Petit précis de chimie domestique

Leur moulin à sel est plus imposant que celui verre et plastique (du Saunier d’Occitanie, sel marin de l’Aude, que l’on m’a vendu pour une IGP de Salies de Béarn, le sel gemme du jambon de Bayonne) que je suis en train de tester… et quand je mets de l’ail à fermenter, ce n’est jamais plus de 2 tresses à la fois, qui, chez nous, sont bien moins fraîches que cette très belle récolte !

Natural Antibiotic ! The Secret of keeping it fresh for 1 year !

Bien évidemment, comme je pratique la chose de => cette façon, moins empirique, je peux vous dire que ce n’est que la première partie du processus, qui sera suivie d’une fermentation pendant une dizaine de jours, au cours de laquelle, le bocal, malgré (chez moi) son couvercle mécanique avec joint, pourra déborder, avant que l’on puisse entreposer ses conserves, pour bien plus qu’un an (mon pot de service, au réfrigérateur une fois ouvert, est daté d’octobre 2020), et je me sens frustrée de ne pas voir la suite, le tapis inondé, le nettoyage des pots avant la mise en place des couvercles et le rangement au cellier ! 😉

Pour les adeptes de l’ail noir, la technique à mettre en œuvre est plus compliquée et demande une entière maîtrise des facteurs température et humidité. J’en ai acheté une gousse que je n’ai pas testée le jour où, avec les cousins de la branche familiale italienne, nous avons fait dégustation de différents crus fermentés (ail violet de Cadours, rose de Lautrec, blanc de Lomagne)… pas plus, je n’ai pas pensé, à mes petits bocaux d’ail fermenté dans du miel… mais il est vrai que j’attends l’Occasion, la bonne ! 😉

Les épices de Jacques

Si, comme moi, le rayon épices du magasin local ne vous offre pas le mélange de poivres à votre goût pour le moulin, et que vous avez des envies de saveurs plus exotiques que son ordinaire, vous regarderez peut-être chez l’incontournable Bahadourian de Lyon qui tient aussi boutique sur internet, alors que le temple en la matière, l’Épicerie Izraël, 30 rue François Miron à Paris (IVe), n’est géographiquement pas à votre porte et n’offre pas ce service… je viens de tester, et donc vous propose, une autre alternative en ligne, qui fonctionne très bien, et dont l’adresse physique est une petite boutique en Ardèche : Papilla Épices, 1 place du 14 juillet, 07200 Aubenas.

Institution albenassienne, Michèle, la titulaire historique avait partiellement passé la main début 2015 et, si vous voulez mieux connaître Jacques, son remplaçant, qu’elle a formé pendant trois mois, un podcast de la Lunch Box du 21 septembre 2020 est disponible sur la webradio « Allo la planète », et vous aurez en prime deux recettes pour utiliser quelques épices qu’il aime bien => Jacques, un voyage dans le monde subtil des épices.

Commande passée samedi, le colis est bien arrivé chez moi hier, conforme à mes désirs, épices soigneusement emballées, et, avec un petit cadeau pour continuer le voyage culinaire, merci à lui ! ♥

Source de la copie d’écran : Papilla, épices et produits exotiques.

Vendre du rêve…

Arrivée par le hasard de l’algorithme YT sur cette vidéo, je l’ai regardée de bout en bout avec un peu d’admiration et beaucoup de crainte quant à la durabilité effective de cet habitat qui se voudrait peut-être vertueux du point de vue écologique, même si je me doute que ce ne soit pas la préoccupation réelle, ni même actuelle du titulaire de la chaîne basée en Ukraine.

Il semblerait aussi que ce soit un élément d’un projet plus ambitieux que les circonstances auraient mis à mal (tous les liens sous la vidéo pointant vers des erreurs 404 Not Found, sauf celui du compte Instagram).

House for yourself. With my own hands. Start to finish (Lesnoy_Near the fire)

J’y vois aussi un mélange d’une ancienne tradition mâtinée d’apports irréfléchis de notre société de consommation qui privilégie le jetable plutôt que le durable, mais le fait est, que cette expérience mise en ligne le 9 juillet, affiche à l’heure où j’écris ce billet 1 630 316 vues…

Pour celles et ceux qui comme moi ont trop chaud, il existe une réjouissante version bivouac hivernal des plus rafraîchissante, dans le style 48h de camping grand luxe pour ermite, tout est dans le sac à dos ! Je partagerais bien volontiers son repas… 😉

Bon courage aux juillettistes rentrés et bonnes vacances aux aoûtiens, soyez sages sur les routes et évitez de jouer avec le feu !

La recette du jeudi

C’est l’invention d’un petit matin à la fraîche, le pesto aux herbes sauvages de mon jardin, dont le contenu du pot non entièrement rempli a été tartiné au petit déjeuner et apprécié à sa juste valeur ! 😉

Les ingrédients : 100g d’un mélange de jeunes pousses de pourpier et des tendres sommités fleuries de chénopode blanc tout juste cueillies, 30g de noisettes et une cuillère à café de graines de fenouil, une grosse gousse d’ail frais, plus une gousse d’ail lactofermenté, le jus d’un demi citron, 45g de parmesan, sel et poivre à votre goût, et de 35 à 40g d’huile d’olive selon la consistance désirée.

Le mode opératoire : torréfier noisettes et graines au chalumeau de cuisine ou à la poêle, laisser refroidir, rincer les herbes et les sécher dans un torchon-éponge, puis tout mettre, sauf l’huile, dans son mixeur et appuyer sur le bouton, rassembler à la spatule le résultat au fond du bol, rajouter une partie de l’huile et appuyer une nouvelle fois sur le bouton pour émulsionner sa préparation, procéder de même avec le reste de l’huile et remplir des petits pots (à conserver au réfrigérateur sous une couche d’huile si vous voulez les garder plus de la semaine, ou au congélateur) et régalez-vous ! 😉

Autrefois…

C’était bien avant que la société de consommation ne s’essouffle, l’humain savait encore ce qui était absolument essentiel pour lui…

Pierre des Boutières

Merci à kryzab dont le billet sur sa soupe à l’oseille m’a fait parcourir mes archives et ainsi me rendre compte que j’avais si j’avais encore la recette de la soupe aux orties d’Hubert, j’avais perdu (j’ai corrigé le billet) celle de la soupe du Pierrot et qu’il est un peu trop tard pour la lui demander…