Du manque…

Serais-je, en définitive, véritablement accro au canard, et d’ailleurs, est-ce qu’une telle addiction peut exister ?

Et comment me sevrer d’une furieuse envie d’un magret aux pommes à la sarladaise quand les effets de l’abattage massif des palmipèdes induit par la grippe aviaire provoquent l’arrêt des structures de transformation sur le département ?

Source de la copie d’écran : La Dépêche)

Je n’ai pas la réponse à ces épineuses questions, la seule chose que je peux dire avec certitude est qu’en lisant ce titre, je suis comme un drogué en manque (voyons, c’était quand mon dernier magret ?) et que juste d’y penser j’en ai l’eau à la bouche (je ne suis végétarienne qu’un jour sur deux, et aujourd’hui c’est le jour du marché et donc du poisson) !

Мар’яна Садовська – Ой, Пливe Кача По Тисинi – Plyve kacha po Tysyni – Maryana Sadovska

Cette situation impose, dans mon cellier, le recensement des pots de graisse encore en ma possession ainsi que leur re-cuisson pour en assurer la bonne conservation tout le temps de la limitation raisonnée de son utilisation, car… il n’y aura pas de réapprovisionnement de la ressource avant probablement l’année prochaine ! 😦

Comment faire le buzz ?

… et/ou faire le buzz sur internet est-il toujours bon pour les affaires et la croissance de sa start-up ?

(Source de la copie d’écran : La Dépêche)

Il semblerait que les déclarations de cette femme qui aurait le profil pour être au gouvernement, lui aient valu une volée de bois vert, ma foi bien méritée… quelquefois les réseaux sociaux vont plus vite que notre pensée !

Après enquête, ce monde du complément alimentaire pour les femmes, dont le produit phare traite à la fois rides et acné (une aberration, quand on a de l’acné, ce n’est généralement pas en même temps que les rides), vendu en ligne et en cures de 1, 2 ou 3 mois, à un prix astronomique ne mérite pas plus de publicité gratuite, d’autant plus que les milliers de femmes (sur 35 028 853 selon l’Insee) qui l’utilisent peuvent bénéficier d’un offre promotionnelle découverte (deuxième aberration) de 10€ (pour pouvoir écouler des dates courtes, ce qui n’est pas dit, mais sous-entendu dans le commerce). Un parfum clairement de piège à gogos, qui plus est, quand on lit la liste des ingrédients avoués…

Quant à demander à des stagiaires non rémunérés (ou une misère) de travailler plus de 35h par semaine, dans des locaux souterrains, si cette dame a des enfants, je me demande ce qu’elle penserait si on leur faisait subir le même sort… c’est de l’exploitation pure et simple !

Souvenir d’une expérience personnelle à une époque où j’étais en fabrication, en laboratoire, dans la salle des coffres d’une ancienne banque reconvertie, je peux vous dire qu’après une journée sous terre, j’aimais bien retrouver la lumière du jour… mais il me fallait aussitôt replonger dans le métro pour rentrer chez moi, l’expérience n’a pas trop duré, j’ai vite rebondi et changé de crèmerie !

Quelques couleurs et une histoire d’herbe bourdonnante pour oublier l’esclavagisme moderne des nouvelles générations d’affairistes…

Zaszumiała w sadeńku traweńka – Karolina Cicha

Du coq à l’âne, Eurovision des plus déplorables, si la Grande-Bretagne était gagnante devant la Suède et l’Espagne à la fin du décompte des jurys, le vote de sympathie, mais sans réflexion du public a largement plébiscité l’Ukraine dont le jury n’a pas remercié les Polonais (même pas par un misérable petit point) qui ont ouvert leur frontière et fourni un secours sans faille depuis le début du conflit, mais les Anglais pour leur aide. J’ai aussi beaucoup aimé, outre les décisions malencontreuses dues à l’ignorance de l’existence des minorités ruthènes (voir mon dernier et long commentaire ici), la superbe bourde de la partie sous-titrage sur le live diffusé sur YT qui, primo, sous-titrait en anglais les commentaires des présentateurs qui se sont exprimés majoritairement dans cette lange et secundo, ignore même jusqu’à la locution latine la plus connue de César, citée par le présentateur Alessandro Cattelan, à savoir « alea jacta est » pour dire que tout était joué avant de commencer les comptage et répartition des votes, locution qui s’est affichée, sous cette forme inattendue et plutôt insolite, sur mon écran :

Copie d’écran : Eurovision Song Contest 2022 – Grand Final – Full Show – Live Stream – Turin)

Peut-on tomber plus bas dans la médiocrité et l’ignorance ? Par chance la délégation française est toujours restée loin dans le classement (avant-dernière avec 17 points, devant l’Allemagne et ses 6 points), je n’ai donc pas besoin de me mettre à l’apprentissage du breton pour honorer mon pari ! 😉

Bonne semaine à vous ! ♥

Le jasmin des poètes

Vivement qu’il ait fini de neiger des pétales pour que je puisse lui faire une petite coupe… il devient trop imposant et… à cause de lui, les insectes pollinisateurs préfèrent butiner en hauteur (vu qu’ils ont des ailes pour ce faire, alors oui, pourquoi ils s’en priveraient ?) plutôt qu’au ras des pâquerettes sur les fleurs de mes fraisiers, ce que je trouve désolant pour les sorbets et confitures que je ne ferai pas ! 😉

Alors, comme j’aurai moins de roses que d’habitude, et là, c’est la faute à ma fripouille de quadrupède qui m’a arraché quelques bourgeons parce qu’il lui fallait marquer son territoire en se grattant les moustaches sur les tiges taillées à sa portée, et que je sais (merci à la Vieille Chouette) que l’on peut faire un apéritif parfumé aux fleurs de seringa, je me suis dit, pourquoi ne pas tenter un sirop de fleurs, en remplacement de celui à la rose qui sera en quantité limitée cette année ?

Dont acte ! 😉

Mais je vous préviens, c’est longuement fastidieux, presque autant, si ce n’est plus, que la même merveille aux fleurs de sureau noir !

La cueillette se fait dès que vous avez constaté qu’il commence à neiger, signe que la floraison est optimale (trop tôt il n’y aura que des boutons moins intéressants, trop tard, une averse ruinera tous vos espoirs de récolte), en coupant les branches fleuries les plus pleureuses (comme celles du saule), dans l’après-midi, avant l’orage qui menace, pour que les fleurs soient bien sèches, branches que l’on rapatriera à l’ombre…

… près de son salon de jardin, de façon à pouvoir s’asseoir confortablement à côté d’un récipient à la bonne hauteur (inutile de penser pouvoir le mettre sur la table, elle est occupée par l’opportuniste qui en profite pour pioncer sereinement à côté de sa 2-pattes) qui recueillera les fleurs lors du dépiautage systématique des bouts de branches, une fleur après l’autre, en évitant d’y mettre les feuilles et les araignées. 😉

Pas besoin de fond sonore à prévoir, les oiseaux qui vous surveillent du coin de l’œil y pourvoiront et seront amplement suffisants !

Quand vous avez terminé, laissez votre saladier (c’était une soupière, sortie du buffet pour l’aérer un peu) de côté, sur votre table à la cuisine, le temps d’arrimer au jardin tout ce qui pourrait s’envoler si coup de vent, de préparer le seau pour le recueil d’eau de toit et exécuter quelques dernières bricoles indispensables pour profiter d’une soirée aux abris. Là, vous pouvez penser à la musique qui accompagnera, ou pas, le troisième volet de la saga en cours de réalisation !

J’ai choisi d’écouter la version flamenca de Carmen, en replay sur Arte, un film de Carlos Saura (disponible jusqu’au 30 juillet), déjà vu maintes fois, je n’aurai donc pas besoin de l’image pour suivre l’intrique, avec Laura del Sol (Carmen), Antonio Gades (Antonio), Paco de Lucía (Paco) et Marisol (Pepa Flores) dont la bande sonore conviendra parfaitement pour me motiver pour le travail fastidieux (après avoir renversé le contenu de ma soupière sur un torchon et profité qu’elle soit vide pour la peser et noter son poids), de la séparation des pétales du calice qu’il faut ôter, encore fleur après fleur, pour éviter toute amertume dans le produit fini, on en profite aussi pour éliminer les dernières bestioles qui n’ont pas, à ce stade des opérations, compris qu’il y avait réellement péril en la demeure ! 😉

Une fois ceci terminé, la soupière débordante de fleurs l’est beaucoup moins avec uniquement les pétales (les quelques étamines restantes apporteront de la couleur), on la pèse une deuxième fois et par une simple soustraction on obtient leur poids qui nous intéresse et que l’on multipliera par 5 pour avoir celui de l’eau que l’on fera bouillir et versera dans la soupière sur le fruit du labeur presque terminé pour obtenir une infusion parfumée. Filmer hermétiquement et immédiatement le récipient puis laisser en contact pendant 24h et au réfrigérateur après refroidissement suffisant.

Le lendemain, passer au chinois étamine la préparation, bien presser les pétales pour récupérer le maximum d’infusé, le peser, le verser dans une casserole en inox et y ajouter du sucre blanc dans la proportion de 380g de sucre pour 210g de tisane et le dissoudre en chauffant le tout à 80°C maximum, puis verser le sirop en filtrant sur papier (filtre à café) dans des bouteilles stérilisées au préalable. Réserver au frais et consommer raisonnablement, en boisson ou pour aromatiser yaourts, fromage blanc, salades de fruits… Certains mettront moins de sucre et auront pris la précaution d’avoir ajouté un jus de citron à l’infusé, je n’ai pas voulu dénaturer un sirop si délicat par un autre goût, et comme je n’avais pas assez de sucre blanc j’y ai mis un complément en sucre blond, j’ai donc une couleur plus soutenue que celle que je voulais avoir.

Bonne dégustation ! 😉

L’astuce du lundi

Paroles, paroles… et encore des paroles que tu sèmes au vent, chantait Dalida à Alain Delon, il y a bien longtemps ! 😉

Planter les Tomates: Un Engrais insolite

Une belle planche de tomates certes, mais quand les plantations font plus d’un mètre de hauteur, comment fait-il pour cueillir les fruits de la rangée du milieu ? Et si, dans le cas d’une météo défavorable, un pied est malade, est-ce que la planche résistera à la propagation, j’ai peur pour lui !

Pour l’engrais insolite (qui semble se pratiquer en Italie et en Espagne, d’après les commentaires), j’en suis toujours restée à la poignée d’orties sèches au fond du trou, alors il va falloir que je creuse pour trouver le retour sur l’expérience ! 😉

Son chant du monde…

Vous savez tous que j’aime beaucoup Jean Lurçat (Vieux documentaire en anglais sur la tapisserie et Jean Lurcat), mais, le jour où j’ai visité l’ancien hôpital Saint-Jean à Angers, où sont exposées les dix pièces de tapisseries réalisées entre 1957 et 1965 qui forment le Chant du Monde, je n’ai pas fait une seule photo, parce que l’éclairage n’était pas bon (j’étais simplement passée à la boutique pour garder une trace de cette visite) et le flash interdit…

Voici quelques explications (en anglais) sur cette œuvre, toujours d’actualité plus de cinquante ans plus tard…

Le Chant du Monde by Jean Lurcat – The Song of the World – by Jean Lurcat.avi

Composée, en son temps, comme la version modernisée de la Tenture de l’Apocalypse (selon St Jean, dite d’Angers et conservée au château en bordure de la Maine), tissée au XIVe siècle (et dont des fragments ont été retrouvés et inventoriés à Paris, en avril 2020 lors du premier confinement covid-19), je ne peux m’empêcher de penser qu’un lendemain qui ne chante pas vraiment (et que je me promets de ne pas trop commenter) mais est raisonnablement moins pire, peut servir de très bonne occasion pour contempler les avertissements répétés contre les méfaits de notre folie émis par nos prédécesseurs sur cette terre…

Pour qui voudrait feuilleter l’ouvrage imagé de Gérard Denizeau consacré au Chant du Monde, c’est => par ici.

Histoire de la tapisserie de l’Apocalypse

En un mot, si, par le plus grand des hasards, vos pas vous mènent en Anjou, prenez le temps d’y bien vivre, sa capitale mérite certes que l’on s’y arrête, mais vous y trouverez aussi bien d’autres pépites pas très bien cachées ! 😉

Musée Jean-Lurçat à Angers

Bonne semaine à vous, nous restons en Europe, nous pouvons encore continuer à mâcher du chewing-gum et n’avons pas besoin (pour l’instant) d’apprendre le russe ! ♥

Des mains toutes douces…

… c’est la meilleure recette de crème pour les mains que je connaisse, celle de la grand-mère d’Olga pour une pâte presque « filo » maison et centenaire, et bien moins difficile à faire que la vraie où il faut jouer du rouleau jusqu’à obtention de l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette ! Un grand merci à elles ! 😉

Pour la réaliser, il faut 750g de farine de blé auxquels on ajoute 1 c. à café de sel puis 600g d’eau ajoutés en plusieurs fois, bien mélanger avant de pétrir manuellement, former une boule que l’on remet dans son saladier, filmer et laisser reposer 10 minutes à température ambiante. Sortir la pâte, la saupoudrer de farine, la travailler à nouveau puis reformer la boule et la partager en 2 parties façonnées en boudin qui seront découpés en 8-9 tronçons que l’on boulera et déposera sur une planche. Dans un plat rectangulaire verser 200 ml de beurre fondu, et faire un disque de chaque boule de pâte, le tremper dans le beurre sur ses 2 faces et les ranger au fur et à mesure dans le plat, filmer et laisser reposer une heure.

Copie décran : Przepisy od Olgi

Pendant ce temps, préparer une farce en mettant de l’huile à chauffer dans une poêle et y faire fondre les tiges d’une botte d’oignons verts (cébettes) découpés en fines rondelles, verser dans un saladier et y ajouter 6 ou 7 œufs durs hachés, saler et poivrer et bien mélanger, réserver.

Prendre un disque de pâte, bien l’étaler en rectangle à la main sur le plan de travail et mettre une cuillère à soupe de farce (au milieu d’un petit côté à 2-3cm du bord) et façonner comme des nems (replier le bord sur la farce, puis les côtés et rouler le tout) que l’on dépose sur une feuille de papier cuisson dans la lèchefrite du four, répéter l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients et cuire au four à 200°C pendant 30-35 minutes.

Copie décran : Przepisy od Olgi

Le résultat est très tentant pour l’apéritif avant le barbecue… et les mains toutes douces ! Smacznego! 😉

Bon, c’est bien beau tout cela, mais mon pain aux flocons d’avoine et graines germées réclame toute mon attention, j’y retourne !