Similitudes ?

Alors que les grenouilles dont j’écoutais les chansons se réjouissent d’une subite averse post-vent d’autan, et moi d’avoir mis aux abris le romarin rampant qui a fait son temps et me servira à allumer le poêle quand je l’aurai débité en petit bois, la chanson mongole traditionnelle Chingges Khaanii Magtaal à la gloire d’un valeureux chef militaire du passé m’a adressé un clin d’œil appuyé 😉

Ne me demandez pas pourquoi, j’ai immédiatement pensé à la chanson Les Daltons interprétée par Joe Dassin, en me demandant qu’est-ce qu’elles pouvaient bien avoir en commun, hormis le fait d’être des chansons de cow-boys ?

Cette association surprenante par mon esprit, l’est encore plus, lorsque l’on sait que la chanson de Dassin est l’adaptation en français d’une chanson traditionnelle du folklore américain intitulée The Ox Driver, interprétée par les pionniers du « folk revival » The Brothers Four…

Fenêtres

Qu’elles soient ouvertes ou fermées, elles ont attiré mon regard lors de ma virée annuelle dans le nord du département 😉

Elles semblent avoir chacune leur histoire particulière, que ce soit celle d’aspect carcéral de l’hôtel particulier d’un général (Jean-Jacques, 1765-1851) et de son fils (Joaquim, 1804-1890), général lui aussi avant de devenir baron et écrivain, ou celle qui ne permet pas de s’accouder confortablement pour regarder passer le chaland dans la rue… quant à celle à l’avertissement, sise sur une place moyenâgeuse, si les chutes de bières ne semblent momentanément plus à redouter, par contre, attention à vous le jour où quelqu’un essaiera d’en ouvrir les volets, ils ont vécu !

La petite musique (des fuseaux) en automne

Victime collatérale de la pandémie Covid-19, le Grand Couvige International de dentelle et broderie 2021 du Puy-en-Velay, qui se tient habituellement le premier week-end d’octobre a été annulé, et il n’y a eu seulement que 2 inscriptions aux Victoires de la dentelle.

(Source de l’image : La Dentelle du Puy.com)

Le départ de l’âme du CEDF, Madame M. Fouriscot, en 2020, a peut-être aussi un peu plombé l’organisation, tout comme le décès (fin 2019) de sa rivale Madame O. Arpin de Brioude.

En Pologne, le XXII Międzynarodowy Festiwal Koronki Klockowej w Bobowej s’est bien tenu début septembre, avec la participation, en plus des dentellières locales et polonaises de participant(e)s de Bulgarie, Croatie, République tchèque, Pays-Bas, Slovaquie et Hongrie. Quelques images de cette sympathique manifestation d’un art populaire :

J’ai toujours dit que j’irai, un jour… mais cela restera sûrement un vœu pieu, il est très difficile de mettre un animal de compagnie exclusif en pension le temps d’un voyage 😉

Après le Brexit… un Polexit ?

Pitié ! Non, ce n’est pas possible, je ne veux pas en entendre parler et je serais très triste si par malheur on y arrivait !

(Source de l’image : L’Orient-Le Jour)

Le mode de vie britannique ne me conviendrait pas du tout, que ce soit le fait de devoir rouler à gauche, tout comme les images idylliques du livre d’anglais dont on nous a farci la cervelle dans les classes de 6ème et 5ème, qui se révèlent être totalement fausses quand, plus tard, on lit la rubrique des faits divers dans les journaux, sans m’aventurer dans certaines recettes typiques que je ne suis pas sûre d’aimer, qu’ils aient voulu quitter l’Europe, je peux comprendre que ces particularités et leur insularité aient joué un grand rôle dans la décision de retrouver leur indépendance.

Par contre, je suis plus à même de comprendre le fonctionnement (et leurs coups de sang quand on heurte leur sensibilité) des Polonais, en rassemblant mes souvenirs de la petite enfance (et ce même en ayant vécu très loin des communautés organisées autour des mines du Nord), et une fois intégré que le petit déjeuner est là-bas un vrai repas tandis que le repas de midi ne se prend, au plus tôt, qu’après 14h, on y roule à droite tout comme ici, le sourire béat en toutes circonstances des Américains n’y est pas obligatoire, de plus, j’adore les pommes de terre, la viande panée et le chou farci ! Alors devoir refaire un passeport et un visa, à présenter à la frontière à un douanier suspicieux, pour pouvoir y retourner me chagrinerait énormément !

Au coin du feu

Qui n’a, à ce jour, et à moins d’être sourd, encore jamais entendu parler du réchauffement de la planète ?

Curieusement l’été qui s’achève aura été plus froid que ce à quoi on se serait attendu, et… il va bientôt falloir penser à chauffer nos habitations, d’ailleurs, et c’est un signe, le chat commence à regarder en direction du poêle devant lequel il adore s’étaler l’hiver pour se toiletter après son repas. 😉

Partie regarder l’Agora Garden hélicoïdal de Taipei (Taïwan) conçu par le très inspiré architecte Vincent Callebaut, j’ai profité de mon passage sur Build Green pour rêver un peu et visiter une maison dans les bois, habitat autonome de type Earthship au Québec (le premier du style) puis terminer ma promenade chez Peter (il me rappelle un certain plombier et ses bras me rendraient parfois service), qui nous montre comment se chauffer au bois, la publicité, totalement involontaire, est gratuite ! 😉

Bel automne à vous toutes et tous ! 😉

(Arge pagana, stade fausse « chenille » de la « mouche » à scie du rosier ou tenthrède)

Montagnes russes

C’est l’ouverture du fortune cookie à l’issue de ma trop facile partie de Mahjong en ligne qui est à l’origine du billet du jour et non un éventuel ascenseur émotionnel, il me suggérait fortement un tour, dès que possible, sur cette attraction en circuit fermé inventée en 1884 par Charles Alcoke aux États-Unis, et comme, dans ma campagne, je ne pourrai même pas pratiquer à la façon russe, connue depuis le début des années 1700 (avec un siège en osier sur une pente en bois recouverte de glace), ni tester Les Montagnes russes de Belleville, datant de 1815, qui n’existent plus depuis longtemps, j’ai cherché les plus vertigineuses (et non les plus rapides) pour une frayeur toute virtuelle ! 😉

Ce serait le Takabisha World’s Steepest Roller Coaster, construit en 2011, situé à Fujiyoshida, dans le parc d’attractions Fuji-Q Highland, dont le record du monde de la chute la plus raide (avec un angle de 121°) serait battu pour 5/10ème de degré (c’est dire si la compétition est féroce), depuis 2019 par le TMNT Shellraiser, du Nickelodeon Universe, une structure en intérieur dans l’American Dream Meadowlands d’East Rutherford (New Jersey).

Bonne semaine à vous !

Concentré d’histoires…

Les uns font fortune, les autres perdent tout, mais les bons le resteront même dans l’adversité alors que les méchants le seront encore plus dans le succès, et des frères s’entretueront pour une pépite, telle est la dure loi de la minisérie Into the West de Steven Spielberg, proposée au Replay par => Arte, attention, cela jusqu’au 20 septembre seulement.

Non spécialiste de l’histoire américaine, j’ai pourtant bien aimé la roue des destins croisés de Jacob Wheeler et d’Aimé par les bisons, entre 1825 et 1895, sur fond de migration vers la mythique Californie avec l’appropriation des terres amérindiennes et la résistance des tribus Lakotas, puis la ruée vers l’or, le métal qui rend fou, les massacres, ruses et mensonges, la construction du chemin de fer et souffert avec la politique d’assimilation culturelle.

Spectacle à gros budget datant de 2005, il faut saluer le réalisme des décors sous la houlette de Marek Dobrowolski, on pourrait s’imaginer dans sa propre conquête de l’ouest, avec mention spéciale pour les scènes avec les bisons, mais je noterai un petit bémol toutefois, pour un infime détail dans le dernier épisode de la version française, où l’on recherche George – Voix qui porte, jeune homme bien policé par l’éducation forcée, « parlant français » (Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, était bien aux côtés des insurgés américains lors de la guerre d’indépendance, mais au siècle précédent entre 1777 et 1783), cela sonne toujours bizarrement à mon oreille dans une série américaine, et ce, même après une nuit de sommeil ! 😉

L’insulte

Pendant de très nombreuses années j’ai essayé de comprendre l’inextricable situation du Proche-Orient et ses multiples conflits interminables dont on pourrait juste penser que la seule cause serait la création officielle, le 14 mai 1948, de l’état d’Israël, mais, même si l’on remonte à quelques mois plus tôt, c’est-à-dire au vote par l’Organisation des Nations unies (ONU) du plan de partage de la Palestine du 29 novembre 1947, ce n’est pas non plus la date à retenir, pas plus que celle de la déclaration de Balfour, en 1917, établie par l’Angleterre, puissance colonisatrice à l’époque en Palestine, sur fond de démantèlement de l’empire ottoman, tout comme le Grand-Liban (est ses dix-sept communautés religieuses) était sous mandat français officiellement depuis le 1er septembre 1920, mais en pratique bien avant puisque la France de Napoléon III était déjà intervenue en 1860 pour mettre fin aux affrontements entre les Maronites et les Druzes. Je ne suis pas sûre non plus que remonter jusqu’à l’époque des Croisades nous éclairerait d’avantage, la situation géographique de cette voie de passage a certainement tout autant d’importance que l’histoire…

Pour en revenir au sujet du Liban, que l’on appelait la Suisse du Proche-Orient avant les 15 ans de guerre civile (commencée en 1975), on pourrait se limiter comme beaucoup et dire que la situation actuelle est la seule conséquence, sur le long terme, de la dispersion palestinienne après 1948 dans tous les pays arabes voisins, renforcée et entretenue par l’ingérence de quelques voisins via les milices, mais ce serait aussi se leurrer, elle est bien plus complexe que cela, rappelons-nous, en Europe, l’ex-Yougoslavie entre 1918 et 2006, une fondation artificielle regroupant 6 républiques n’ayant pas grand-chose en commun (si on avait laissé leurs peuples vivre leur vie ils se seraient ignorés avec civilité et n’en seraient sûrement pas arrivés au conflit armé), mais, les grandes puissances ont des armées et l’industrie qui les fournit est un facteur (et acteur, bien sûr) décisif dans leur économie, à cela s’ajoutent la fierté de chacun des belligérants et leur entêtement insensé.

C’est une réaction à chaud, un peu confuse certes (cela fait quelques années que mon idéalisme roupille dans ma campagne protégée où les querelles de clocher ne m’atteignent pas), mais, après ce long préambule, je tenais à vous recommander L’insulte, l’excellent film de Ziad Doueiri, qui montre comment la moindre petite étincelle peut facilement mettre le feu aux poudres, film que je viens de visionner en replay sur => Arte, il est disponible (et en français) jusqu’au 19 août.

Autres versions, en allemand, en VO sous-titrée en français, en plus des versions en ces 2 langues, pour malentendants et déficients visuels. Rifaat Torbey en Samir Geagea haranguant ses phalangistes n’est pas très ressemblant, il lui manque la petite moustache, et le portrait de Bachir Gemayel (l’éphémère président, assassiné 3 semaines après son élection), derrière lui, (que je n’ai pas reconnu, mais 1982, c’est bien loin), guère plus…

Argentiques : le jardin d’Albert Kahn

1991 fut l’année où j’ai visité quelques jardins célèbres, celui de Boulogne-Billancourt, avec les jardins parisiens, ne nécessitait que la volonté d’y aller avec seulement sa carte orange pour accéder au métro…

C’était aussi l’époque où je jouais avec les filtres à visser sur l’objectif de l’appareil qui a bien rendu l’âme (peut-être qu’une simple révision lui suffirait) à Piątkowa Ruska en Pologne, et non, comme je voulais le croire, dans les sables de la Baltique.

Créé de toutes pièces entre 1895 et 1920 par l’humaniste, ce jardin paysager propose des atmosphères différentes dont seules me sont restées en mémoire celles qui m’avaient le plus attirée, à savoir le jardin japonais avec ses 2 ponts sur le marais pour son exotisme, la roseraie bien trop sage à mon goût et la forêt vosgienne qui, dans l’univers minéral de la capitale et de sa banlieue, me ramenait dans les bois de mon enfance (pas dans les Vosges !).

Impossible d’en retrouver le plan chez moi (me connaissant un peu, il existe, c’est sûr, à défaut, en ligne, il est à la page 12 de ce document), j’ai des archives papier, jamais classées, qui demandent sérieusement un bon coup de plumeau, alors voici quelques clichés juste scannés 😉

Lors de l’une de mes 2 visites, j’avais même ressorti le vieux Coronet paternel de son étui de cuir, pour des essais graphiques en blanc et noir, on trouvait encore à l’époque, assez facilement, ce format de pellicule !

Bonnes visites à vous !