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Archive for the ‘Littérature et BD’ Category

Ma lecture du soir est le deuxième tome des aventures du procureur Teodor Szacki (le 4ème volume : Inavouable, est sorti), dont j’ai déjà lu le troisième (La rage) et vu le film tiré du premier (Les Impliqués)… preuve, s’il en faut, que l’on peut souvent aborder une œuvre littéraire dans le sens qui vous conviendra le mieux 😉

zyg2Pour expliquer à mes copines de forum quel était mon livre de chevet du moment, je leur ai mis un lien vers la présentation (sans la lire) qu’en a fait Marc Ossorguine et ô, stupeur, en vérifiant ce matin, ce qu’il en avait dit, quelle surprise de me rendre compte qu’il n’hésite pas à véhiculer une grossière erreur ( 😉 ) concernant les buveurs de vodka… il n’y a jamais de bison (juste sur l’étiquette) dans la petite eau, dans ce cas précis du seigle distillé 7 fois, oui, et simplement un brin d’une herbe, dont le nom latin est Hierochloe odorata, famille des Poacées, dite herbe à bison, au délicieux parfum de foin coupé et de vanille qu’elle doit à la présence de la coumarine (principe aromatique que l’on trouve aussi dans la fève tonka à la mode en cuisine chez les chefs)

Petite visite de la ville où se situe Un fond de vérité (Ziarno prawdy), le roman policier de Zygmunt Miłoszewski, écrivain, scénariste et journaliste, dans une traduction de Kamil Barbarski 😉

J’y suis passée un soir d’août 2006 et avais fait une pause le temps d’un repas dont j’ai oublié le menu, il faudrait que je retrouve mon carnet de voyage 😆

Extrait du film Ziarno prawdy, sorti en 2015

Pour la petite histoire, l’herbe à bison entre dans le mélange des plantes fumées dans le calumet de la paix des Amérindiens, elle y est connue sous le nom de Sweet grass et fait partie des quatre médecines sacrées chez certains Indiens des plaines.

Le foin d’odeur est tressé (en bâtonnets) pour être brûlé lors de fumigations purificatrices.

Tressées ou non, les feuilles d’Hierochloe odorata deviennent une matière première pour l’élaboration d’objets décoratifs ou utilitaires dans d’autres traditions

 

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Sur la table de chevet de la chambre d’amis est posé un roman fantastique facile de Marie-Hélène Delval intitulé Les chats pour jeunes lecteurs pas très assidus 😉

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Cette histoire d’une malédiction qui menace le monde est entre les mains de l’invitée du moment…

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… et nous a accompagnées lors de notre pique-nique de Noël 😉

D’abord un chat demi-angora noir qui est venu voir s’il n’y avait pas moyen de gratter une miette, suivi d’un gris chartreux qui a été prié par le premier arrivé de passer son chemin, nous étions ses otages particuliers, puis un noir à poil court, suivi de deux perchés sur la table d’à-côté, rejoints par un isolé, noir avec une tache blanche… nous étions à cinq chats noirs, plus un gris très discret, quand nous avons vu un petit dernier, noir bringé rejoindre la bande 😉

Par chance aucun n’avait d’yeux aux reflets métalliques, nous n’avons pas vu d’animaux saignés et non dévorés dans les alentours. De toute façon, s’ils voulaient nous intimider en jouant les maléfiques, nous avons pris cette belle rencontre à la rigolade !

 

 

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obscurantisme

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Mon sang n’a fait qu’un tour tant il y a de marge entre ouvrir l’esprit des élèves au monde qui les entoure et une quelconque islamisation forcée, les Espagnols ont bien survécu à cette période de leur histoire où musulmans, juifs et chrétiens échangeait leurs savoirs respectifs (pour ne pas être trop restrictive et encore moins réductrice) qui a été pour eux un âge d’or, non ? Depuis ils ont connu pire…

Et donc, j’ai fait des recherches, la chanson incriminée la voici, en version classique, chantée par Kamal Al-Nawawi de l’Ensemble Abdel Karim :

لما بدا يتثنى
Lamma bada yatathanna (bis)
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
Quand elle apparut avec sa démarche si fière
Hélas, hélas, hélas, hélas
Caminaba con paso oscilante
When she appeared with her walk so proudly
حبي جمالو فتنى
Hubbi jamalu fatanna
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
Mon amour m’a séduit par sa beauté
Su belleza me sorprendió
The beauty of my love has seduced me
أوما بلحظـه أسـرنا
Awmâ bi LaHzihi asarna (bis)
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
Ah comme son regard m’a asservi !
Sus ojos me han hecho prisionero
How with her gaze she enslaved me!
غصن ثنى حين مال
Ghusnun sabâ Hina mal
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
C’est un rameau qui captive quand elle se penche
Su talle se dobló mientras se inclinaba
When she bends she’s a branch that captivates
وعدي ويا حيرتــي
Waadi wa ya Hirati (bis)
Ah dans quel trouble elle m’a mis !
¡Oh, promesa mía! ¡oh, confusión mía!
Oh in what troubles she puts me!
مالي رحيم شـكوتي
Mâ li rahîma shakwati
Je n’ai pour compatir à ma plainte
¿Quién puede responder a mi lamento
I got no mercy for my wail
في الحب من لوعتـي
Fil hubbi min law’ati
à cause de la douleur provoquée par cet amour
de amor y angustia
in love cause of this pain
إلا مليك الجمــال
Illa maliku l-jamal
Aman’ Aman’ Aman’ Aman
que la reine de la Beauté !
sino la más llena de gracia, la reina de la belleza?
only the Queen of Beauty!
Fil hubbi min law’ati
Illa maliku l-jamal
(reprise du premier couplet)

… et en très moderne par le Christiane Karam Quartet :

Une chanson que j’ai reconnue immédiatement, même si je ne sais plus qui d’autre que Fairuz (version dansée du film de 1968 Bint el Hares) l’interprétait à l’époque où ce genre de musique faisait partie du quotidien de mon oreille à géométrie variable…

Une dernière en version grand ensemble et chœur enregistrée en 2016

Il en existe bien d’autres…

« Soyez toujours capables de ressentir, au plus profond de vous-mêmes, n’importe quelle injustice commise contre n’importe qui en n’importe quelle partie du monde. C’est la plus belle vertu d’un révolutionnaire… »

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… et c’est ce qu’il a fait cette nuit à son domicile.

Jean d’Ormesson (RIP) entretenait une relation si particulière entre le pouvoir et la littérature qu’elle était, chez lui, comme une seconde nature.

Avis aux amateurs de bonne compagnie, un fauteuil vert sous la coupole elliptique (à l’intérieur) du collège des Quatre-Nations est libre !

Je dirais malgré tout que cette vie fut belle était son dernier roman autobiographique.

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Le langage des arbres

… documentaire réalisé à partir des observations de l’ingénieur-forestier Peter Wohlleben présentées dans son livre La Vie Secrète des Arbres, qui ont été confirmées par les travaux des scientifiques de l’Université du « British Columbia » au Canada.

Pour information, il a aussi écrit un guide illustré qui raconte 250 espèces d’animaux et plantes intitulé La vie au cœur de la forêt.

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Située en Samtskhé-Djavakhétie, la Vichy du Caucase abrite, sept kilomètres vers l’ouest, au bout d’une mauvaise route étroite qui serpente dans la forêt, le palais Likani, au bord de la rivière Kura, résidence d’été du grand-duc Nicolas Mikhaïlovitch de Russie, devenue, à sa mort, propriété d’état fréquentée par les divanprincipaux responsables soviétiques, dont le Père des peuples Iossif Djougachvili, appelé Koba après son premier exil en Sibérie, puis Joseph Vissarionovitch dit Staline.

Lors d’un des réaménagements de la datcha, la salle de bal a été transformée en salle de cinéma pour l’amateur de cognac et de films américains qu’est l’homme d’acier, qui, sur la fin de sa vie, semble hanté par le suicide de Nadejda Allilouïeva, ne fume, dans sa pipe Dunhill qu’il ne nettoie jamais, que du tabac de Géorgie prélevé de la blague que lui a offerte Winston Churchill, et un mystérieux divan a fait son apparition dans le bureau, identique à celui de Freud, le charlatan décadent viennois, à Londres, recouvert des mêmes kilims aux motifs géométriques (sur le canapé et) sur le mur…

Ce qu’il a réclamé, ce sont des livres interdits : L’interprétation des rêves, Histoires de malades et le Conte du Tsar Saltan de Pouchkine…

Sur fond de guerre de Corée, que deviendra le projet de monument d’éternité du camarade-artiste Danilov ? Vous saurez tout en lisant le livre, je n’ai pas vu le film, pas sorti en salle dans ma campagne 😉

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La vibration du roitelet

Alors que je viens d’achever la lecture des plus de mille pages (en version poche) du prix Pulitzer 2014, qu’il m’a fallu attendre plus de la moitié du conséquent pavé pour retrouver le chardonneret de Carel Fabritius, sujet évadé, malgré sa chaîne, de la fiction, que mésanges, moineaux et rouge-gorge volètent dans le jardin autour d’une boule de graines, je ne quitte pas la gent ailée puisque la saison des amours du plus petit des passereaux d’Europe a inspiré les paroles de cette chanson…

… que Wacław Zimpel et Jakub Ziołek ont enregistrée au Tonn Studio de Łódź, fin janvier 2017.

Wrens have been gorging on

Meadows blindly

Following the bride

We have failed to be

Much more distant than

The real is to night

All I ever knew is

How misguiding is

Hanging on to words

Under aspen tree

We will vibrate

Wiping out the birds

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Faut-il y voir un signe ? Mystère ! Alors que mon seul stress ne devrait être que quelques rêves de pannes de réveil ou d’oublis de quelque chose d’important dans feu l’exercice de mes fonctions, réminiscences de mon subconscient non encore nettoyé de ce qui fut longtemps mon quotidien, curieusement, cette nuit j’ai mal dormi.

Comme tous les soirs, vaisselle qui sèche dans le panier, ablutions faites, j’ai pris le gros roman de 800 pages (1100 en édition de poche sans les remerciements), réputé sublime, sur ma table de chevet pour en lire quelques pages, j’ai éteint, me suis retournée et normalement, je dors en 5 minutes…

Mais il faisait vraiment trop chaud, puis l’orage a grondé et je me suis levée pour aller débrancher la box, la grosse mouche d’en bas m’a suivie à l’étage et a réveillé les instincts de prédateur du chat, j’ai donc pris, en attendant que la chasse soit terminée, le second livre présent à ma portée, celui qui amorti le tic-tac du réveil, mais s’il est plus léger pour mes mains…

… il s’est avéré que les quelques 140 pages qui reprennent  l’histoire tragique du charismatique  Père Jerzy Popieluszko, aumônier historique de Solidarność (aux aciéries de Huta Warszawa), en poste à l’église Saint Stanislas Kostka de Varsovie (Kościół św. Stanisława Kostki) sauvagement assassiné en 1984 par la police communiste et jeté dans les eaux de la Vistule sous le pont du lac de Włocławek, ne sont pas soporifiques, et m’ont ramenée, entre autres, au 15 août 2006, où nous avions terminé notre tout premier tour de Pologne, avions quitté les cousins paternels tout juste découverts, avions testé notre capacité à trouver un endroit pour dormir, et nous étions offert un bain de pieds dans la Baltique. Pas de souci pour les repas ou les courses, nous avions déjà une petite expérience et nous nous apprêtions à regagner la France à l’aide d’une carte de l’Allemagne achetée à la dernière station-service polonaise trouvée sur le chemin du retour de cette escapade imprévue…

En ce jour de l’Assomption de Marie j’ai donc eu envie d’entendre un des chants entonnés par les ouvriers lors des Messes pour la Patrie qu’il célébrait, en voici une avec des images de la répression de 1981  😉

 

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Ce n’est pas encore l’automne, mais le poème Chanson d’automne de Paul Verlaine est de rigueur…

Électrocution confirmée pour la chanteuse aux pieds nus Barbara Weldens, en plein concert mercredi soir lors du festival Léo Ferré à l’église des Cordeliers de Gourdon, dans le Lot.

Suicide par pendaison pour Chester Bennington, chanteur et leader du groupe Linkin Park’s

Il n’est pas interdit de préférer Les feuilles mortes de Jacques Prévert.

Autre monstre sacré disparu, le comédien Claude Rich est parti apprendre aux anges à boire un cognac… avec modération bien sûr.

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… ou l’art se s’inventer une nouvelle vie, d’aimer les complications qui en découlent et accessoirement sombrer dans la folie ou se suicider ? Raisons et motivations sont propres à chaque menteur, nul ne peut prendre sa place et prétendre savoir la direction qu’il aurait prise. De tous temps, dans les familles, ces secrets inavoués ont fait de terribles ravages…

En littérature où le nom de plume est une pratique courante, le cas de l’unique double Prix Goncourt attribué en 1956 à Roman Kacew alias Romain Gary pour Les racines du ciel, puis en 1975 sous le pseudonyme Émile Ajar pour La vie devant soi, avait abouti à la création physique d’un faux incarné par Paul Pavlowitch.

En musique, je viens de découvrir, (après l’adagio d’Albinoni écrit en 1945 et le faux Beethoven japonais ni sourd, ni compositeur), le faux compositeur néerlandais du XVIIIème siècle : H. Van den Budenmayer, dont le Concerto en mi mineur, SBI 152 – Version de 1798 est au générique du film La double vie de Véronique, Funeral music à celui de Trois couleurs : Bleu, et Do not take another man’s wife dans le dernier film de la trilogie Trois couleurs : Rouge. Le concerto était déjà évoqué dans le 9ème film du Décalogue de Krzysztof Kieślowski : Tu ne convoiteras pas la femme d’autrui.

Il est le fruit de l’imagination et de la complicité entre le cinéaste décédé en 1996 et le véritable compositeur des musiques de ses films Zbigniew Preisner qui œuvre toujours de concert avec la soprano Elżbieta Towarnicka.

Le Concerto en si de Van den Budenmayer, lui, est au générique du court-métrage d’animation Migrations de Constantin Chamski décédé en 2006, mais s’il précise dans une interview que l’inspiration lui en est venue chez le dentiste, il ne nous révèle pas où il a trouvé ce concerto 😉

Ce film a été Second Prix de la meilleure utilisation des techniques numériques à Manchester (Royaume-Uni), Prix de la meilleure animation à Montecatini (Italie) et Lutin des meilleurs effets spéciaux en France, le tout en 1999.

 

 

 

 

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