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Lire une bonne centaine de pages (ou plus) avant de m’endormir, cela ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps ! Pourtant le sujet n’était pas drôle du tout, mais Karine Giebel dont j’avais déjà lu Juste une ombre, puis Les morsures de l’ombre et Maîtres du jeu est une enchanteresse qui pratique l’horreur avec brio ! 😉

Son dernier pavé, Toutes blessent, la dernière tue, quelques 786 pages chez Pocket, n’a pas duré une semaine alors que je pensais avoir de la lecture pour au moins trois mois ! 😉

La faute, certainement pas au sujet, celui de l’esclavage moderne, qui veut que sous prétexte d’un possible avenir meilleur hors des frontières, certains parents confient un enfant à de parfaits manipulateurs vivant à l’étranger, mais, plutôt à la façon dont ce livre a été écrit, dans une urgence manifeste qui n’accorde qu’une page à chaque fois à deux destins singuliers, celui de l’esclave Tama (dont nous n’apprendrons le vrai prénom qu’à la page 781), et celui de Gabriel un inquiétant ermite, accessoirement justicier mercenaire, qui ne se croiseront pourtant qu’à la page 708. Alors que le mince répit accordé par l’auteur à ses personnages ferait espérer une fin heureuse, le feu d’artifice final restera dans la logique même du thriller, pas de rédemption possible !

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Polars du Sud

N’espérez pas gagner quoi que ce soit, le festival commence aujourd’hui, mais le jeu lui, se termine aussi aujourd’hui (il avait commencé le 29 septembre, mais j’en ignore la teneur parce que même en cherchant je ne l’avais pas trouvé) ! 😉

Source de la copie d’écran : La Dépêche

C’est simplement une mise en avant ponctuelle par Toulouse Polars du Sud des écrivains sélectionnés en 2022 pour concourir au prix littéraire Violeta Negra Occitanie, qui sembleraient être moins connus que leurs homologues des pays nordiques… mais ne serait-ce pas uniquement parce que les maisons d’édition sont pratiquement presque toutes parisiennes ?

Dans cette liste, seules les éditions Zulma auraient des attaches en Normandie (et des bureaux à Paris)… Peut-être une occasion pour certains de découvrir d’autres univers pour varier leurs plaisirs ? 😉

Elle est partie…

Alors que tous les yeux amoureux du protocole sont tournés vers la Grande-Bretagne, Irène Papas a quitté hier, librement et définitivement, le devant de la scène… si elle n’avait pas les tenues colorées et la panoplie de chapeaux de la Reine Elizabeth II, qui nous manqueront certainement…

Vangelis & Irene Papas – Les 40 Braves (ERT archive)

… elle restera, quand même, une de mes chanteuses et actrices préférées… celle qui n’aura pas pu s’empêcher bien longtemps d’aller rejoindre Vangelis Papathanassiou, le compositeur de ses nombreux succès… 😦

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Quand je me lasse de mes grilles de sudoku et autres jeux de chiffres ou de logique à solutionner, le soir dans mon lit, le temps que le sommeil me gagne, je fais parfois une pause aux rayons livres, à droite en entrant, au (pas) supermarket local, lors de mes courses devenues presque mensuelles…

Ma dernière acquisition fut celle-ci, et j’en dirai, que primo, il y a tromperie sur la marchandise. Polar, peut-être (s’il y a bien une enquête, elle ne constitue pas l’essentiel de ce livre), mais certainement pas thriller, crime il y a bien eu, mais c’est un banal fait divers, et secundo, meilleur polar étranger, ce titre n’est absolument pas mérité, j’en ai lu des bien plus croustillants provenant d’autres pays !

M. T. Edvardsson est un jeune écrivain suédois que je ne connaissais pas, accessoirement enseignant, il a déjà commis dans son pays trois romans pour adultes et deux pour la jeunesse, c’est le premier traduit en français et donc tous les doutes sont permis pour la suite de sa carrière !

L’intrigue pour cette famille presque normale, bien sûr au-dessus de tout soupçon, concerne le meurtre inexplicable de Christopher Olsen, un homme d’affaires respecté, pour lequel Stella (19 ans), la fille d’Adam Sendell, le pasteur local et d’Ulrika, brillante avocate, est incarcérée.

Chacun, à tour de rôle dans ce livre tripartite, essaie de voir ce qui, dans sa vie, a foiré au point d’en arriver à cet extrême. Le père essaie d’enquêter pour innocenter sa fille. La fille elle, fait de la résistance en prison, et la mère, le dos rond au cours du procès, pendant que son amant essaie de sauver les meubles…

Je ne vous dévoilerai pas le fin mot de l’histoire, ni ne vous recommanderai (ou pas) cette lecture, qui aura le mérite de m’avoir rappelé mon état d’esprit quand je sortais (il y a très longtemps) de la projection d’un film d’Ingmar Bergman, où certains criaient au génie, d’autres n’avaient rien compris, alors que pour moi ce n’était qu’une peinture de la vie ordinaire ! 😉

Livraison, de gare ou pas ?

Sans vouloir faire référence au Roman de gare de Pierre Pelot que je n’ai pas lu ou au film Roman de gare de Claude Lelouch que je n’ai pas vu, si j’en crois la liste de Babelio, le rayon livres en son entier du pas supermarket local (bien que les deux auteurs du jour ne soient pas cités), peut très bien se ranger dans cette catégorie puisque j’y retrouve au moins un livre, acheté et lu, qui en fait partie… Et ce ne sont pas les bandeaux de couverture qui me feront changer d’avis ! 😉

L’arachnophobie de Hugo, le héros de Maxime Chattam ne m’a pas permis de rentrer dans l’illusion du roman, puisque chez moi les huit-pattes sont presque apprivoisées et il n’est pas rare que j’en voie une traverser d’un pas alerte mon clavier… Par contre, la première enquête de Sharko, signée Franck Thilliez, m’a passionnée, même si j’avais trouvé le coupable avant la fin du livre.

Portrait – Arturo Brachetti : le changement c’est maintenant !

Leur point commun consiste toutefois en des allusions au célèbre Ehrich Weisz alias Harry Houdini, et à Lucien Strafa le diabolique qui aurait pu, s’il avait existé, s’en inspirer, un domaine propice à tous les délires quand on est bien installé dans son fauteuil… ce qui m’a permis de croiser sereinement le chemin d’Arturo Brachetti, spécialiste du quick-change ! 😉

Question existentielle

La truie qui doute, cela vous dit quelque chose ? C’est mon cas ce jour, et Kafka, habituellement mon grand copain, ne peut rien pour m’aider à résoudre le dilemme qui m’agace prodigieusement !

DON QUICHOTTE par GÉRARD PHILIPE

C’est ce grand classique qui me permettra de ne pas prendre de décision intempestive que je pourrais regretter en ce qui concerne mon loisir menacé par quelques arnaqueurs, patentés ou pas et autres manipulateurs plus ou moins déguisés, le temps de prendre un peu de distance et de retrouver ma pleine liberté de penser !

My one and only love…

… n’est pas politicien, de cela on ne peut qu’être sûr !

John Coltrane & Johnny Hartman – My One and Only Love

Mais dans ce standard, outre le titre et la musique, j’aime aussi beaucoup les illustrations de David Renshaw… ce qui fait que pour prétendre à un unique amour c’est un peu raté !

Mais le véritable amour est éternel selon Honoré de Balzac et nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit selon Khalil Gibran