La petite musique (des fuseaux) en automne

Victime collatérale de la pandémie Covid-19, le Grand Couvige International de dentelle et broderie 2021 du Puy-en-Velay, qui se tient habituellement le premier week-end d’octobre a été annulé, et il n’y a eu seulement que 2 inscriptions aux Victoires de la dentelle.

(Source de l’image : La Dentelle du Puy.com)

Le départ de l’âme du CEDF, Madame M. Fouriscot, en 2020, a peut-être aussi un peu plombé l’organisation, tout comme le décès (fin 2019) de sa rivale Madame O. Arpin de Brioude.

En Pologne, le XXII Międzynarodowy Festiwal Koronki Klockowej w Bobowej s’est bien tenu début septembre, avec la participation, en plus des dentellières locales et polonaises de participant(e)s de Bulgarie, Croatie, République tchèque, Pays-Bas, Slovaquie et Hongrie. Quelques images de cette sympathique manifestation d’un art populaire :

J’ai toujours dit que j’irai, un jour… mais cela restera sûrement un vœu pieu, il est très difficile de mettre un animal de compagnie exclusif en pension le temps d’un voyage 😉

Alexandre & Aristote

Un roi de Macédoine et un philosophe de l’Antiquité qui se sont fréquentés en leur temps, puisque le second fut le précepteur du premier, tel est le nom d’un nouveau site associatif (apolitique et à but non lucratif) destiné à nous donner, grâce au bon algorithme, d’excellents conseils de lecture sur mesure, pourquoi pas ?

Mais, dès la première page, j’ai fui en courant, car, pour bénéficier des conseils avisés de la très brillante Mme S. K. (proche conseillère de Mr E. Z., celui qui milite pour des prénoms bien français, à moins d’adopter mon pseudonyme je devrais en changer), associée dans l’aventure à Alexandre Galien, jeune fonctionnaire de police en disponibilité pour écrire et publier ses polars, il faut déjà donner une adresse-mail, et là, la paranoïaque qui sommeille en moi s’est immédiatement demandé dans quel fichier elle allait se retrouver (ainsi que le but final de la collecte d’adresses) et a aussitôt tourné les talons, se disant qu’elle continuerait à se fier (malgré l’excellente raison invoquée : recevoir les dernières actualités et des conseils de lecture), en matière de littérature, à son instinct ou à ses envies.

L’expérience vous tenterait-elle ? Le site affiche les vidéos des conseils de lecture d’Eric Naulleau, Aurélien Taché, de Gaspard Gantzer, Bertrand Périer et Hubert Védrine, et je serais très curieuse de connaître votre ressenti sur le principe ! 😉

Concentré d’histoires…

Les uns font fortune, les autres perdent tout, mais les bons le resteront même dans l’adversité alors que les méchants le seront encore plus dans le succès, et des frères s’entretueront pour une pépite, telle est la dure loi de la minisérie Into the West de Steven Spielberg, proposée au Replay par => Arte, attention, cela jusqu’au 20 septembre seulement.

Non spécialiste de l’histoire américaine, j’ai pourtant bien aimé la roue des destins croisés de Jacob Wheeler et d’Aimé par les bisons, entre 1825 et 1895, sur fond de migration vers la mythique Californie avec l’appropriation des terres amérindiennes et la résistance des tribus Lakotas, puis la ruée vers l’or, le métal qui rend fou, les massacres, ruses et mensonges, la construction du chemin de fer et souffert avec la politique d’assimilation culturelle.

Spectacle à gros budget datant de 2005, il faut saluer le réalisme des décors sous la houlette de Marek Dobrowolski, on pourrait s’imaginer dans sa propre conquête de l’ouest, avec mention spéciale pour les scènes avec les bisons, mais je noterai un petit bémol toutefois, pour un infime détail dans le dernier épisode de la version française, où l’on recherche George – Voix qui porte, jeune homme bien policé par l’éducation forcée, « parlant français » (Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, était bien aux côtés des insurgés américains lors de la guerre d’indépendance, mais au siècle précédent entre 1777 et 1783), cela sonne toujours bizarrement à mon oreille dans une série américaine, et ce, même après une nuit de sommeil ! 😉

Le moulin à vent

Amatrice de puzzles, avec un chat à la maison qui monopolise souvent la table, j’ai définitivement renoncé aux pièces qui peuvent s’égarer, et suis passée depuis longtemps à l’image dématérialisée en ligne.

Mon site préféré est TheJigsawPuzzles.com, que je fréquente régulièrement parce qu’ils ont une grande variété d’images classées par thèmes que l’on peut découper à son gré et avec le nombre de pièces qui nous convient, en fonction de la durée de la récréation que l’on a prévu de s’octroyer.

Après avoir testé les limites des thèmes qui m’intéressaient, et, pour ne pas toujours refaire les mêmes (la performance en matière de temps importe peu) j’ai finalement choisi de m’en remettre entièrement au hasard, avec la belle invention du puzzle mystère, régulièrement renouvelé toutes les 2h, et, si les résultats ne sont pas toujours intéressants, il arrive parfois que l’on ait de très belles surprises, comme cette photographie d’un tableau du peintre letton Uga Skulme, pour laquelle j’ai presque dû attendre les 10 dernières pièces à placer pour enfin identifier le moulin à vent alors que je croyais y voir un beau papier marbré pour atelier de reliure.

S’il vous tente, c’est => ici. 😉

Le gazon d’aquarium

On est très loin du poisson rouge qui tourne inlassablement en rond dans son bocal…

Cela fait rêver, et… si vous voulez modifier la jungle dans un bac déjà habité il est toujours possible de coller quelques plantes sur un joli caillou 😉

Mais bon, il faut savoir raison garder avant de penser à investir dans la télévision pour chat domestique, surtout si en vieillissant un peu plus chaque jour, vous réfléchissez à un possible futur déménagement dans une maison plus adaptée et sans étage !

Joindre l’utile à l’agréable

La doux bruit, toujours plaisant, de la fontaine associé à la culture des légumes en hydroponie et à l’aquarium… c’est presque un rêve très malin d’autosuffisance 😉

De belles idées certes, mais je ne suis pas certaine que les plantes aient les mêmes besoins en nutrition que les poissons, car au vu de leur taille ils ne sont ni décoratifs ni utilitaires (pour éventuellement éliminer les larves de moustiques) mais semblent destinés à la consommation et je ne suis pas du tout sûre d’aimer le poisson à l’engrais… il me manque le retour objectif sur l’expérience (comme le fait par exemple le génial spécialiste des réserves de poissons réalisées avec des boîtes de polystyrène récupérées et soigneusement transformées) ! Et vous qu’en pensez-vous ?

Bonne ou moins bonne nouvelle ?

Elle est parue dans La Dépêche ce matin :

Dit « l’Olympia » du Lot, aussi thé dansant et galerie d’art du temps des Delbos, le vertueux Casino (il n’a jamais obtenu sa licence pour les jeux d’argent) a vécu… il serait temps de passer à autre chose plutôt que d’avoir une bâtisse aux portes closes, mais… bar à tapas ?

L’évocation des heures de gloire du lieu par le maître de céans sur => France Musique le 5 janvier 2013.

La dernière fois où je l’ai vu, c’était en 2018, en flânant dans la ville après un pique-nique dans un jardin public au bord de la Bave, en attendant l’heure d’ouverture de l’exposition temporaire Dom Robert, un semeur de joie, aux Tours de Saint-Laurent qui dominent Saint-Céré.

Exposition (que j’avais présentée => ici) qui m’avait aussi permis de découvrir (cerise sur le gâteau) les sculptures de Rossane Timotheef, la seconde Madame Lurçat (la première fut Marthe Hennebert), totalement ignorées (les sculptures) par la dernière épouse Simone Selves qui les avait consignées dans une tour fermée au public, de revoir l’atelier-musée et ses changements entre l’ouverture au public de vivant de Mme Simone Lurçat et son devenir après son décès en 2009 (et la donation qui en avait été faite au Conseil général du Lot).

L’avenir nous le dira, bonne semaine à vous ! 😉

L’insulte

Pendant de très nombreuses années j’ai essayé de comprendre l’inextricable situation du Proche-Orient et ses multiples conflits interminables dont on pourrait juste penser que la seule cause serait la création officielle, le 14 mai 1948, de l’état d’Israël, mais, même si l’on remonte à quelques mois plus tôt, c’est-à-dire au vote par l’Organisation des Nations unies (ONU) du plan de partage de la Palestine du 29 novembre 1947, ce n’est pas non plus la date à retenir, pas plus que celle de la déclaration de Balfour, en 1917, établie par l’Angleterre, puissance colonisatrice à l’époque en Palestine, sur fond de démantèlement de l’empire ottoman, tout comme le Grand-Liban (est ses dix-sept communautés religieuses) était sous mandat français officiellement depuis le 1er septembre 1920, mais en pratique bien avant puisque la France de Napoléon III était déjà intervenue en 1860 pour mettre fin aux affrontements entre les Maronites et les Druzes. Je ne suis pas sûre non plus que remonter jusqu’à l’époque des Croisades nous éclairerait d’avantage, la situation géographique de cette voie de passage a certainement tout autant d’importance que l’histoire…

Pour en revenir au sujet du Liban, que l’on appelait la Suisse du Proche-Orient avant les 15 ans de guerre civile (commencée en 1975), on pourrait se limiter comme beaucoup et dire que la situation actuelle est la seule conséquence, sur le long terme, de la dispersion palestinienne après 1948 dans tous les pays arabes voisins, renforcée et entretenue par l’ingérence de quelques voisins via les milices, mais ce serait aussi se leurrer, elle est bien plus complexe que cela, rappelons-nous, en Europe, l’ex-Yougoslavie entre 1918 et 2006, une fondation artificielle regroupant 6 républiques n’ayant pas grand-chose en commun (si on avait laissé leurs peuples vivre leur vie ils se seraient ignorés avec civilité et n’en seraient sûrement pas arrivés au conflit armé), mais, les grandes puissances ont des armées et l’industrie qui les fournit est un facteur (et acteur, bien sûr) décisif dans leur économie, à cela s’ajoutent la fierté de chacun des belligérants et leur entêtement insensé.

C’est une réaction à chaud, un peu confuse certes (cela fait quelques années que mon idéalisme roupille dans ma campagne protégée où les querelles de clocher ne m’atteignent pas), mais, après ce long préambule, je tenais à vous recommander L’insulte, l’excellent film de Ziad Doueiri, qui montre comment la moindre petite étincelle peut facilement mettre le feu aux poudres, film que je viens de visionner en replay sur => Arte, il est disponible (et en français) jusqu’au 19 août.

Autres versions, en allemand, en VO sous-titrée en français, en plus des versions en ces 2 langues, pour malentendants et déficients visuels. Rifaat Torbey en Samir Geagea haranguant ses phalangistes n’est pas très ressemblant, il lui manque la petite moustache, et le portrait de Bachir Gemayel (l’éphémère président, assassiné 3 semaines après son élection), derrière lui, (que je n’ai pas reconnu, mais 1982, c’est bien loin), guère plus…