Geneviève

Connue pour avoir, en son temps (451), sauvé Paris des Huns d’Attila. Elle est devenue la patronne de la ville, ainsi que celle des gendarmes, et repose à deux pas du Panthéon et de la bibliothèque qui porte son nom, en l’église Saint-Étienne-du-Mont.

Je comprends, à quelques imprécisions, que l’on n’ait pas laissé l’équipe de cette dame filmer l’intérieur. Pour qui voudrait en faire la visite virtuelle, je suggère cette vidéo où les détails illustrent au mieux la splendeur de l’édifice. Un jour, peut-être, je chercherai les rares clichés argentiques que j’ai pu en faire, je dis bien rares, parce qu’une fois à l’intérieur j’oubliais généralement pour quelle raison j’étais venue.

Quelques dames portant ce prénom sont devenues célèbres, dont une Mme de avec un chapeau et parfois un langage qui jure un peu avec la classe dont elle se voudrait une digne représentante. 😉

E pur si muove !

Oui… Et pourtant elle tourne ! C’est ce que se serait dit, dans sa barbe, Galilée en 1633, après avoir renié publiquement sa théorie (selon laquelle la Terre tournait bien autour du Soleil, ce qu’elle continue à faire et qui confirmait alors la théorie de l’héliocentrisme étudiée deux siècles plus tôt par Nicolas Copernic) lors de son procès devant la toute puissante Inquisition.

Cette vision burlesque de Galileo Galilei par la Compagnia dell’Eliseo, n’est pas sans une certaine similitude avec l’étrange univers très médiatique des jumeaux Bogdanov (le reste de la fratrie semble plus discret) dont, compte tenu des lenteurs de l’histoire, et à l’heure où nous apprenons que Grichka n’a pas atteint l’un de leurs objectifs, à savoir : vivre 120 ans, je peux affirmer, presque sans l’ombre d’un doute, que nous ne vérifierons certainement pas la véracité de toutes leurs théories révolutionnaires (sur la fin du monde des Hommes) de notre vivant.

Respect à une famille dans la peine.

To ostatnia niedziela

Incontournable tube polonais d’avant la seconde guerre mondiale (en français : C’est le dernier dimanche), ce tango de 1935 a fait le tour du monde depuis, avec les paroles de Zenon Ludwig Friedwald, sur une musique de Jerzy Petersburski, interprété d’abord par Mieczysław Fogg. Il est aussi, en plus des reprises, utilisé parfois dans sa mouture originale au cinéma…

La dernière fois où j’ai entendu ce thème ? Voyons cela… c’est lui qui m’a réveillée (avec une furieuse envie de rire) lors d’une expérience irrésistiblement soporifique provoquée par le visionnage de la coquette coproduction franco-russe Raspoutine, signée en 2011 par Josée Dayan (en replay sur Arte jusqu’au 18 mars 2022), pour qui, mon profond respect se trouve désormais un poil écorné par cette erreur d’importance puisque Grigori Efimovitch Raspoutine qui a été assassiné le 17 décembre 1916 (les Romanov, eux, l’ont été dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, à Ekaterinbourg), soit 19 ans plus tôt, n’a jamais pu danser sur sa mélodie… J’ignore si Gérard Depardieu l’avait fait avant d’interpréter ce rôle.
Bien sûr, je n’ai pas étudié les autres musiques additionnelles. Elles me parlent beaucoup moins que celle-ci, qui fait partie des titres si mélancoliques qu’on les accuse d’avoir provoqué de nombreux suicides et que, pourtant, je fréquente sans souci de manière régulière depuis le début des années 80, la première du genre étant la hongroise Szomorú vasárnap (Sombre dimanche), du pianiste Rezső Seress sur des paroles de Jávor László, sortie en 1933 (et déjà évoquée ici, qui fut aussi interprétée par Mieczysław Fogg en 1936 sous le titre Smutna niedziela, attention, ça gratte un peu) qui, elle aussi a fait plusieurs fois le tour du monde. 😉

Ne vous laissez pas gagner par la mélancolie, c’est bien le dernier dimanche grisailleux, pour ne pas dire carrément pluvieux, de 2021 (que l’on peut oublier avec le Live d’Amor de 2004 au Grand Rex de Cesaria Evora), mais… Noël est passé, et, bonne nouvelle, les jours rallongent ! 😉

Calligraphie

Très belle vidéo didactique de Serge Mascret consacrée à la calligraphie de Hassan Massoudy dont j’ai, depuis toujours, bien aimé l’élégance du trait, la palette des couleurs et l’éclectisme des citations utilisées.

J’avais lu, en son temps, le livre de Sir Wilfred Thesiger : Les Arabes des marais (Tigre et Euphrate) paru chez Plon dans la collection Terre humaine en 1983, et déjà, à l’époque, l’auteur émettait de sérieuses réserves quant à la survie (à cause de la découverte du pétrole et de la révolution de 1958) de cet écosystème, riche en roseaux, extrêmement fragile.

Il y a eu ensuite, la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988, puis l’assèchement à 90% orchestré par Saddam Hussein, après l’évacuation de ses troupes du Koweit, pour venir à bout des rebelles chiites en 1991 (les digues construites ont été abattues en 2003), et malgré l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en 2016, les années de sécheresse, les prélèvements légitimes d’eau en amont qu’ils soient faits en Turquie, en Syrie en Iran ou en Irak, la guerre de l’eau déclenchée par Ankara contre le Kurdes de Syrie, le réchauffement de la planète responsable de l’absence de neige dans les montagnes kurdes, le rejet sans traitement des eaux usées de Bagdad directement dans les fleuves, la liste des raisons qui arriveront à rayer à jamais cette zone humide de nos cartes est sans fin, en juillet dernier les poissons y sont morts en masse et la végétation commence aussi à y souffrir d’un excès de salinité. 😦

Ne le ratez pas s’il passe près de chez vous, si tant est qu’il ait en sa possession une belle provision de calames ! 😉

Du jour

Entre le temps de saison, les jours qui raccourcissent, le virus à couronne qui nous mène la vie au moins aussi dure que ne le font nos décideurs qui veulent nous faire croire qu’ils vont gagner la bataille, vous ne pourrez pas échapper à la morosité de ce jour ! 😉

Petit rappel du pourquoi du comment :

Pour plus d’informations, en l’absence des derniers « poilus », sur les festivités de ce jour férié, un petit tour sur le site officiel s’impose ! 😉

Alors que j’en vois certains sombrer dans une déprime profonde, je me sens d’humeur plutôt guillerette, non que je ne respecte pas la solennité du jour (je peux très bien entonner La Marseillaise au chant du coq), mais, outre le fait que j’ai toujours adoré braver la météo pluvieuse et venteuse propre à ce mois en sachant qu’une fois la porte fermée je retrouverai la douceur du foyer et un bol de soupe chaude revigorante, c’est parce qu’après avoir très rapidement évoqué les vicissitudes de la vie de mon père, je vais pouvoir vous parler de la seule grand-mère qu’il m’a été donné de connaître, celle côté maternel.

Née ailleurs, le 11 novembre était la date de son anniversaire, elle avait quitté son pays avec sa sœur, parce que leur père veuf s’était remarié et qu’elles ne s’entendaient pas avec leur belle-mère. Après une première destination commune, elles s’étaient séparées, l’une partant au Canada et l’autre choisissant la France où elle a fait souche… avant de tirer sa révérence, ironie de son histoire, un 14 juillet ! Combien d’entre nous peuvent se targuer d’avoir eu une grand-mère aussi patriote ?

Concentré d’histoires…

Les uns font fortune, les autres perdent tout, mais les bons le resteront même dans l’adversité alors que les méchants le seront encore plus dans le succès, et des frères s’entretueront pour une pépite, telle est la dure loi de la minisérie Into the West de Steven Spielberg, proposée au Replay par => Arte, attention, cela jusqu’au 20 septembre seulement.

Non spécialiste de l’histoire américaine, j’ai pourtant bien aimé la roue des destins croisés de Jacob Wheeler et d’Aimé par les bisons, entre 1825 et 1895, sur fond de migration vers la mythique Californie avec l’appropriation des terres amérindiennes et la résistance des tribus Lakotas, puis la ruée vers l’or, le métal qui rend fou, les massacres, ruses et mensonges, la construction du chemin de fer et souffert avec la politique d’assimilation culturelle.

Spectacle à gros budget datant de 2005, il faut saluer le réalisme des décors sous la houlette de Marek Dobrowolski, on pourrait s’imaginer dans sa propre conquête de l’ouest, avec mention spéciale pour les scènes avec les bisons, mais je noterai un petit bémol toutefois, pour un infime détail dans le dernier épisode de la version française, où l’on recherche George – Voix qui porte, jeune homme bien policé par l’éducation forcée, « parlant français » (Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, était bien aux côtés des insurgés américains lors de la guerre d’indépendance, mais au siècle précédent entre 1777 et 1783), cela sonne toujours bizarrement à mon oreille dans une série américaine, et ce, même après une nuit de sommeil ! 😉

L’insulte

Pendant de très nombreuses années j’ai essayé de comprendre l’inextricable situation du Proche-Orient et ses multiples conflits interminables dont on pourrait juste penser que la seule cause serait la création officielle, le 14 mai 1948, de l’état d’Israël, mais, même si l’on remonte à quelques mois plus tôt, c’est-à-dire au vote par l’Organisation des Nations unies (ONU) du plan de partage de la Palestine du 29 novembre 1947, ce n’est pas non plus la date à retenir, pas plus que celle de la déclaration de Balfour, en 1917, établie par l’Angleterre, puissance colonisatrice à l’époque en Palestine, sur fond de démantèlement de l’empire ottoman, tout comme le Grand-Liban (est ses dix-sept communautés religieuses) était sous mandat français officiellement depuis le 1er septembre 1920, mais en pratique bien avant puisque la France de Napoléon III était déjà intervenue en 1860 pour mettre fin aux affrontements entre les Maronites et les Druzes. Je ne suis pas sûre non plus que remonter jusqu’à l’époque des Croisades nous éclairerait d’avantage, la situation géographique de cette voie de passage a certainement tout autant d’importance que l’histoire…

Pour en revenir au sujet du Liban, que l’on appelait la Suisse du Proche-Orient avant les 15 ans de guerre civile (commencée en 1975), on pourrait se limiter comme beaucoup et dire que la situation actuelle est la seule conséquence, sur le long terme, de la dispersion palestinienne après 1948 dans tous les pays arabes voisins, renforcée et entretenue par l’ingérence de quelques voisins via les milices, mais ce serait aussi se leurrer, elle est bien plus complexe que cela, rappelons-nous, en Europe, l’ex-Yougoslavie entre 1918 et 2006, une fondation artificielle regroupant 6 républiques n’ayant pas grand-chose en commun (si on avait laissé leurs peuples vivre leur vie ils se seraient ignorés avec civilité et n’en seraient sûrement pas arrivés au conflit armé), mais, les grandes puissances ont des armées et l’industrie qui les fournit est un facteur (et acteur, bien sûr) décisif dans leur économie, à cela s’ajoutent la fierté de chacun des belligérants et leur entêtement insensé.

C’est une réaction à chaud, un peu confuse certes (cela fait quelques années que mon idéalisme roupille dans ma campagne protégée où les querelles de clocher ne m’atteignent pas), mais, après ce long préambule, je tenais à vous recommander L’insulte, l’excellent film de Ziad Doueiri, qui montre comment la moindre petite étincelle peut facilement mettre le feu aux poudres, film que je viens de visionner en replay sur => Arte, il est disponible (et en français) jusqu’au 19 août.

Autres versions, en allemand, en VO sous-titrée en français, en plus des versions en ces 2 langues, pour malentendants et déficients visuels. Rifaat Torbey en Samir Geagea haranguant ses phalangistes n’est pas très ressemblant, il lui manque la petite moustache, et le portrait de Bachir Gemayel (l’éphémère président, assassiné 3 semaines après son élection), derrière lui, (que je n’ai pas reconnu, mais 1982, c’est bien loin), guère plus…

L’avons-nous vraiment échappé belle ?

Belle question, ou verrons-nous Raymond Poulidor (éternel second du Tour de France) la représentante de la France au Concours de l’Eurovision 2021, rafler la mise à Jacques Anquetil (vainqueur du Tour de France) la représentation italienne du concours, suspectée du pire après la vision (par quelques spécialistes de la chose) d’une position probablement équivoque du chanteur que le discret coup de coude de son batteur semblerait confirmer ? Mystère ! Les médias confirmeront ou non la rumeur… sachant que nous devons déjà organiser le concours Juniors à l’automne 2021 😉

Fin de vote du jury, copie d’écran eurovision.tv

Les votes du public ont propulsé le groupe Måneskin de la 4ème (206 points) à la première place du classement occupée par Gjon Muharremaj (267 points) pour la Suisse devant Barbara Pravi (248 points) pour la France, après addition des votes des professionnels des 39 pays participant à l’aventure !

Après ajout des votes du public, copie d’écran eurovision.tv

Prestation singulière des Italiens certes, mais j’avais un gros faible pour la Bulgarie (11ème) avec le charme discret de Victoria, l’Ukraine (5ème) dont l’univers folklorique singulier de Go_A a piqué ma curiosité, et bien sûr la vision d’une certaine France selon Barbara Pravi.

Mention spéciale pour la prestation décalée de l’Allemagne, c’est sûr ils ne voulaient pas gagner, et pour la représentante de la Russie qui a peut-être (?) dévoilé dans son show le secret des petits pas flottés des ballets russes.

Rafał Brzozowski (co-présentateur du 2020 Junior Eurovision Song Contest le 29 novembre dernier à Varsovie, gagné par Valentina), n’a pas convaincu le jury avec sa prestation en tant que représentant de la Pologne, sa 14ème place lors de la 2ème demi-finale n’était pas suffisante pour se présenter en finale, même classement et même punition lors de la 1ère demi-finale pour la chanteuse Montaigne venant du Commonwealth d’Australie, qui, comme chacun le sait, est en Europe… un peu excentrée quand même, surtout depuis que la mère Grande-Bretagne l’a quittée ! 😉

En géopolitique, ce concours est toujours un beau panier de crabes, qui a vu, entre autres, la Moldavie recevoir 12 points de la Bulgarie et de la Russie, l’Ukraine 12 points de la Lituanie, l’Italie 12 points de la Slovénie et de la Croatie (ainsi que de la Géorgie et de l’Ukraine), Chypre 12 points de la Grèce, l’Albanie 12 points de Malte, la Serbie 12 points de la Macédoine du Nord, la Grèce 12 points de Chypre (et de la France), la Russie 12 points de l’Azerbaïdjan… surtout quand on sait que Manizha est née au Tadjikistan… en résumé, la soupe était égale à elle même, mais les plats suivants toujours immuablement surprenants !!!

Pendant ce temps, alors que le représentant du jury à Reykjavik s’essayait à l’humour (noir) et que je pensais aux nuits que passent les Islandais de la capitale sur les collines autour du volcan en éruption chez eux depuis mi-mars, les habitants de Goma (ville touristique bâtie sur d’anciennes coulées de lave, à l’est de la République démocratique du Congo) fuient vers le Rwanda, la colère de leur volcan Nyiragongo distant d’une vingtaine de kilomètres qui s’est réveillé dans la nuit (dont la dernière éruption en 2002 avait tué environ 250 personnes et détruit 20% de la ville), et dont la coulée se serait, pour l’instant, arrêtée aux portes de la ville.

(Vidéo à regarder sur YouTube)

Je n’arrive pas à retrouver les images d’une exploration scientifique rare (vues récemment) près du lac de lave du cratère… celles-ci datent du mois de mars dernier, date à laquelle le Piton de la Fournaise à La Réunion et le volcan islandais se sont réveillés.

Déjà, à cette époque les observateurs étaient inquiets… pour un certain nombre de raisons !

Mise à jour du 24 mai :

La France n’a pas du tout envie d’organiser le prochain concours de l’Eurovision et ne portera donc pas plainte contre l’Italie si la polémique était confirmée, ouf, la patate chaude est passée et on a jeté le bébé avec l’eau du bain ! 😉

En RDC, l’éruption du volcan serait terminée mais la terre continue d’y trembler, bilan provisoire au moins 20 morts et de nombreux dégâts…

Mise à jour du 25 mai :

Les résultats des tests aux stupéfiants du chanteur du groupe Måneskin sont négatifs et il y a bien eu un verre cassé à leur table, va tutto bene

En RDC, les pertes en vies humaines et dégâts matériels seraient imputables à une défaillance de fonctionnement de l’Observatoire volcanologique de Goma au personnel grandement fictif (de l’ordre de 6 employés sur 7) qui ne serait plus rémunéré et ne disposerait d’aucun budget de fonctionnement, une équipe gouvernementale serait à Goma pour y remédier.

Souvenons-nous…

L’éruption volcanique actuelle en Islande semble totalement différente de celle du volcan Eyjafjallajökull, le 14 avril 2010, dont le nuage de cendres…

… avait grandement perturbé pendant plusieurs jours le trafic aérien dans tout le nord de l’Europe et donc, par conséquent, les obsèques (le 18 avril) du président polonais Lech Kaczyński et de son épouse décédés le 10 avril 2010 à Smolensk avec toute l’élite du pays (ainsi que les membres de l’équipage du Tupolev 154 présidentiel), alors qu’ils se rendaient (ironie de l’Histoire) aux cérémonies commémoratives du 70e anniversaire du massacre de Katyń.

Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Barack Obama, entre autres n’avaient pu se déplacer…

3 mai 1791

Alors que la France en était encore au début de sa révolution (prise de la Bastille 14 juillet 1789, fuite de Varennes 21 juin 1791, prise des Tuileries 10 août 1792, exécution de Louis XVI 21 janvier 1793), Stanislas II Auguste (Stanisław August Poniatowski), dernier roi de Pologne (alors unie à la Lituanie dans la République des Deux Nations) essaie de sauver son pays en adoptant la première Constitution en Europe… c’est jour de fête et une excellente occasion de réviser (un peu) l’hymne national « Mazurek Dąbrowskiego » avec le Chór Piast 😉

Meilleurs souhaits à nos amis Polonais ! 😉