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Archive for the ‘Littérature et BD’ Category

… et une belle lucidité dans cet entretien, sur un sujet plus léger que celui de la Shoah, accordé en février dernier par Claude Lanzmann, décédé ce matin, à Léa Salamé dans le cadre de son magazine culturel diffusé sur France 2.

Espérons que la postérité n’oubliera jamais les douze années nécessaires, grâce à son formidable travail de documentariste, pour en arriver aux 9 heures du film de 1985 que tout un chacun devrait avoir vu, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, pour ne jamais perdre son humanité dans ces temps où le paraître a pris une telle importance au détriment de l’être

 

 

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Un petit bijou, même si, dès les premières pages, dans un premier temps, j’ai très fortement pensé à l’univers de Glacé de Bernard Minier, un livre dont je vous ai déjà parlé => ici.

criLe cri, deuxième roman de Nicolas Beuglet, dont l’action se déroule à partir de l’hôpital psychiatrique de Gaustad (proche d’Oslo), n’est pas, non plus, sans rappeler la toile éponyme qui hantait le norvégien Edvard Munch après qu’il ait écrit dans son journal, en date du 22 janvier 1892 : « J’étais en train de marcher sur un sentier avec deux amis – le soleil se couchait – soudain le ciel devint rouge sang – j’ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre une clôture – il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville – mes amis ont continué à marcher, et je suis resté là tremblant d’anxiété – et j’ai entendu un cri infini déchirer la Nature »,  au point d’en peindre cinq exemplaires entre 1893 et 1917, considérés comme une œuvre majeure.

Je ne peux vous en dire plus, la piste suivie par l’inspectrice Sarah Geringën m’emmène à Paris et il me reste encore les 2/3 des pages à lire… Je vous laisse avec les paroles de Qui crie ? que la toile a inspirées à Jean Guidoni.

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Un projet d’encyclopédie de ce genre de littérature sous forme de vidéos (sur la chaîne d’AceProductions diffusée par Youtube) vous est proposé par Gérard Dastugue, universitaire et maître de conférences à Toulouse (option cinéma et musique de film pour la Faculté Libre de Lettres et Sciences Humaines), une idée bien sympathique…

Qui d’autre que l’écrivain ou l’éditeur, mis à part le lecteur spécialisé, pourrait nous convaincre d’acheter un livre ?

Exemples : avec l’interview de Benoît Séverac :

… ou celle de Patrick Raynal :

… à suivre !

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Un bon petit diable

… est un livre de la comtesse de Ségur que j’ai lu dans mon enfance, et je ne crois pas me souvenir ne serait-ce que d’un épisode des multiples aventures de Charles, quoique je n’aie jamais totalement oublié son ingénieux parafouet 😉

Mais sous ce titre régressif, je voulais vous présenter Tutivillus, le diable au parchemin…

tituvilus

… peinture sur bois, ici sous la chaire d’une église polonaise, ailleurs c’est le diable au sac.

Sa fonction, selon Élyse Dupras, dans le Dictionnaire de la méchanceté de Christophe Regina : noter les péchés commis à l’église ou les garder dans son sac pour les donner en temps utile à son chef, que l’on retrouve aussi dans Diables et saints: rôle des diables dans les mystères hagiographiques français d’Élyse Dupras.

Attention à vous si vous le croisez !

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… surprenantes (lire l’article de La Dépêche), mais il est vrai que quelquefois je ne suis pas bien pensante 😆

Elaeudanla teïteïa de Serge Gainsbourg

Eh Toto de Boby Lapointe, toujours apprise dans les collèges

Le vieux Léon de Georges Brassens

Johnny, tu n’es pas un ange d’Edith Piaf

… plagiée à la même époque en anglais par Les Paul pour Mary Ford (Johnny is the boy for me)

… dont l’original Sanie cu zurgălăi est un grand classique de Roumanie datant des années 30, ici par Maria Lătăreţu :

… toujours interprété de nos jours avec plus ou moins de bonheur

 

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Pour la Journée internationale des Femmes, j’avais choisi de vous laisser en compagnie de la courageuse Omaya, mais j’avais aussi pensé à la très curieuse Alexandra David Neel, l’exploratrice dont nous fêterons cette année les 150 ans de la naissance à Saint-Mandé en bordure du bois de Vincennes et les 90 ans de l’achat de Samten Dzong, sa maison de Digne-les-Bains, dans les Alpes de Haute-Provence où elle s’est éteinte en septembre 1969, peu de temps avant ses 101 ans, et avec un passeport tout neuf.

C’est une infusion de pommes dans du thé pour en faire un gâteau qui m’a rappelé son analyse des pratiques culinaires des hauts plateaux tibétains dans Gargantua au pays des neiges, et fait ressortir des oubliettes et le livre pour essayer, au lieu de le jeter, de convertir le thé en curiosité culinaire au beurre salé et les souvenirs des écrits (dont j’ai une étagère pleine) de cette femme un peu hors norme pour l’époque, mais finalement pas la seule à avoir provoqué le destin plutôt que de le subir !

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Ma lecture du soir est le deuxième tome des aventures du procureur Teodor Szacki (le 4ème volume : Inavouable, est sorti), dont j’ai déjà lu le troisième (La rage) et vu le film tiré du premier (Les Impliqués)… preuve, s’il en faut, que l’on peut souvent aborder une œuvre littéraire dans le sens qui vous conviendra le mieux 😉

zyg2Pour expliquer à mes copines de forum quel était mon livre de chevet du moment, je leur ai mis un lien vers la présentation (sans la lire) qu’en a fait Marc Ossorguine et ô, stupeur, en vérifiant ce matin, ce qu’il en avait dit, quelle surprise de me rendre compte qu’il n’hésite pas à véhiculer une grossière erreur ( 😉 ) concernant les buveurs de vodka… il n’y a jamais de bison (juste sur l’étiquette) dans la petite eau, dans ce cas précis du seigle distillé 7 fois, oui, et simplement un brin d’une herbe, dont le nom latin est Hierochloe odorata, famille des Poacées, dite herbe à bison, au délicieux parfum de foin coupé et de vanille qu’elle doit à la présence de la coumarine (principe aromatique que l’on trouve aussi dans la fève tonka à la mode en cuisine chez les chefs)

Petite visite de la ville où se situe Un fond de vérité (Ziarno prawdy), le roman policier de Zygmunt Miłoszewski, écrivain, scénariste et journaliste, dans une traduction de Kamil Barbarski 😉

J’y suis passée un soir d’août 2006 et avais fait une pause le temps d’un repas dont j’ai oublié le menu, il faudrait que je retrouve mon carnet de voyage 😆

Extrait du film Ziarno prawdy, sorti en 2015

Pour la petite histoire, l’herbe à bison entre dans le mélange des plantes fumées dans le calumet de la paix des Amérindiens, elle y est connue sous le nom de Sweet grass et fait partie des quatre médecines sacrées chez certains Indiens des plaines.

Le foin d’odeur est tressé (en bâtonnets) pour être brûlé lors de fumigations purificatrices.

Tressées ou non, les feuilles d’Hierochloe odorata deviennent une matière première pour l’élaboration d’objets décoratifs ou utilitaires dans d’autres traditions

 

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Sur la table de chevet de la chambre d’amis est posé un roman fantastique facile de Marie-Hélène Delval intitulé Les chats pour jeunes lecteurs pas très assidus 😉

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Cette histoire d’une malédiction qui menace le monde est entre les mains de l’invitée du moment…

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… et nous a accompagnées lors de notre pique-nique de Noël 😉

D’abord un chat demi-angora noir qui est venu voir s’il n’y avait pas moyen de gratter une miette, suivi d’un gris chartreux qui a été prié par le premier arrivé de passer son chemin, nous étions ses otages particuliers, puis un noir à poil court, suivi de deux perchés sur la table d’à-côté, rejoints par un isolé, noir avec une tache blanche… nous étions à cinq chats noirs, plus un gris très discret, quand nous avons vu un petit dernier, noir bringé rejoindre la bande 😉

Par chance aucun n’avait d’yeux aux reflets métalliques, nous n’avons pas vu d’animaux saignés et non dévorés dans les alentours. De toute façon, s’ils voulaient nous intimider en jouant les maléfiques, nous avons pris cette belle rencontre à la rigolade !

 

 

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obscurantisme

Lire => la suite.

Mon sang n’a fait qu’un tour tant il y a de marge entre ouvrir l’esprit des élèves au monde qui les entoure et une quelconque islamisation forcée, les Espagnols ont bien survécu à cette période de leur histoire où musulmans, juifs et chrétiens échangeait leurs savoirs respectifs (pour ne pas être trop restrictive et encore moins réductrice) qui a été pour eux un âge d’or, non ? Depuis ils ont connu pire…

Et donc, j’ai fait des recherches, la chanson incriminée la voici, en version classique, chantée par Kamal Al-Nawawi de l’Ensemble Abdel Karim :

لما بدا يتثنى
Lamma bada yatathanna (bis)
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
Quand elle apparut avec sa démarche si fière
Hélas, hélas, hélas, hélas
Caminaba con paso oscilante
When she appeared with her walk so proudly
حبي جمالو فتنى
Hubbi jamalu fatanna
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
Mon amour m’a séduit par sa beauté
Su belleza me sorprendió
The beauty of my love has seduced me
أوما بلحظـه أسـرنا
Awmâ bi LaHzihi asarna (bis)
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
Ah comme son regard m’a asservi !
Sus ojos me han hecho prisionero
How with her gaze she enslaved me!
غصن ثنى حين مال
Ghusnun sabâ Hina mal
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
C’est un rameau qui captive quand elle se penche
Su talle se dobló mientras se inclinaba
When she bends she’s a branch that captivates
وعدي ويا حيرتــي
Waadi wa ya Hirati (bis)
Ah dans quel trouble elle m’a mis !
¡Oh, promesa mía! ¡oh, confusión mía!
Oh in what troubles she puts me!
مالي رحيم شـكوتي
Mâ li rahîma shakwati
Je n’ai pour compatir à ma plainte
¿Quién puede responder a mi lamento
I got no mercy for my wail
في الحب من لوعتـي
Fil hubbi min law’ati
à cause de la douleur provoquée par cet amour
de amor y angustia
in love cause of this pain
إلا مليك الجمــال
Illa maliku l-jamal
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
que la reine de la Beauté !
sino la más llena de gracia, la reina de la belleza?
only the Queen of Beauty!
Fil hubbi min law’ati
Illa maliku l-jamal
(reprise du premier couplet)

… et en très moderne par le Christiane Karam Quartet :

Une chanson que j’ai reconnue immédiatement, même si je ne sais plus qui d’autre que Fairuz (version dansée du film de 1968 Bint el Hares) l’interprétait à l’époque où ce genre de musique faisait partie du quotidien de mon oreille à géométrie variable…

Une dernière en version grand ensemble et chœur enregistrée en 2016

Il en existe bien d’autres…

« Soyez toujours capables de ressentir, au plus profond de vous-mêmes, n’importe quelle injustice commise contre n’importe qui en n’importe quelle partie du monde. C’est la plus belle vertu d’un révolutionnaire… »

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… et c’est ce qu’il a fait cette nuit à son domicile.

Jean d’Ormesson (RIP) entretenait une relation si particulière entre le pouvoir et la littérature qu’elle était, chez lui, comme une seconde nature.

Avis aux amateurs de bonne compagnie, un fauteuil vert sous la coupole elliptique (à l’intérieur) du collège des Quatre-Nations est libre !

Je dirais malgré tout que cette vie fut belle était son dernier roman autobiographique.

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