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Archive for the ‘Littérature et BD’ Category

Le 5 mars 1940, un document officiel signé Lavrenti Beria, demandait à Joseph Staline l’autorisation d’exécuter (une balle dans la nuque puis fosse commune) dans la forêt de Katyn, quelques 4 404 officiers polonais, prisonniers de guerre retenus au camp de Kozielsk, une goutte d’eau sachant qu’environ 250 000 soldats polonais, dont 10 000 officiers, furent faits prisonniers par les Soviétiques…

bouton

Tylko guziki nieugięte
przetrwały śmierć świadkowie zbrodni
z głębin wychodzą na powierzchnię
jedyny pomnik na ich grobie
są aby świadczyć Bóg policzy
i ulituje się nad nimi
lecz jak zmartwychwstać mają ciałem
kiedy są lepką cząstka ziemi
przeleciał ptak przepływa obłok
upada liść kiełkuje ślaz
i cisza jest na wysokościach
i dymi mgłą smoleński las
tylko guziki nieugięte
potężny głos zamilkłych chórów
tylko guziki nieugięte
guziki z płaszczy i mundurów

Guziki (les boutons des uniformes qui ont fait soupçonner la tragédie) poème de Zbigniew Herbert, mis en musique par Przemysław Gintrowski (âmes sensibles, attention aux images d’archives de la vidéo).

Plus supportable, la liste de 650 noms identifiés à Katyn, honorés par Jacek Marcin Kaczmarski…

Ciśnie się do światła niby warstwy skóry,
tłok patrzących twarzy spod ruszonej darni
Spoglądają jedna zza drugiej do góry
ale nie ma ruin, to nie gród wymarły.

Raz odkryte krzyczą zatęchłymi usty
lecą sobie przez ręce wypróchniałe w środku
W rów co nigdy więcej nie będzie już pusty
ale nie ma krzyży, to nie groby przodków

Sprzączki i guziki z orzełkiem ze rdzy
po miskach czerepów robaków gonitwy
Zgniłe zdjęcia pamiątki mapy miast i wsi
ale nie ma broni, to nie pole bitwy

Może wszyscy byli na to samo chorzy
te same nad karkiem okrągłe urazy
Przez które do ziemi dar odpłynął Boży
ale nie ma znaków, że to grób zarazy

Jeszcze rosną drzewa które to widziały
jeszcze ziemia pamięta kształt buta, smak krwi
Niebo zna język w którym komendy padały
nim padły wystrzały którymi wciąż brzmi

Ale to świadkowie żywi więc stronniczy
zresztą by ich słuchać trzeba wejść do zony
Na milczenie tych świadków może Pan ich liczyć
Pan powietrza i ziemi i drzew uwięzionych

Oto świat bez śmierci, świat śmierci bez mordu
świat mordu bez rozkazu, rozkazu bez głosu
świat głosu bez ciała i ciała bez Boga
świat Boga bez imienia, imienia bez losu

Jest tylko jedna taka świata strona
gdzie coś, co nie istnieje wciąż o pomstę woła
gdzie już śmiechem nawet mogiła nie czczona
dół nieominięty dla orła sokoła.

« o pewnym brzasku
w katyńskim lasku
strzelali do nas Sowieci… »

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Cela faisait un moment que je pensais à elle et me demandais ce qu’elle était devenue, mais comme le moyen mnémotechnique utilisé était associé à un événement douloureux,  j’avais oublié son nom, impossible donc de progresser dans ma quête…

Un vieux film d’Eric Rohmer avec des images de Diane Baratier (la fille de Jacques et de Néna) m’a permis de passer le barrage et de retrouver grâce à une illumination en lisant la distribution du film d‘Agnès Varda Cléo de 5 à 7 cette femme d’une autre planète, qui y tenait le rôle de Dorothée, l’amie de Cléo…

Il m’a été donné de croiser fugacement le chemin de Dorothée Blanck, ne connaissant alors rien de sa vie, et de devoir discuter un peu avec elle, entre 2002 et 2006… si son sourire était plus grave que dans cette vidéo, elle était encore plus lumineuse et secrète, et n’avait toujours pas de salle de bains dans son minuscule refuge sous les toits.

La toile héberge encore le blog et quelques écrits de celle qui est partie le 16 janvier 2016, les plus chanceux pourront s’y procurer son roman.

dorothée

 

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… ou les joies de la vie à la campagne ! 😆

Demain, cela fera 3 semaines que j’ai passé commande d’une pile pour mon APN, d’une BD et de 2 livres d’auteurs, certes au nom imprononçable si l’on n’est pas initié, mais dont les livres traduits sont édités par les Éditions Noir sur Blanc pour l’un et Pocket pour l’autre.

J’ai eu ce jour la pile et la BD (Marzi : Nouvelle vague de Marzena Sowa, illustré par Sylvain Savoia ; tome 7 de la série dont j’ai déjà parlé => ici, parue aux Éditions Dupuis), l’ouvrage Les Livres de Jakób par Olga Tokarczuk est en route… mais elle est sûrement très longue, quant au dernier : Inavouable de Zygmunt Miłoszewski, sorti le 13 septembre dernier, on m’a carrément dit par 2 fois qu’il n’existait pas chez Pocket, alors que je l’avais vu sur le FB de la Librairie Polonaise à Paris.

Comme dans ma campagne, on a quand même accès au Net, j’ai expliqué ce matin à mon libraire-buraliste comment arriver à la référence Inavouable chez Pocket, il n’avait pas eu l’idée, au vu de mon insistance, d’aller vérifier la véracité de mes dires sur leur site, et sa réponse devant la preuve a été : « j’ai compris, c’est un bug ! » Je lui laisse le bénéfice du doute (je n’ai pas regardé son écran, pour lui, Pocket et Le livre de poche c’est la même maison), mais mon petit doigt me dit qu’il est bien le fils de son père dans l’art de vouloir me faire prendre des vessies pour des lanternes.

Si j’avais pris mon téléphone et appelé Paris, j’aurais eu mes 3 livres avant la pile de l’APN, las !, je ne l’ai pas fait… parce qu’on n’a plus cette année de boucher, ni d’épicier sur la commune et que j’ai voulu le faire travailler un peu, mais il ne faudrait pas qu’il se foule la rate à cause de mes lectures exotiques, j’y réfléchirai sérieusement à 2 fois à ma prochaine envie !

Mon mouvement d’humeur étant passé, la musique adoucissant les mœurs, je vous propose une promenade sonore au Finnskogen, quelque part entre la Suède et la Norvège… avec Livet i Finnskogarna (ur Grodsymfonin) de Iskra

 

 

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Vieux livres

La Dépêche nous informe de la vente aux enchères des livres d’un ancien président…

roserouge

Certes reliés de cuir (par Danielle pour certains) avant de rejoindre l’étagère qui les attendait, ces livres, même dédicacés, méritent-ils d’atteindre de tels montants astronomiques, alors que pas une bibliothèque ne veut du don de nos collections de poche ?

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… plus vraie que nature avec l’interminable (879 pages) pavé de Don Winslow, un auteur américain atypique, intitulé Cartel (Prix mystère de la critique en 2017), la suite de La griffe du chien, paru dix ans plus tôt, que je n’ai pas lu.

Guerre des clans, corruption, alliances rompues et trahisons diverses, exécutions, tortures, politique, violence gratuite tout y est… mais si je veux bien savoir qui d’Adán Barrera, le plus puissant des chefs de cartel, et d’Art Keller, représentant de l’ordre aux méthodes peu orthodoxes, va gagner ce duel sans merci, je ne peux oublier que ce roman policier dépeint exactement le quotidien des Mexicains (du moins d’une certaine partie de la population), le titre suivant le prouve…

mexique

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… et une belle lucidité dans cet entretien, sur un sujet plus léger que celui de la Shoah, accordé en février dernier par Claude Lanzmann, décédé ce matin, à Léa Salamé dans le cadre de son magazine culturel diffusé sur France 2.

Espérons que la postérité n’oubliera jamais les douze années nécessaires, grâce à son formidable travail de documentariste, pour en arriver aux 9 heures du film de 1985 que tout un chacun devrait avoir vu, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, pour ne jamais perdre son humanité dans ces temps où le paraître a pris une telle importance au détriment de l’être

 

 

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Livraison

Un petit bijou, même si, dès les premières pages, dans un premier temps, j’ai très fortement pensé à l’univers de Glacé de Bernard Minier, un livre dont je vous ai déjà parlé => ici.

criLe cri, deuxième roman de Nicolas Beuglet, dont l’action se déroule à partir de l’hôpital psychiatrique de Gaustad (proche d’Oslo), n’est pas, non plus, sans rappeler la toile éponyme qui hantait le norvégien Edvard Munch après qu’il ait écrit dans son journal, en date du 22 janvier 1892 : « J’étais en train de marcher sur un sentier avec deux amis – le soleil se couchait – soudain le ciel devint rouge sang – j’ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre une clôture – il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville – mes amis ont continué à marcher, et je suis resté là tremblant d’anxiété – et j’ai entendu un cri infini déchirer la Nature »,  au point d’en peindre cinq exemplaires entre 1893 et 1917, considérés comme une œuvre majeure.

Je ne peux vous en dire plus, la piste suivie par l’inspectrice Sarah Geringën m’emmène à Paris et il me reste encore les 2/3 des pages à lire… Je vous laisse avec les paroles de Qui crie ? que la toile a inspirées à Jean Guidoni.

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Romans policiers

Un projet d’encyclopédie de ce genre de littérature sous forme de vidéos (sur la chaîne d’AceProductions diffusée par Youtube) vous est proposé par Gérard Dastugue, universitaire et maître de conférences à Toulouse (option cinéma et musique de film pour la Faculté Libre de Lettres et Sciences Humaines), une idée bien sympathique…

Qui d’autre que l’écrivain ou l’éditeur, mis à part le lecteur spécialisé, pourrait nous convaincre d’acheter un livre ?

Exemples : avec l’interview de Benoît Séverac :

… ou celle de Patrick Raynal :

… à suivre !

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Un bon petit diable

… est un livre de la comtesse de Ségur que j’ai lu dans mon enfance, et je ne crois pas me souvenir ne serait-ce que d’un épisode des multiples aventures de Charles, quoique je n’aie jamais totalement oublié son ingénieux parafouet 😉

Mais sous ce titre régressif, je voulais vous présenter Tutivillus, le diable au parchemin…

tituvilus

… peinture sur bois, ici sous la chaire d’une église polonaise, ailleurs c’est le diable au sac.

Sa fonction, selon Élyse Dupras, dans le Dictionnaire de la méchanceté de Christophe Regina : noter les péchés commis à l’église ou les garder dans son sac pour les donner en temps utile à son chef, que l’on retrouve aussi dans Diables et saints: rôle des diables dans les mystères hagiographiques français d’Élyse Dupras.

Attention à vous si vous le croisez !

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… surprenantes (lire l’article de La Dépêche), mais il est vrai que quelquefois je ne suis pas bien pensante 😆

Elaeudanla teïteïa de Serge Gainsbourg

Eh Toto de Boby Lapointe, toujours apprise dans les collèges

Le vieux Léon de Georges Brassens

Johnny, tu n’es pas un ange d’Edith Piaf

… plagiée à la même époque en anglais par Les Paul pour Mary Ford (Johnny is the boy for me)

… dont l’original Sanie cu zurgălăi est un grand classique de Roumanie datant des années 30, ici par Maria Lătăreţu :

… toujours interprété de nos jours avec plus ou moins de bonheur

 

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