Similitudes ?

Alors que les grenouilles dont j’écoutais les chansons se réjouissent d’une subite averse post-vent d’autan, et moi d’avoir mis aux abris le romarin rampant qui a fait son temps et me servira à allumer le poêle quand je l’aurai débité en petit bois, la chanson mongole traditionnelle Chingges Khaanii Magtaal à la gloire d’un valeureux chef militaire du passé m’a adressé un clin d’œil appuyé 😉

Ne me demandez pas pourquoi, j’ai immédiatement pensé à la chanson Les Daltons interprétée par Joe Dassin, en me demandant qu’est-ce qu’elles pouvaient bien avoir en commun, hormis le fait d’être des chansons de cow-boys ?

Cette association surprenante par mon esprit, l’est encore plus, lorsque l’on sait que la chanson de Dassin est l’adaptation en français d’une chanson traditionnelle du folklore américain intitulée The Ox Driver, interprétée par les pionniers du « folk revival » The Brothers Four…

Page tournée

Vous n’y échapperez pas, j’ai eu ma période grecque et le Zorba de Michael Cacoyannis adapté du roman (Alexis Zorba) de Níkos Kazantzákis avec sa bande originale signée Míkis Theodorákis a été, avec quelques autres, une référence positive dans ma vie à chaque fois que j’ai eu besoin de décompresser…

Le compositeur Míkis Theodorákis n’est plus, c’est triste, mais sa musique grande ou petite, reste.

Canto General, Pablo Neruda et Míkis Theodorákis, le 23 avril 1993 au Teatro Monumental de Santiago du Chili, avec Arja Saijonmaa (mezzo-soprano), Petros Pandis (baryton), Coro Ars Viva (Santiago) et Coro Sinfonico de la Universidad de Chile dirigés par Waldo Aranguiz et Guido Minoletti, narrateur : Nicanor Parra, Orquesta Sinfonica de Chile et Orquesta Filarmonica de Santiago dirigés par Míkis Theodorákis. J’ignore momentanément qui sont les huiles au premier rang dans la tribune…

Dead flowers

Il fut une époque où les amateurs de rock se partageaient entre fans des Beatles qui n’aimaient pas les Rolling Stones et ceux qui ne juraient que par les pierres qui roulent parce qu’ils n’aimaient pas les franges trop sages des beat-scarabées, j’ai toujours fait partie des fans du second groupe par pur esprit de contradiction, tout en aimant bien (aussi) les mélodies du premier 😉

Alors, c’est avec un grand plaisir et beaucoup de nostalgie que j’ai vu la rediffusion du seul spectacle où le groupe avait joué tous les titres de l’album Sticky Fingers (pour fêter sa réédition en 2015) en concert-hommage à Charlie Watts décédé le 24 août dernier et aussi à l’occasion du cinquantenaire du premier disque sorti (en avril 1971) par le label tout neuf Rolling Stone Record (j’avais acheté ce vinyle, cela ne me rajeunit pas).

L’énigmatique bassiste historique Bill Wyman avait déjà quitté le groupe (fin 1992, remplacé avec statut d’accompagnateur par Darryl Jones), pour réaliser quelques projets musicaux plus personnels et tenir le très branché restaurant londonien Sticky Fingers qui vient de fermer suite à la crise sanitaire.

Des méchantes langues disent de Charlie Watts, le plus sage des R. Stones, qu’il fut le plus mauvais des grands batteurs… j’en suis étonnée, j’ai toujours cru que ce titre revenait à Sir Richard Starkey (Ringo Starr) 😉

Extrait du concert, comme je préfère la version album de la chanson Dead flowers à celle du live, ma proposition sera donc I got the Blues qui conviendra parfaitement…

Pour qui est intéressé par ce concert du 20 mai 2015 sur la scène du Fonda Theatre de Los Angeles, dans son intégralité, il est disponible => ici sur YouTube, jusqu’au 1er octobre 2021.

Concentré d’histoires…

Les uns font fortune, les autres perdent tout, mais les bons le resteront même dans l’adversité alors que les méchants le seront encore plus dans le succès, et des frères s’entretueront pour une pépite, telle est la dure loi de la minisérie Into the West de Steven Spielberg, proposée au Replay par => Arte, attention, cela jusqu’au 20 septembre seulement.

Non spécialiste de l’histoire américaine, j’ai pourtant bien aimé la roue des destins croisés de Jacob Wheeler et d’Aimé par les bisons, entre 1825 et 1895, sur fond de migration vers la mythique Californie avec l’appropriation des terres amérindiennes et la résistance des tribus Lakotas, puis la ruée vers l’or, le métal qui rend fou, les massacres, ruses et mensonges, la construction du chemin de fer et souffert avec la politique d’assimilation culturelle.

Spectacle à gros budget datant de 2005, il faut saluer le réalisme des décors sous la houlette de Marek Dobrowolski, on pourrait s’imaginer dans sa propre conquête de l’ouest, avec mention spéciale pour les scènes avec les bisons, mais je noterai un petit bémol toutefois, pour un infime détail dans le dernier épisode de la version française, où l’on recherche George – Voix qui porte, jeune homme bien policé par l’éducation forcée, « parlant français » (Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, était bien aux côtés des insurgés américains lors de la guerre d’indépendance, mais au siècle précédent entre 1777 et 1783), cela sonne toujours bizarrement à mon oreille dans une série américaine, et ce, même après une nuit de sommeil ! 😉

Décollage imminent

Des générations d’adolescents ont crié leur mal de vivre sur la chanson S.O.S d’un terrien en détresse de Daniel Balavoine (dans le rôle de Johnny Rockfort), extraite de l’opéra-rock cyberpunk Starmania, de Michel Berger, sur un livret de Luc Plamondon (1979).

Puis la version plus musicale et nuancée de ce même titre par Grégory Lemarchal a eu les faveurs d’un immense public, mais je pense avoir trouvé encore mieux avec Dimash Kudaibergen, un jeune chanteur du Kazakhstan, ici dans la 5ème saison (2017) du programme de divertissement chinois I Am a Singer (il a terminé second) 😉

Fils d’artistes reconnus (père musicien et mère soprano), on ne peut plus précoce (première scène à l’âge de 2 ans), l’oreille absolue, une tessiture de 7 octaves et une formation lyrique… qui pourra le détrôner ?

Pourquoi je vis, pourquoi je meurs

Pourquoi je ris, pourquoi je pleure

Voici le S.O.S d’un terrien en détresse

J’ai jamais eu les pieds sur Terre…

Capucine, Carmen, Marilyn, Pimprenelle & Salomé…

Non, ce ne sont pas les danseuses de la vidéo, Carmen la rose irisée, Marilyn la blanche et Salomé la jaune sont les appellations qui me permettaient de différencier mes belles de nuit (Mirabilis jalapa) quand j’en parlais, autrefois, sur un forum de jardinage, j’ai toujours le même regret à leur égard, car, malgré tous mes efforts (et les récoltes de graines chaque fois que j’en vois une) je n’ai jamais réussi à avoir la variété panachée qui les réunit toutes en une fleur…

Pimprenelle est très discrète et son feuillage a le goût du concombre, quant à Capucine, si j’adore le goût poivré franc de ses feuilles hachées dans une salade, j’aime moins le nuancé de sa fleur (ou alors je n’ai pas croqué la bonne couleur). Vous prendrez bien une guimauve ? 😉

Belle semaine à vous ! ♥

La guitare sportive

Dans la série « La musique adoucit les mœurs », voici la guitare, celle qui, à elle toute seule… se prend pour un orchestre symphonique, oui, j’ai bien dit symphonie généralement exécutée par un nombre important d’instrumentistes, et là, en jouer (les présences du jury et du public sont indispensables) devient effectivement très sportif ! 😉

Une fois que l’on a fait connaissance avec ce prodigieux jeune guitariste, on cherche la version « propre » de ce morceau qui est bien plus agréable à écouter (voir la vidéo => ici).

Pour qui n’est pas grand classique, ni répertoire italien ou même espagnol, il s’essaie (et explore) aussi à d’autres univers sonores 😉

Longue vie à Marcin Patrzałek (interview pour Guitar World), on lui souhaite une belle carrière musicale !

L’accordéon à pédalier

Découvert inopinément dans une vidéo du Jarmark Hetmański 2021 de Zamość (une foire aux produits artisanaux locaux), la dame qui en jouait et sa collègue percussionniste étaient restées de mystérieuses inconnues non répertoriées par celui qui avait filmé puis mis en ligne les intervenants à la manifestation… mais, comme l’instrument m’intriguait, je ne pouvais pas m’en contenter, d’ailleurs, si vous l’avez pensé c’est bien mal me connaître !

Alors, pour fêter 2 jours presque sans pluie (nous avons encore les nuages, ils ne sont pas tous partis faire de gros dégâts à Cologne) après un 14 juillet avec défilé (et une première Dame surprise sans masque) mais sans les flonflons du bal ni le feu d’artifice (les 2 ou 3 fusées tirées sous la pluie n’ont pas dérangé le chat et m’ont juste fait dresser une demi-oreille), voici l’accordéon à pédalier en action avec Kapela Kanka Franka, le nom du duo anonyme (pendant seulement toute une journée !) 😉

Małgorzata Makowska (harmonia pedałowa) qui joue souvent pieds nus et Magdalena Balewicz (bęben obręczowy) ont été les élèves de feu Franciszek Racis, violoniste émérite, le dernier musicien folklorique de Jasionowo en Podlachie (dans le district de Suwałki) et interprètent majoritairement ses compositions pour lui rendre hommage…

L’instrument est encore utilisé dans les orchestres folkloriques principalement en Mazovie, sur la rive droite de la Vistule (Karpie et Garwolińskie) et en Podlachie, il est beaucoup plus rare ailleurs (souvent remplacé par des claviers) et pratiquement inconnu en France.

Prenez soin de vous ! ♥