Le vélo-puce…

Puce, pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est sauteur ! 😉

(Copie d’écran : Nocy Muzeów w Pilźnie)

C’est cette affiche, concernant la nuit européenne des musées de samedi dernier à Pilzno, qui m’a fait découvrir Krystian Herba, le casse-cou détenteur de six records inscrits au Guinness. 😉

#17 Rowerowe SHOW !!! Zobacz relację!!!

Bien évidemment les vélocipèdes (ou draisiennes) de la fin du XIXe siècle, et autres deux-roues de l’entre-deux-guerres ou d’immédiatement après 1945 présentés, n’ont pas servi à la démonstration de virtuosité prévue ! 😉

Nuit européenne des musées

Celle de 2022 est prévue pour après-demain, samedi 14 mai, et elle est illustrée par une image très graphique que, sur le moment, j’ai cru d’origine slovaque (vous savez ce petit pays qui a été récemment rayé de nos cartes par ceux qui voyaient une frontière commune entre la Pologne et la Hongrie) parce qu’elle me rappelait les mythiques affiches polonaises et que j’étais très contente de retrouver le même inattendu dans l’esprit outre Carpates ! 😉

Vérification faite sur le site officiel du Ministère de la Culture, l’affiche n’a aucune inspiration d’Europe qu’elle soit centrale ou de l’est, elle date de 2017 et est l’œuvre conjointe de Paul Perretti et Corentin Vigneron qui travaillent à Rennes. Ils aurait plutôt, et de manière totalement inconsciente, reproduit l’ambiance du film d’animation de Paul Grimault, sur un texte de Jacques Prévert, d’après La Bergère et le Ramoneur de Hans Christian Andersen, Le Roi et l’Oiseau. Un grand bravo à eux ! 😉

La superbe bande sonore du Roi et l’Oiseau est ici => Le Roi et l’Oiseau – OST – Wojciech Kilar 1980

Pour cette fameuse nuit, à Prešov, en Slovaquie, le programme (à la traduction brute du gogol sûrement à partir du slovaque) est très différent de celui (à partir de l’ukrainien) proposé par LEM.FM, qui concerne un autre lieu comme le SNM – Múzeum rusínskej kultúry dans l’ancienne caserne Antonín Zápotocký au 20 rue Masarykova à Prešov, ou même le Skanzen SNM – Múzea ukrajinskej kultúry – Svidník, est le suivant :

CHÂTEAU à Stará Ľubovňa : Samedi 14 Mai 2022 de 18h00 à 23h00

Musée Ľubovňa – Château de Stará Ľubovňa invite les personnes intéressées par la culture à des expositions au château et au musée en plein air pour vivre des visites nocturnes en plein air. Le programme culturel débutera à 18h00 avec la Sainte Liturgie dans l’église en bois de St. Michel l’Archange (NDLR : pas celle de Ladomirová, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008, mais celle du skansen -musée ethnique en plein air- autour du château). Une sainte liturgie solennelle en soirée dans la langue slave de l’Église et un programme folklorique ultérieur présentant les traditions associées à la transition du printemps et de l’été, culminant avec la construction de mai. Dans le cadre de la Nuit des musées, le Musée de l’architecture populaire sera ouvert en nocturne et proposera des visites de maisons en bois avec des sons et des voix associés au mariage, au baptême, à Pâques et à Noël et une visite guidée du village de nuit racontant tous les secrets et la magie que les gens croyaient. Au château de Ľubovňa, le programme débutera à 21h00 avec une représentation théâtrale basée sur le thème « Spišský advance ». Le clou de la soirée sera une visite unique du sous-sol du palais gothique.

Muzička – Ivánku Ivánku [Ruthenian folk songs from Eastern Slovakia]

Pour les curieux lotois, vous aurez le choix entre le Musée Champollion et Les écritures du Monde, à Figeac, rien ne serait prévu à Cahors, pour les autres départements, demandez le programme => ici (et pour plus de sûreté, directement aux instances locales de votre domicile ou lieu de résidence).

Le Musée Champollion – Les Ecritures du Monde à Figeac

Bonne nuit des musées à vous ! ♥

Son chant du monde…

Vous savez tous que j’aime beaucoup Jean Lurçat (Vieux documentaire en anglais sur la tapisserie et Jean Lurcat), mais, le jour où j’ai visité l’ancien hôpital Saint-Jean à Angers, où sont exposées les dix pièces de tapisseries réalisées entre 1957 et 1965 qui forment le Chant du Monde, je n’ai pas fait une seule photo, parce que l’éclairage n’était pas bon (j’étais simplement passée à la boutique pour garder une trace de cette visite) et le flash interdit…

Voici quelques explications (en anglais) sur cette œuvre, toujours d’actualité plus de cinquante ans plus tard…

Le Chant du Monde by Jean Lurcat – The Song of the World – by Jean Lurcat.avi

Composée, en son temps, comme la version modernisée de la Tenture de l’Apocalypse (selon St Jean, dite d’Angers et conservée au château en bordure de la Maine), tissée au XIVe siècle (et dont des fragments ont été retrouvés et inventoriés à Paris, en avril 2020 lors du premier confinement covid-19), je ne peux m’empêcher de penser qu’un lendemain qui ne chante pas vraiment (et que je me promets de ne pas trop commenter) mais est raisonnablement moins pire, peut servir de très bonne occasion pour contempler les avertissements répétés contre les méfaits de notre folie émis par nos prédécesseurs sur cette terre…

Pour qui voudrait feuilleter l’ouvrage imagé de Gérard Denizeau consacré au Chant du Monde, c’est => par ici.

Histoire de la tapisserie de l’Apocalypse

En un mot, si, par le plus grand des hasards, vos pas vous mènent en Anjou, prenez le temps d’y bien vivre, sa capitale mérite certes que l’on s’y arrête, mais vous y trouverez aussi bien d’autres pépites pas très bien cachées ! 😉

Musée Jean-Lurçat à Angers

Bonne semaine à vous, nous restons en Europe, nous pouvons encore continuer à mâcher du chewing-gum et n’avons pas besoin (pour l’instant) d’apprendre le russe ! ♥

Du Beau…

La morosité de rigueur nous éloigne, de plus en plus, de ce qui pimente, un peu (selon la sensibilité de chacun), le quotidien de la majorité qui ne vit pas dans les ors des palais ou le luxe de l’élite… Si bien que les Journées européennes des métiers d’art (28 mars au 3 avril 2022) n’ont bénéficié en province que de 41 secondes de visibilité sur YT pour, par exemple, Valence et Romans et 13 secondes pour les artisans d’art des Hauts-de-France…

Journées européennes des métiers d’art 2022 (Valence Romans Tourisme)

… contre 2 minutes 18 pour Saint Germain (Boucles de Seine) plus proche des grandes écoles spécialisées. En 2015, les pays du Jura publiaient une vidéo de 10 minutes pour annoncer ces rendez-vous prestigieux…
Bande-annonce des Journées Européennes des Métiers d’Art 2022 ! (Office de Tourisme Saint Germain Boucles de Seine)

Mais bien sûr, accorder un jour de congé fixe dans la semaine, à des salariés contraints, c’est courir le risque qu’une subite passion dévorante les détourne à tout jamais du boulot insignifiant, rarement gratifiant, auquel ils sont condamnés. Pourtant, à être misérable parce que honnête, une part de rêve peut aider à faire passer la pilule de la triste réalité (et là, c’est la dentellière, qui fut parisienne, qui parle en connaissance de cause) !

À l’étranger, le musée Praga de Varsovie a participé à ces journées en organisant une exposition temporaire sur de beaux objets en bois, ainsi qu’une manifestation dans le domaine du vitrail dans un usage domestique.

Oprowadzanie „Rzeczy do zabawy. Edward Manitius i jego wytwórnia” | Muzeum Warszawskiej Pragi

Outre l’exposition temporaire (hors thème) du musée consacrée à Edward Tadeusz Manitius (1902–1975) – industriel, designer, propriétaire de l’usine de jouets et de produits décoratifs à ul. Kępna 15 à Varsovie, s’ajoutait la visite de l’atelier Magedi (puisque le thème 2022 était le verre) ainsi que de son espace d’exposition et de l’atelier d’Edward Magdziarz.

L’Allemagne (et avec une moindre mesure la Hongrie) avait un programme plus étoffé, et je n’ai pas encore été voir ailleurs 😉

Webcam des bisons

Cela faisait quelques semaines que j’observais en vain cette caméra dans l’espoir d’en voir un (ou plusieurs), c’est chose faite, ils se sont rapprochés (et avec des petits) de la clairière où les forestiers du parc national de Białowieża leur donnent un supplément de nourriture chaque hiver 😉

(Copie d’écran de la webcam Żubry online)
Autres vidéos de la chaîne Lasy Państwowe qui diffuse parfois le live des bisons.

L’observation nocturne est rendue possible grâce à un éclairage infrarouge qu’ils ne perçoivent pas. Lorsque les températures seront plus basses, le roi de la forêt partagera éventuellement ses petites douceurs avec des cerfs et des sangliers de passage, en plus des nombreux autres petits animaux des alentours qui se laissent volontiers tenter par l’aubaine.

Pour mémoire, tout ou presque sur l’animal et la politique de sauvegarde de l’espèce par la Société internationale pour la protection du bison, créée en 1923.

D’autres renseignements sont disponibles directement sur le site lasy.gov.pl, à la page des forêts domaniales. Les éleveurs français (et oui, les animaux en surnombre, sont exportés) ont un site (Bisons de France) où ils sont répertoriés (y compris les vendeurs de viande, il ne faut pas se leurrer).

En plein jour, on y voit quand même mieux ! 🙂

Belles observations à vous !

50 ans après…

(Source de l’image : La Dépêche du Midi)

Ne m’y cherchez pas, je n’y étais pas, ma virée dans le nord du département s’est faite, indépendamment de ma volonté, 15 jours plus tard, et, si j’avais bien pensé, le samedi en question, à cette réunion des anciens de la promotion, j’ai quand même totalement zappé l’article du journal lors de mon survol quotidien des titres de l’actualité lotoise. 😉

Il est vrai aussi, que mes pèlerinages sur les lieux du passé se font, chez moi, en comité restreint et, que si les contacts avec mes ex-camarades de classe avaient cessé dès ma deuxième année en enseignement supérieur (nous n’étions que 2 de la même Terminale à Toulouse, pas dans la même faculté, ni la même cité universitaire), je reste étonnamment fidèle aux endroits où j’ai vécu, que j’aie aimé, ou pas, le séjour, alors que la mémoire des noms et visages me fait entièrement défaut dès que la page est tournée.

Pour ma défense, lorsque, enfant d’à peine 10 ans, j’étais arrivée dans le Lot, pour ma dernière année de primaire, je savais déjà, par expérience, que nous en repartirions quelques années plus tard (je n’avais pas prévu un accident de la vie qui nous a fait y émettre quelques maigres racines), en laissant les amis derrière nous, et que les départs étaient des déchirements. Je m’étais donc préventivement auto-conditionnée pour ne plus m’attacher aux personnes que j’allais côtoyer, précaution (handicapante certes, mais au final salutaire) qui m’a été utile tout au long de mon existence faite de cartons et de multiples déménagements, et oui, la bougeotte en mode de vie dès le berceau, cela ne vous quitte jamais vraiment ! 🙂

Aux dernières nouvelles, ils voudraient reconduire cette journée festive au printemps prochain, si Dieu nous prête vie ! 😉

Bonne ou moins bonne nouvelle ?

Elle est parue dans La Dépêche ce matin :

Dit « l’Olympia » du Lot, aussi thé dansant et galerie d’art du temps des Delbos, le vertueux Casino (il n’a jamais obtenu sa licence pour les jeux d’argent) a vécu… il serait temps de passer à autre chose plutôt que d’avoir une bâtisse aux portes closes, mais… bar à tapas ?

L’évocation des heures de gloire du lieu par le maître de céans sur => France Musique le 5 janvier 2013.

La dernière fois où je l’ai vu, c’était en 2018, en flânant dans la ville après un pique-nique dans un jardin public au bord de la Bave, en attendant l’heure d’ouverture de l’exposition temporaire Dom Robert, un semeur de joie, aux Tours de Saint-Laurent qui dominent Saint-Céré.

Exposition (que j’avais présentée => ici) qui m’avait aussi permis de découvrir (cerise sur le gâteau) les sculptures de Rossane Timotheef, la seconde Madame Lurçat (la première fut Marthe Hennebert), totalement ignorées (les sculptures) par la dernière épouse Simone Selves qui les avait consignées dans une tour fermée au public, de revoir l’atelier-musée et ses changements entre l’ouverture au public de vivant de Mme Simone Lurçat et son devenir après son décès en 2009 (et la donation qui en avait été faite au Conseil général du Lot).

L’avenir nous le dira, bonne semaine à vous ! 😉