Il était une fois dans l’ouest…

Attraction touristique dépaysante très courue en son temps, et centre équestre réputé, ce lieu destiné à faire vivre le rêve américain du Far West aux vacanciers de l’ouest de la Pologne (mais pas que, on y venait de plus loin) appartenait à la société privée d’un homme d’affaires (injoignable) de Varsovie, en liquidation depuis 2013, un drame réel pour les employés locaux.

Opuszczone miasteczko westernowe – Kosin (woj. lubuskie)

Mis en vente sur la base de sa valeur (dé)passée, le site n’a pas trouvé acquéreur et tombe lentement (mais sûrement) en ruines. Tout ce qui avait un peu de valeur y a été volé… la ville-fantôme fait maintenant peur et la vue depuis un drone trois ans plus tard enlève toute trace de la poésie que pouvaient encore contenir les images de cette vidéo. C’est par le superbe clip Nie wiem jak de Łukasz Łyczkowski que je suis arrivée sur ce lieu improbable, merci à lui ! 😉

Rénovation en cours

Si le nom de Krosno, était en 2006, tout comme celui de Kotań (sur notre route à l’aller, mais beaucoup trop loin de notre point de chute) et d’ Ulucz (voir => les photos) sur ma liste d’endroits possibles à visiter, les trois coupoles de Piątkowa Ruska (évoquée encore dernièrement => ici) m’ont beaucoup plus inspirée que celle unique d’Ulucz, distante en gros d’une dizaine de kilomètres, et j’aurais été très déçue d’en faire beaucoup plus pour arriver devant cette construction de Królik Wołoski à une quinzaine de kilomètres (à vol d’oiseau) au sud de Krosno…

Source de la copie d’écran : radio.rzeszow.pl

Mais si la brique sous les clochetons ne m’est pas engageante selon mon sens de l’esthétique, la bonne nouvelle est que la restauration de l’édifice a été initiée en 2015, par l’association Stowarzyszenie Królik Wołoski, qu’elle se poursuit lentement parce que le financement est problématiquement à la traîne et que les artisans (bénévoles ?) possédant les techniques spécifiques à ce genre d’entreprise sont rares.

Autre chose, et pour moi d’importance, c’est la mention en fin d’article que l’église gréco-catholique du Transfert des Reliques de St. Nicholas est le seul vestige d’un village Lemko (minorité ruthène de la région) dont la population a été déplacée et qui a été incendié après la Seconde Guerre mondiale.

C’est une tragédie historique, longtemps occultée (les descendants de ces personnes qui ont refait leur vie ailleurs l’ignorent parfois souvent, c’est tabou dans les familles), qui a contribué à transformer le sud de la Podkarpackie en désert peuplé de fantômes (certains revivent grâce à Arkadiusz Andrejkow au travers de ses fresques du => Silent Memorial) ou en réserve animalière selon le point de vue que l’on privilégiera…

NA BANI – Deesis

Évasion virtuelle

Une petite boucle dans les contreforts de Przemyśl (en voïvodie des Basses-Carpates)…

Pogòrze Przemyskie na rowerze – Dawne cerkwie.( Lipa, Jawornik Ruski, Piątkowa)

… où se trouve l’ancienne église gréco-catholique (et non orthodoxe comme il est souvent indiqué, même dans des documents très sérieux, les croix n’ont qu’une seule barre transversale et n’en ont pas d’inclinée) en bois debout Saint Dimitri dont vous avez vu la photo (prise en août 2006) dimanche dernier.

Périple humanitaire

Tourné en 2017 par Šarūnas Bartas dans le bassin houiller du Donbass, vous avez jusqu’au 31 juillet pour visionner Frost en replay sur Arte et vous aurez ainsi une toute petite idée de ce qui se passe actuellement en Ukraine (et de la complexité de la situation), soit tout juste cinq ans après, pendant lesquels personne n’a réussi à enrayer la crise…

Copie d’écran : Frost sur Arte

J’ai beaucoup aimé… les questions sans réelles réponses qui incitent à la réflexion, chacun selon son tempérament ou ses convictions existentielles.

Du pissenlit

Une merveille pour notre santé, tant que l’on ne le mange pas par la racine, toutefois, peut-être à consommer avec modération selon la transformation qu’on lui fera subir ! 😉

En macération dans de l’alcool, selon la recette d’Artur Nowicki, et comme le spirytus à couper avec de l’eau est rare chez moi, l’alcool pour fruits (attention, il en faudra 4 verres et ne pas ajouter d’eau) conviendra parfaitement.

Nalewka z Mniszka Lekarskiego – Praktyka u Praktyka

Certains ont à leur disposition des prairies fleuries et une ou plusieurs ruches, ils auront donc du miel, mais pour les amateurs de sucré, sans le concours des abeilles ouvrières, il reste la confiture ! 😉

Faire de la confiture de fleurs de pissenlit naturelle et un délicieux plat de poulet

J’aurais pu vous trouver des vidéos en français, mais j’aime beaucoup certaines recettes d’Artur, et j’aime aussi voyager dans mon fauteuil favori avec le couple de ces sagas culinaires faussement idylliques en Azerbaïdjan qui m’amuse prodigieusement !

Dans le même ordre d’esprit, il y a aussi la recette d’un gâteau Mu Yuchun aux jeunes feuilles de pissenlit de Zhen Gongfu qui voyage beaucoup et aux explications si poétiques ! 😉

Gâteaux de pissenlit. Mu Yuchun. Cuisine chinoise. Pissenlit.

J’ai testé un vin obtenu par macération des fleurs de mon jardin, mais avoue ne pas en boire souvent, n’en ressentant pas le besoin et surtout préférant les feuilles en salade avec des noix et des lardons ! 😉

Bon voyage à vous ! ♥

Bécassine en visite chez l’ours

Ma cousine, celle qui n’est pas bretonne, avait l’humeur aventureuse de très bonne heure ce matin…

Source de la copie d’écran : Karukaamera

À peine avais-je fini de poster mon image sur le forum après l’avoir hébergée et vérifié la réponse l’identifiant comme Gallinago gallinago (ou Common snipe), que l’ours qui avait cassé la porte du magasin quelques heures plus tôt (la vidéo de l’action est => ici !) revenait au pot de miel entamé avec sa petite cuillère… pour une bonne journée de sommeil, il vaut mieux avoir l’estomac plein ! 😉

Pour qui voudrait assister (beaucoup plus tôt le matin du même jour) au concert gratuit des loups, c’est => par là ! 😉

Source des copies d’écran : Karukaamera

Belle journée à vous ! ♥

Son chant du monde…

Vous savez tous que j’aime beaucoup Jean Lurçat (Vieux documentaire en anglais sur la tapisserie et Jean Lurcat), mais, le jour où j’ai visité l’ancien hôpital Saint-Jean à Angers, où sont exposées les dix pièces de tapisseries réalisées entre 1957 et 1965 qui forment le Chant du Monde, je n’ai pas fait une seule photo, parce que l’éclairage n’était pas bon (j’étais simplement passée à la boutique pour garder une trace de cette visite) et le flash interdit…

Voici quelques explications (en anglais) sur cette œuvre, toujours d’actualité plus de cinquante ans plus tard…

Le Chant du Monde by Jean Lurcat – The Song of the World – by Jean Lurcat.avi

Composée, en son temps, comme la version modernisée de la Tenture de l’Apocalypse (selon St Jean, dite d’Angers et conservée au château en bordure de la Maine), tissée au XIVe siècle (et dont des fragments ont été retrouvés et inventoriés à Paris, en avril 2020 lors du premier confinement covid-19), je ne peux m’empêcher de penser qu’un lendemain qui ne chante pas vraiment (et que je me promets de ne pas trop commenter) mais est raisonnablement moins pire, peut servir de très bonne occasion pour contempler les avertissements répétés contre les méfaits de notre folie émis par nos prédécesseurs sur cette terre…

Pour qui voudrait feuilleter l’ouvrage imagé de Gérard Denizeau consacré au Chant du Monde, c’est => par ici.

Histoire de la tapisserie de l’Apocalypse

En un mot, si, par le plus grand des hasards, vos pas vous mènent en Anjou, prenez le temps d’y bien vivre, sa capitale mérite certes que l’on s’y arrête, mais vous y trouverez aussi bien d’autres pépites pas très bien cachées ! 😉

Musée Jean-Lurçat à Angers

Bonne semaine à vous, nous restons en Europe, nous pouvons encore continuer à mâcher du chewing-gum et n’avons pas besoin (pour l’instant) d’apprendre le russe ! ♥