées lors du passage des tempêtes Lothar et Martin, sur la France, fin décembre 1999…

Parmi les bois utilisés : aulne glutineux, rhus, sipo, hêtre, wengé, chêne, banksia, noyer, olivier, zébrano, genévrier cade, merisier, if commun, acajou, frêne, cœur dehors, sapin et bien d’autres encore ! 😉

(À suivre…)

Modernizacja

L’avant-garde des groupes folkloriques polonais, j’ai nommé l’Orkiestra św. Mikołaja de Lublin (je sais, St Nicolas pour nom de groupe cela fait un peu Noël et nous sommes après Pâques), a osé moderniser de très vieilles chansons populaires et cela donne ceci, extrait du CD de 2016 Mody i kody :

Saint Nicholas Orchestra – Orkiestra św. Mikołaja – « Przyśpiewki Lubelskie »

Intituler ce morceau « Chansons de Lublin », je n’aurais pas osé, car qui peut dire avec certitude que Gęsi za wodą, kaczki za wodą (ou Czerwone jabłuszko) dont j’avais déjà parlé il y a dix ans, avec ses multiples variantes, soit bien originaire d’ici plutôt que de là… à la mode de Lublin me plairait d’avantage, mais je trouve le résultat, ainsi que la démarche, très heureux !

Et puis, « Peace » clairement affiché, c’est trop classe ! 😉

Plus bas dans le pays, à Łużna (poviat de Gorlice), sous l’égide du Centre culturel communal Gminny Ośrodek Kultury w Łużnej et avec l’aide du Centre culturel SOKÓŁ Małopolska de Nowy Sącz, on regardait vers le passé le temps d’un weekend consacré aux us et coutumes (ainsi qu’aux costumes) d’un temps révolu, presque en voie de disparition…

Copie d’écran : XIII Małopolskiego Konkurs Obrzędów, Obyczajów i Zwyczajów Ludowych „POGÓRZAŃSKIE GODY”

C’est un bel exemple d’artisanat d’art qui illustrait l’affiche de la manifestation avec une pièce de dentelle aux fuseaux, réalisée en fil continu et non selon la technique des fils coupés, bravo à la dentellière ! 😉

Bécassine en visite chez l’ours

Ma cousine, celle qui n’est pas bretonne, avait l’humeur aventureuse de très bonne heure ce matin…

Source de la copie d’écran : Karukaamera

À peine avais-je fini de poster mon image sur le forum après l’avoir hébergée et vérifié la réponse l’identifiant comme Gallinago gallinago (ou Common snipe), que l’ours qui avait cassé la porte du magasin quelques heures plus tôt (la vidéo de l’action est => ici !) revenait au pot de miel entamé avec sa petite cuillère… pour une bonne journée de sommeil, il vaut mieux avoir l’estomac plein ! 😉

Pour qui voudrait assister (beaucoup plus tôt le matin du même jour) au concert gratuit des loups, c’est => par là ! 😉

Source des copies d’écran : Karukaamera

Belle journée à vous ! ♥

Son chant du monde…

Vous savez tous que j’aime beaucoup Jean Lurçat (Vieux documentaire en anglais sur la tapisserie et Jean Lurcat), mais, le jour où j’ai visité l’ancien hôpital Saint-Jean à Angers, où sont exposées les dix pièces de tapisseries réalisées entre 1957 et 1965 qui forment le Chant du Monde, je n’ai pas fait une seule photo, parce que l’éclairage n’était pas bon (j’étais simplement passée à la boutique pour garder une trace de cette visite) et le flash interdit…

Voici quelques explications (en anglais) sur cette œuvre, toujours d’actualité plus de cinquante ans plus tard…

Le Chant du Monde by Jean Lurcat – The Song of the World – by Jean Lurcat.avi

Composée, en son temps, comme la version modernisée de la Tenture de l’Apocalypse (selon St Jean, dite d’Angers et conservée au château en bordure de la Maine), tissée au XIVe siècle (et dont des fragments ont été retrouvés et inventoriés à Paris, en avril 2020 lors du premier confinement covid-19), je ne peux m’empêcher de penser qu’un lendemain qui ne chante pas vraiment (et que je me promets de ne pas trop commenter) mais est raisonnablement moins pire, peut servir de très bonne occasion pour contempler les avertissements répétés contre les méfaits de notre folie émis par nos prédécesseurs sur cette terre…

Pour qui voudrait feuilleter l’ouvrage imagé de Gérard Denizeau consacré au Chant du Monde, c’est => par ici.

Histoire de la tapisserie de l’Apocalypse

En un mot, si, par le plus grand des hasards, vos pas vous mènent en Anjou, prenez le temps d’y bien vivre, sa capitale mérite certes que l’on s’y arrête, mais vous y trouverez aussi bien d’autres pépites pas très bien cachées ! 😉

Musée Jean-Lurçat à Angers

Bonne semaine à vous, nous restons en Europe, nous pouvons encore continuer à mâcher du chewing-gum et n’avons pas besoin (pour l’instant) d’apprendre le russe ! ♥