Supercentenaire…

Il est des familles où les individus, malgré une vie quasi saine et en l’absence de conduite à risque, meurent jeunes, et d’autres où l’on devient centenaire… mais je ne comprends pas quel serait l’intérêt à vouloir dépasser les 110 ans et postuler ainsi un titre de doyen si l’on doit être dépendant d’autrui pour les gestes intimes de son quotidien ?

Gégé, doyen de 64 printemps, je n’avais pas l’honneur de le connaître, la capitale départementale ne me voyant que de plus en plus rarement arpenter ses trottoirs, mais il semblerait bien que les abris qu’ils offrent à ceux qui vivent régulièrement sans toit au-dessus de leur tête abrègent considérablement leur espérance de vie, à moins que ce ne soient toutes les cochonneries que l’on met dans le picrate ?

Trente ans dans la rue, cela signifie qu’un cumul de galères, à l’âge d’encore tous les espoirs, l’a conduit à cette situation extrême… alors même, qu’à l’époque, notre société de consommation tournait à plein régime, et que, pour qui voulait se donner la peine de se lever le matin, des revenus fixes étaient assurés, certes sans les ors du palais, mais sont-ils réellement nécessaires ?

Bonne semaine à vous ! ♥