Le petit pont de bois

Nous ne saurons sûrement jamais de quel petit pont il est question dans cette chanson d’Yves Duteil de 1978, elle ne le dit pas mais précise toutefois qu’il ne va nulle part… mystère de la poésie (que j’ai cessé d’écrire en 1967, après avoir déchiré et brûlé mes mots), chez moi, les ponts nous amènent toujours sur l’autre rive 😉

Si j’ai croisé récemment un petit pont de bois quelque part en Pologne sur un blog que je visite régulièrement, il n’était pas sans me rappeler les photos argentiques prises pendant ma pause déjeuner, il y a très longtemps, de l‘un des deux ponts japonisants du jardin Albert Kahn à Boulogne-Billancourt, jardin dans lequel un pavillon vous reçoit toujours pour une cérémonie traditionnelle du thé 😉

Mais aussi, alors que des constructions en pierre s’écroulent parfois toutes seules dans des rivières de pays civilisés, que dans des pays bien plus pauvres on continue à traverser des torrents grâce à des ponts de cordes soigneusement entretenus par les riverains, il existe encore, dans des destinations plus proches, des constructions archaïques qui permettent à un aventurier du dimanche d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté 😉

Celui-ci, en Podkarpackie (Basses-Carpates), je l’ai traversé en août 2006, et de l’autre côté du ruisseau sans nom, affluent d’un plus grand nommé Przyrwa, bien caché par la végétation, il y avait un magnifique cheval entravé que j’ai renoncé à effrayer en surgissant de nulle part, de plus une Babcia inconnue veillait et allait le déplacer avec son piquet et sa longe.

Plus au sud, dans la montagne, mon frère et ma nièce ont traversé celui-ci, plus élaboré, sur le Jawornik, petit affluent de la rivière San, elle, spot de pêche bien connu des professionnels 😉

… j’avais choisi, allez savoir pourquoi, le gué en eau après l’orage de la veille 😉

Mais d’un côté, comme de l’autre, on se retrouvait devant une merveille d’architecture en bois debout, dans le plus pur style bojko (minorité ethnique ruthène présente sur le territoire jusqu’à la guerre, déplacée après), datant de 1732 (il se peut même que cette date soit celle d’une première modification), malheureusement saccagée et vidée de son mobilier en 1947 avant d’être abandonnée à son triste sort, l’église grecque-catholique St Demetrios (on lit partout actuellement qu’elle est orthodoxe, c’est une erreur, les croix sont bien latines, avec juste une branche transversale, et ce, même dans ce qui reste du très discret cimetière attenant), rénovée tout récemment (en 2017, => voir vidéo).

Nous avions pu, malgré des communications téléphoniques aléatoires (mais le gardien de la clé était prévenu, il savait que des Français passeraient et s’attendait à notre appel) visiter l’intérieur, absolument vide bien sûr, la guerre et ses conséquences (déplacement forcé des populations) ne peut pas s’effacer…

Art brut lotois (bis)

Il me semblait vous avoir déjà parlé de Jean-Marie Massou, ce personnage singulier qui vivait sa liberté de créer, à la manière d’un facteur Ferdinand Cheval plus moderne, au milieu des bois, dans une vieille ferme et ses dépendances (bien sûr, ne vous y ruez pas, l’accès en est interdit par la municipalité), mais peut-être que l’idée du moment, par suite de la complexité de l’individu, n’a jamais dépassé le stade du vœu pieux…

Son tout récent décès et ses obsèques civiles (aujourd’hui à Marminiac) annoncées par La Dépêche m’ont fait redécouvrir les multiples talents du marginal (dixit Georges Brassens : non les braves gens n’aiment pas que…) qui a choisi de vivre sereinement (?) et de nous laisser une trace de son passage sur (et, assez souvent, sous… puisque son lieu de vie est truffé de grottes aménagées par ses soins) cette Terre, en accord avec lui-même et avec ses convictions.

À re-écouter sur France Musique, la 3ème étape d’une série conconctée et réservée à ces inclassables de la musique contemporaine, par Clément Lebrun pour Le cri du Patchwork, en date du 12 septembre 2017, consacrée aux créations sonores de J-M Massou, rassemblées en 3 disques par l’équipe du label Vert Pituite qui a ainsi inauguré une nouvelle collection intitulée La Belle Brute => A l’écoute de Jean-Marie Massou

Respect, l’artiste !

Piano-bar

Un métier ingrat pour le pianiste dans tous les cas, que ce soit chez les humains où l’instrument doit couvrir le bruit des fourchettes et des conversations…

ou pour Paul Barton en Thaïlande en prise avec l’efficace éclatement des tubercules d’igname et leur mastication par les éléphants à la retraite… et pour le plaisir, les dissipés de la classe 😉

Une petite évasion culturelle en attendant mardi et l’annonce des nouvelles mesures prises par notre gouvernement, ne gambergez pas trop, prenez soin de vous et sortez couverts ! ♥

Le tutoriel DIY du jour

Notre gouvernement a déclaré maintes fois que le port du masque de protection était inutile pour le commun des mortels non officiellement malade, mais… compte-tenu de la pénurie de tests pour savoir avec certitude si vous êtes, ou non, porteurs du virus, le monde médical lui, recommande chaudement, le masque-maison pour tous, alors… avis à tous les confinés, vous vous sentez inutiles dans vos abris, mettez-vous donc au travail à domicile !

Le premier patron manuscrit est => ici, le second avec les tailles adultes et enfants est => par-là 😉

Toute fantaisie est permise, ce sera un excellent moyen de compenser toutes les festivités du carnaval qui ont été interdites !

Le modèle masque chirurgical plissé 😉

Jusqu’à présent vous preniez soin de vous, désormais (l’annonce en serait imminente ?) le nouveau mot d’ordre sera : sortez couverts ! (munis de votre autorisation de sortie avec mention horaire, datée et signée bien sûr) 😉

pintade2020

Simba, le lion

simbaSon histoire singulière, racontée dans La Dépêche du Midi, aura été une invitation au voyage… puisqu’on y parle du cirque Bostok, à l’arrêt depuis près d’un an dans le Maine-et-Loire, et qu’il y est écrit :

Le circassien est convoqué par le tribunal correctionnel.

Le mot utilisé me paraissant impropre, pour moi ce serait uniquement : relatif à la Circassie (région historique située au nord du Caucase, dont quelques femmes sont à l’origine de descendants aux yeux bleus en Turquie) et non appartenant au milieu du cirque, je me suis retrouvée, après une courte recherche, sur l’explication de cette dérive dans la page vocabulaire du site Fils du Vent sans Pays, que je ne connaissais pas 😉

Une très belle occasion de chercher enfin des nouvelles de Gérard Gartner dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois.

ggartner2019

Les statues oubliées (?) qui avaient ainsi échappé à une destruction désirée et programmée (voir la vidéo => Ultima Verba, l’Ultime), dans la courette en bas du jardin ont disparu (?) courant 2019, mais lui, il semble bien progresser dans son projet d’écriture, si j’en crois le bel article que Christine Moutte lui a consacré en août 2019 pour le journal La Montagne.

ggartner

De très belles photos, signées Jeannette Gregori, nous le montrent dans son opération Massacre à la tronçonneuse, et dans sa nouvelle résidence corrézienne 😉

Belle continuation à vous l’Ami !

 

 

 

 

 

Sentier de l’architecture en bois

Quelques vidéos d’une architecture que je trouve fascinante par sa fantaisie d’exécution alors que les grands principes de construction en sont régis par des codes assez stricts suivant les provinces et les communautés.

Quelquefois, le bâtiment en lui_même ne paye pas de mine, mais l’intérieur affiche une richesse de décoration surprenante…

… tant et si bien, que certaines, qu’elles soient Kościół (église catholique ou temple protestant) ou bien Cerkiew (église, soit grecque-catholique, soit orthodoxe), figurent sur les listes du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.

Bonnes visites sur le Szlaku Architektury Drewnianej!

 

Promenade dans la neige

À la veille de l’hiver, promenade donc en janvier 2017 et, surtout, retour sur un sujet déjà abordé => ici, concernant un bijou d’architecture en bois, visité en 2006, dont l’avenir était compromis par un manque d’entretien des décennies durant, consécutif à un acte de vandalisme juste après la seconde guerre mondiale et à l’exil forcé, pour les survivants à ces temps difficiles, des populations minorités locales.

Des travaux de rénovation des trois dômes y ont été entrepris en 2017 et en octobre de la même année, voici la vue de l’église Saint Dimitri (dont j’ignore encore le devenir) sans bâche ni échafaudage,  le petit pont de bois sur le Jawornik lui, nécessiterait une réparation d’urgence si l’on ne veut pas se mouiller les pieds en traversant le gué…

Un très grand merci à Marian Jan Dzierżanowski qui ai mis ces vidéos en ligne, y compris celle d’octobre 2013, bien avant les travaux.

Une cabane au Canada

Envie de jouer au Robinson ? Il est trop tard pour cette année, mais en vous y mettant dès le printemps l’an prochain…

Shawn James vous montre (en vidéos) tout de sa vie au grand air, si vous voulez en savoir plus, ce Monsieur fréquente les réseaux sociaux et tient un blog : My Self Reliance.

J’aime beaucoup sa cuisine extérieure (du fond de mon fauteuil) même si j’imagine qu’en hiver, dans la neige, l’expérience doit être plutôt rude.

En Russie, la cabane en rondins est aussi un sport national… une vidéo parmi d’autres 😉

 

Sculpture

Elle est en bois polychrome et représente St Michel Archange terrassant un démon plus vrai que nature et orne à nouveau le fronton de l’église St Michel, en bois elle aussi, construite au 18ème siècle à Szalowa.

Il m’est très agréable de voir que les bulbes latéraux ont aussi perdu leur revêtement métallique (qui les a bien préservés un temps) et retrouvé leur lustre d’antan… en planchettes de bois si bien agencées !

Piatkowa