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Archive for the ‘Littérature et BD’ Category

Lointaine époque que celle de mon baccalauréat à Cahors… l’histoire familiale personnelle avait fait, qu’avec d’autres lycéens non accompagnés par leurs parents le jour J, j’avais dû rejoindre un hébergement religieux la veille (peut-être avec un trajet commun en bus ?), passer les épreuves écrites le lendemain, je ne sais plus à quel endroit dans la ville, puis devoir y retourner pour les oraux par mes propres moyens, et rentrer seule après, en train cette fois, un jour de grève SNCF, alors que nous n’utilisions plus qu’occasionnellement ce mode de transport !

Cela avait voulu dire, aller à Brive-la-Gaillarde, par le train de 6h en provenance d’Aurillac (ligne actuellement en travaux), prendre la correspondance pour Toulouse et descendre à Cahors, me présenter aux épreuves orales en croisant les doigts pour avoir tout terminé à temps pour que je puisse prendre le train-retour et rentrer chez moi avant minuit… mais, suite à la grève des cheminots, j’avais dû prendre, sur les injonctions d’un guichetier excédé, un train pour une autre direction que la mienne, dont je ne connaissais pas le trajet, ne sachant pas qu’il y avait 2 gares St Denis différentes (-Catus et -près-Martel), aucun préposé à casquette pour me renseigner, ni de plan pour visualiser le trajet, et c’est ainsi que j’avais passé la moitié de la nuit sur un banc sur le quai (salle d’attente fermée) à St Denis-Catus, puis pris le 1er train qui s’était arrêté sans savoir où il allait, pour échapper à un rôdeur qui m’importunait, descendre dès que possible, et, avec un peu de chance, dans un endroit que je connaissais (St Denis-près-Martel ou Brive) et y attendre le train pour Aurillac qui me laisserait à 5h du matin dans mon village de l’époque (l’angoisse de ma mère quand on sait que l’on vivait encore au rythme des échanges par courrier et que téléphones privés et cabines publiques étaient très rares dans nos campagnes)…

(Source de l’image QuercyRail)

Cette gare est aujourd’hui devenue faussement célèbre (selon La Dépêche du Midi) car les lycéens qui n’ont pas été séduits par l’un des 3 sujets de dissertation proposés, ont dû plancher pendant 4 heures lors de l’épreuve anticipée de français, sur un poème de Valéry Larbaud (1881-1957) publié en 1913 qui immortalisait l’ancienne gare (désaffectée et transformée ensuite en logements, puis en médiathèque) en service entre 1869 et 1884 sur la ligne Libos-Cahors (extension vers Agen, puis Bordeaux), avant la construction en 1884 du bâtiment actuel pour la ligne Montauban-Brive (devenue POLT, soit Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, à l’évolution toujours passablement incertaine puisque non TGV).

Pour moi, un siècle plus tard et toujours un air de déjà vu, l’avenir de la ligne POLT est un sujet sensible, malgré les belles promesses de nos politiques, on veut absolument nous faire passer par Bordeaux ou par Lyon selon notre destination dans le département du Lot, alors qu’elle fonctionnait très bien à l’heure du train Le Capitole…

… oui, je sais, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître !

Par contre, il ne faut pas croire que l’Occitanie soit la seule région concernée, essayez d’aller de Cahors à Saumur, par la POLT en descendant à Orléans (à défaut de Vierzon où il n’y avait pas la correspondance)…

… sans passer par Bordeaux, Paris, Le Mans et Angers, c’est passionnant, autant dans un sens que dans l’autre pour le retour (pour ne pas dire usant et même franchement désespérant !) 😉

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Qui me connaît sait que je n’y suis pas, par choix, et comme c’est volontaire cela tombe plutôt bien, parce qu’ainsi, je vis sans problème métaphysique grave dans une des multiples « zones blanches » (où le téléphone fixe reste obligatoire, les portables ne passant pas) de mon village 😉

Mais il ne faut pas croire que la sobriété heureuse que j’y pratique soit synonyme d’une totale déconnexion du monde réel (et virtuel) dans lequel une société de consommation galopante veut nous faire oublier que nous ne sommes que des animaux relativement évolués et particulièrement épris de futilités non indispensables dans la vraie Vie, et que j’ignore que tous nos gadgets pour frimeurs ne nous rendront pas immortels… seuls les robots humanoïdes intelligents peupleront peut-être cette terre quand l’espèce humaine se sera éteinte ?

En effet, le tweet du jour (sur un compte dont je ne connais rien) m’interpelle un peu…

Un poisson d’eau douce aurait donc, en France, son jour dédié (à moins que ce ne soient les incompétents ?) et pourquoi l’associer à la journée internationale de l’albinisme issue de l’Organisation des Nations unies ?

Bon dimanche à vous, sachez que le vaccin anti-Covid ne rend pas les touristes citadins retraités plus patients, ni plus intelligents mais encore moins respectueux des autochtones qu’ils croisent, dont ils abrègent abruptement les conversations privées sans respecter un minimum de distanciation et bousculent un tantinet le rythme de vie ronronnant de nos campagnes provinciales… sachez aussi que ce soir je me coucherai (un peu) moins bête 😉

Au fait, saviez-vous que Noé (oui, celui de l’arche du même nom pour échapper au Déluge), aurait été atteint de cette anomalie génétique selon le Livre d’Hénoch, héritage de l’essence d’un ange déchu ?

« Quand l’enfant naquit, son corps était plus blanc que neige et plus rouge qu’une rose, toute sa chevelure était blanche comme de blancs flocons, bouclée et splendide. Et quand il ouvrit les yeux, la maison brilla comme le soleil »

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Les images de cette vidéo datent d’avril 2019, soit bien avant les confinements dont on dit que les animaux ont tiré profit en se rapprochant de nos maisons sur les territoires que nous leur volons un peu plus chaque jour 😉

Il est possible de visionner les premières images de la reconnaissance des lieux avant l’intervention, le lien en est sous la vidéo sur YT.

La famille qui s’est introduite dans la seconde maison, elle, a trouvé un accès encore plus surprenant !

Merci à Brad Gates de Toronto pour ces belles images ainsi que pour le respect et l’amour qu’il porte à la faune sauvage en Ontario, car les animaux sauvages sont parfois (en dehors, bien sûr, de la chasse nécessaire pour leur survie) bien plus capables d’entraide et de compassion, et ce, même envers des espèces différentes, que nous le sommes souvent entre humains…

C’est la lecture de l’excellent (et poignant) « La station Saint-Martin est fermée au public » de Joseph Bialot (1923 Varsovie – 2012 Paris), terminé hier soir qui me fait dire cela.

Le côté positif du livre (outre que le survivant amnésique, retrouve sa famille et la mémoire) est que je sais enfin pourquoi, quand j’empruntais matin et soir la ligne 10 du métro parisien, je traversais en 6 secondes et 9 dixièmes la station-fantôme Croix-Rouge, qui n’était pas sur le plan : elle faisait partie des stations fermées le 1er septembre 1939 pour cause de pénurie de personnel suite à la mobilisation des agents de la CMP (ancêtre de la RATP), et jamais ré-ouverte depuis.

Prenez soin de vous, mais ne venez pas chez moi, l’accueil des touristes (et la visite du village) est plutôt difficile et le couvre-feu n’est pas encore levé ! 😉

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Samedi dernier, j’ai ramené à la bibliothèque les 3 livres empruntés, parmi lesquels un livre du prix Nobel de littérature 2018, Olga Nawoja Tokarczuk (découverte en 2018 avec Les livres de Jakób), intitulé Sur les ossements des morts (Prowadź swój pług przez kości umarłych) une énigme criminelle et moralisatrice dont j’avais déjà vu le film de 2017 Pokot (Spoor) signé Agnieszka Holland, ce qui fait que la seule surprise à la lecture fut, pour moi, en haut de la page 270, la recette de la => soupe à la moutarde 😉

C’est là qu’a commencé mon voyage culinaire, puisque d’une recette à l’autre, je suis arrivée à cette soupe de Noël belge wallonne (de Theux, province de Liège) dont voici la copie d’écran des ingrédients nécessaires…

… et dont le mode opératoire, issu du magazine télévisé de 1982 Vieilles casseroles et bonnes recettes a été mis en ligne, après numérisation, par la SONUMA => il est visible ici. Merci à eux !

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Vous connaissez déjà ceux d’un pique-nique de Noël à Rocamadour et le livre que je relis de temps en temps. Vous connaissez déjà aussi la chanson Czarny Kot (et sa variante musclée le gros Gruby czarny kot) et avez entendu parler du cabaret du Chat noir à Montmartre… voici la version du Kot Teofil, qui était peut-être noir lui aussi, par Karel Gott, célèbre crooner tchécoslovaque (Maya l’abeille)

Mais sous ce même titre de Czarny Kot il y a ce petit bijou très kitch par le groupe vocal féminin Alibabki actif à Varsovie entre 1963 et 1988 😉

Pour la petite histoire, le chat noir s’appellerait Théophile (comme T. Gautier chez nous, qui a écrit bon nombre de nouvelles fantastiques en plus du Roman de la momie -un autre de mes dadas- et de ses autres activités) 😉

Bon WE à vous, soyez prudents ! ♥

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Saint-Germain-des-Près a perdu sa muse, Juliette Gréco… la dite Jolie môme, qui avait passablement déserté la capitale.

Longtemps, son interprétation de Je hais les dimanches les enchantait chez moi, par contre je n’ai jamais croisé Belphégor au Louvre.

Pensées attristées à sa famille avec sa chanson dans le film d’Otto Preminger, d’après le premier roman de Françoise Sagan, Bonjour tristesse.

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C’est à partir de la chanson Czarny Kot par Sława Przybylska, figurant sur l’album Dobre Piosenki en hommage à Bułat Okudżawa (Булат Окуджава / Boulat Chalvovitch Okoudjava) que le nom de François Villon associé à ceux de Sława Przybylska et Marian Opania dans le titre Modlitwa, m’a amenée à ce voyage dans le temps…

Premier poète maudit, son nom est, en France, immédiatement associé à la Ballade des pendus, lue par les plus grands comédiens, ailleurs c’est sa Prière qui a été choisie pour le message d’un espoir en un monde meilleur que l’on peut y trouver… et c’est curieusement par le très soviétique Boulat Okoudjava qu’elle nous revient, d’abord en russe, puis en polonais (version Stanisław Młynarski), ou même en anglais 😉

Les versions par des artistes féminines ne sont pas en reste avec, au choix, Regina Spektor, Anna Pruchnal, Kaja Cyganik en russe, Sława Przybylska, Hanna Banaszak et Edytta Geppert en polonais…

On peut tout aussi bien leur préférer des prières plus modernes, sans aucun rapport avec celle d’Okoudjava, comme Modlitwa o wschodzie slonca par Przemysław Gintrowski, Zbigniew Łapiński et Jacek Kaczmarski, ou bien celle intitulée simplement Modlitwa de Tadeusz Nalepa et Breakout (ou avec le groupe Dżem), non moins empreintes de signification 😉

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Rosa rosa rosam,

Rosae rosae rosa,

Rosae rosae rosas,

Rosarum rosis rosis…

Un de mes regrets, n’avoir pu faire ni latin, ni grec…

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Irrésistiblement je pense à A.B.C. contre Poirot, roman d’Agatha Christie, adapté pour le cinéma, où le célèbre détective belge Hercule Poirot, paisible retraité qui coule des jours heureux dans sa confortable résidence londonienne, doit faire reprendre du service à ses petites cellules grises pour mettre fin aux agissements macabres d’Alexander Bonaparte Cust qui semble, lui, prendre un malin plaisir à titiller la célèbre moustache en croc de l’enquêteur vieillissant.

ABC

Lire la suite de l’article de => La Dépêche 😉

Ceux qui assisteront à la vente du 28 (et 29) août prochain, munis d’outils pour démonter le fauteuil (rouge ou bleu, au choix) plutôt que du sachet de pop-corn traditionnel, auront droit à une réduction… 😉

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Elle date de 1965, signée par Krzysztof Eugeniusz Penderecki (†), elle faisait partie intégrante d’un film aujourd’hui oublié de Wojciech Has : Rękopis znaleziony w Saragossie (Le Manuscrit trouvé à Saragosse)

… sur un scénario de Tadeusz Kwiatkowski d’après le très picaresque roman à tiroirs éponyme de Jan Potocki, construit sur le modèle du Décaméron de Boccace, que j’ai lu il y a bien longtemps, film que j’ai adoré voir enfin en 2005 et dont j’ai attendu ensuite la version colorisée 😉

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