Supercentenaire…

Il est des familles où les individus, malgré une vie quasi saine et en l’absence de conduite à risque, meurent jeunes, et d’autres où l’on devient centenaire… mais je ne comprends pas quel serait l’intérêt à vouloir dépasser les 110 ans et postuler ainsi un titre de doyen si l’on doit être dépendant d’autrui pour les gestes intimes de son quotidien ?

Gégé, doyen de 64 printemps, je n’avais pas l’honneur de le connaître, la capitale départementale ne me voyant que de plus en plus rarement arpenter ses trottoirs, mais il semblerait bien que les abris qu’ils offrent à ceux qui vivent régulièrement sans toit au-dessus de leur tête abrègent considérablement leur espérance de vie, à moins que ce ne soient toutes les cochonneries que l’on met dans le picrate ?

Trente ans dans la rue, cela signifie qu’un cumul de galères, à l’âge d’encore tous les espoirs, l’a conduit à cette situation extrême… alors même, qu’à l’époque, notre société de consommation tournait à plein régime, et que, pour qui voulait se donner la peine de se lever le matin, des revenus fixes étaient assurés, certes sans les ors du palais, mais sont-ils réellement nécessaires ?

Bonne semaine à vous ! ♥

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4 réflexions sur “Supercentenaire…

  1. Il y a 30 ans, il avait 34 ans, j’ai bien compris? Et à cette époque il n’y avait pas autant de chômage que maintenant. Qu’est-ce qu’il avait comme problème?

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    1. Je n’en sais strictement rien, je ne suis pas cadurcienne et ne le connaissais pas, ni de près, ni de loin… la mairie de Cahors a affrété un bus spécial pour ses compagnons de galère.
      => https://www.ladepeche.fr/2022/06/03/lot-un-bus-special-affrete-pour-les-obseques-de-gerard-garguet-alias-gege-ce-samedi-a-cahors-10337040.php
      Le parcours classique des hommes à la rue c’est la perte de son emploi, une déprime, l’alcool, suivi d’un divorce et de la perte de son toit… mais ce peut aussi être une prise de conscience trop aiguë du fait que nos élites se servent à fond du système pour écraser tous les individus avec les fausses illusions distillées par la société de consommation dont on nous a soigneusement abreuvés, il y a des gens très bien qui vivent sur les trottoirs…

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  2. Il y a aussi des gens qui vivent dans la rue parce qu’ils ont une pathologie (souvent une maladie psychologique) qui ne nécessite pas l’hospitalisation, mais qui les rend inaptes au travail, ainsi lorsqu’ils perdent leur soutien familial ils se retrouvent à la rue et démunis.

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