Joindre l’utile à l’agréable

La doux bruit, toujours plaisant, de la fontaine associé à la culture des légumes en hydroponie et à l’aquarium… c’est presque un rêve très malin d’autosuffisance 😉

De belles idées certes, mais je ne suis pas certaine que les plantes aient les mêmes besoins en nutrition que les poissons, car au vu de leur taille ils ne sont ni décoratifs ni utilitaires (pour éventuellement éliminer les larves de moustiques) mais semblent destinés à la consommation et je ne suis pas du tout sûre d’aimer le poisson à l’engrais… il me manque le retour objectif sur l’expérience (comme le fait par exemple le génial spécialiste des réserves de poissons réalisées avec des boîtes de polystyrène récupérées et soigneusement transformées) ! Et vous qu’en pensez-vous ?

Bonne ou moins bonne nouvelle ?

Elle est parue dans La Dépêche ce matin :

Dit « l’Olympia » du Lot, aussi thé dansant et galerie d’art du temps des Delbos, le vertueux Casino (il n’a jamais obtenu sa licence pour les jeux d’argent) a vécu… il serait temps de passer à autre chose plutôt que d’avoir une bâtisse aux portes closes, mais… bar à tapas ?

L’évocation des heures de gloire du lieu par le maître de céans sur => France Musique le 5 janvier 2013.

La dernière fois où je l’ai vu, c’était en 2018, en flânant dans la ville après un pique-nique dans un jardin public au bord de la Bave, en attendant l’heure d’ouverture de l’exposition temporaire Dom Robert, un semeur de joie, aux Tours de Saint-Laurent qui dominent Saint-Céré.

Exposition (que j’avais présentée => ici) qui m’avait aussi permis de découvrir (cerise sur le gâteau) les sculptures de Rossane Timotheef, la seconde Madame Lurçat (la première fut Marthe Hennebert), totalement ignorées (les sculptures) par la dernière épouse Simone Selves qui les avait consignées dans une tour fermée au public, de revoir l’atelier-musée et ses changements entre l’ouverture au public de vivant de Mme Simone Lurçat et son devenir après son décès en 2009 (et la donation qui en avait été faite au Conseil général du Lot).

L’avenir nous le dira, bonne semaine à vous ! 😉

Le petit pont de bois

Nous ne saurons sûrement jamais de quel petit pont il est question dans cette chanson d’Yves Duteil de 1978, elle ne le dit pas mais précise toutefois qu’il ne va nulle part… mystère de la poésie (que j’ai cessé d’écrire en 1967, après avoir déchiré et brûlé mes mots), chez moi, les ponts nous amènent toujours sur l’autre rive 😉

Si j’ai croisé récemment un petit pont de bois quelque part en Pologne sur un blog que je visite régulièrement, il n’était pas sans me rappeler les photos argentiques prises pendant ma pause déjeuner, il y a très longtemps, de l‘un des deux ponts japonisants du jardin Albert Kahn à Boulogne-Billancourt, jardin dans lequel un pavillon vous reçoit toujours pour une cérémonie traditionnelle du thé 😉

Mais aussi, alors que des constructions en pierre s’écroulent parfois toutes seules dans des rivières de pays civilisés, que dans des pays bien plus pauvres on continue à traverser des torrents grâce à des ponts de cordes soigneusement entretenus par les riverains, il existe encore, dans des destinations plus proches, des constructions archaïques qui permettent à un aventurier du dimanche d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté 😉

Celui-ci, en Podkarpackie (Basses-Carpates), je l’ai traversé en août 2006, et de l’autre côté du ruisseau sans nom, affluent d’un plus grand nommé Przyrwa, bien caché par la végétation, il y avait un magnifique cheval entravé que j’ai renoncé à effrayer en surgissant de nulle part, de plus une Babcia inconnue veillait et allait le déplacer avec son piquet et sa longe.

Plus au sud, dans la montagne, mon frère et ma nièce ont traversé celui-ci, plus élaboré, sur le Jawornik, petit affluent de la rivière San, elle, spot de pêche bien connu des professionnels 😉

… j’avais choisi, allez savoir pourquoi, le gué en eau après l’orage de la veille 😉

Mais d’un côté, comme de l’autre, on se retrouvait devant une merveille d’architecture en bois debout, dans le plus pur style bojko (minorité ethnique ruthène présente sur le territoire jusqu’à la guerre, déplacée après), datant de 1732 (il se peut même que cette date soit celle d’une première modification), malheureusement saccagée et vidée de son mobilier en 1947 avant d’être abandonnée à son triste sort, l’église grecque-catholique St Demetrios (on lit partout actuellement qu’elle est orthodoxe, c’est une erreur, les croix sont bien latines, avec juste une branche transversale, et ce, même dans ce qui reste du très discret cimetière attenant), rénovée tout récemment (en 2017, => voir vidéo).

Nous avions pu, malgré des communications téléphoniques aléatoires (mais le gardien de la clé était prévenu, il savait que des Français passeraient et s’attendait à notre appel) visiter l’intérieur, absolument vide bien sûr, la guerre et ses conséquences (déplacement forcé des populations) ne peut pas s’effacer…

Mick Fouriscot a passé la main

Sans nouvelles du Centre d’enseignement de la dentelle aux fuseaux au sujet de leur exposition annuelle pour laquelle j’avais été sollicitée, une recherche dans la presse m’informe du départ à la retraite, début mars, après 46 ans de bons et loyaux services, de Mme Fouriscot => Mick Fouriscot quitte la présidence du Centre d’enseignement.

dentelleUne nouvelle qui, en raison du coronavirus, était passée inaperçue et me conforte dans le bienfondé de mon peu d’empressement à expédier au Puy-en-Velay ce qui me restait de l’œuvre tout droit sortie de mes neurones et réalisée par mes petites mimines qui fut primée (il est vrai que je les avais brossés dans le sens du poil) une année lors du concours traditionnel du Grand Couvige International d’octobre 😉

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L’information est aussi donnée de manière laconique sur le site, juste au-dessous de l’annonce de l’Institut de Recherche Innovation Développement des Arts Textiles au Puy-en-Velay concernant une autre exposition (de remplacement) à l’entrée payante (1 place achetée, 1 place offerte), et des consignes de sécurité pour y accéder…

Le XXXIème Grand Couvige de dentelle et broderie, avec pour thème « Les rosaces de ND de Paris » (diamètre demandé : 30cm), prévu pour le 3 octobre 2020, à Blavozy (43), semble maintenu. Le bulletin d’inscription pour y participer est à retourner avant le 19 septembre avec un petit chèque de 25€.

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Le tutoriel DIY du jour

Notre gouvernement a déclaré maintes fois que le port du masque de protection était inutile pour le commun des mortels non officiellement malade, mais… compte-tenu de la pénurie de tests pour savoir avec certitude si vous êtes, ou non, porteurs du virus, le monde médical lui, recommande chaudement, le masque-maison pour tous, alors… avis à tous les confinés, vous vous sentez inutiles dans vos abris, mettez-vous donc au travail à domicile !

Le premier patron manuscrit est => ici, le second avec les tailles adultes et enfants est => par-là 😉

Toute fantaisie est permise, ce sera un excellent moyen de compenser toutes les festivités du carnaval qui ont été interdites !

Le modèle masque chirurgical plissé 😉

Jusqu’à présent vous preniez soin de vous, désormais (l’annonce en serait imminente ?) le nouveau mot d’ordre sera : sortez couverts ! (munis de votre autorisation de sortie avec mention horaire, datée et signée bien sûr) 😉

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Du jour…

C’est la radio nationale qui l’a dit ce matin à 10h… ce 20 décembre est la journée mondiale du pull moche, dit pull de Noël, et ce ne serait pas une blague car j’ai trouvé un de mes visiteurs étrangers occasionnels qui affiche aussi quelques modèles.

J’ai virtuellement choisi celui-ci, pour 3,98€, chez Bukinie qui tient boutique sur Amazone, qu’ils me pardonnent l’emprunt de la photo du dos d’un gilet…

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J’avais déjà lu, par le passé, qu’il existait un championnat du monde à… Albi (chef-lieu du département du Tarn, 81, France), sa troisième édition date du 30 novembre dernier, et… c’est le pull Dumbo qui a gagné en catégorie Solo.

La Dépêche avait aussi donné, le 1er décembre, quelques pistes pour ceux qui n’avaient pas pris le temps de tricoter le leur…

Si chez nous c’est une activité insolite passablement loufoque (à classer avec les compétitions de lancer d’espadrille) ailleurs, et dans les années 80, il s’agirait plutôt d’une démonstration de knitability, respect aux tricoteuses et tricoteurs, chez qui se cachent de véritables artistes (voir les pulls camouflage) 😉

Portez-vous bien !

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Une page s’est tournée…

C’était la grande dame du point d’esprit (vidéo), haut en couleurs (voir ceux du dos de la robe Balmain ci-dessous), Odette Arpin M.O.F. n’est plus dans son Hôtel de la Dentelle, une école dentellière renommée de Brioude (Haute-Loire).

J’y avais fait un stage une année en février (et garde un mauvais souvenir de l’hôtel du Centre, le seul ouvert pendant l’hiver, où toutes les fumées de tabac du bar très fréquenté se concentraient dans ma chambre), mais les secrets spécifiques des passages des fils de couleurs ne m’y avaient pas été dévoilés (j’ai dû les découvrir par moi-même en expérimentant) car j’étais hautement suspectée d’être un sous-marin téléguidé par l’école concurrente du Puy-en-Velay, alors que j’ai appris la dentelle à Paris où je résidais à l’époque 😉

En février 2018, elle présentait encore un ouvrage de référence, Mouchoirs et pochettes, 1870-1950 (voir l’article de La Montagne), mais c’est Le Puy-en-Velay qui nous informe de son décès le 7 novembre 2019.

Souhaitons simplement qu’elle ait bien préparé sa succession, afin que son travail continue à rayonner dans le petit monde de la dentelle contemporaine et celui plus sélectif encore de l’artisanat d’art…

OdetteArpin

 

Sentier de l’architecture en bois

Quelques vidéos d’une architecture que je trouve fascinante par sa fantaisie d’exécution alors que les grands principes de construction en sont régis par des codes assez stricts suivant les provinces et les communautés.

Quelquefois, le bâtiment en lui_même ne paye pas de mine, mais l’intérieur affiche une richesse de décoration surprenante…

… tant et si bien, que certaines, qu’elles soient Kościół (église catholique ou temple protestant) ou bien Cerkiew (église, soit grecque-catholique, soit orthodoxe), figurent sur les listes du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.

Bonnes visites sur le Szlaku Architektury Drewnianej!

 

Une reconnaissance

Depuis près de quarante ans, je suis littéralement fascinée par l’ingéniosité, la patience et la persévérance des créateurs des crèches cracoviennes (tout un symbole et une certaine forme de résistance), qui tous les ans, en décembre, exposent leurs œuvres autour des marches du Monument Adam Mickiewicz, sur le Rynek. Elles viennent d’être inscrites, ce 29 novembre 2018, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

crechepolL’information dans Magiczny Kraków.

L’art de la szopka, extrêmement codifié, remonte au milieu du  XIXème siècle (du moins pour la crèche la plus ancienne de Michał Ezenekier qui nous soit parvenue, exposée au musée ethnographique de Cracovie), ainsi, la représentation doit absolument comporter, entre autres, des éléments du patrimoine architectural local.

Le concours, lancé en 1937 par le Dr Jerzy Dobrzycki, a lieu le premier jeudi de décembre, soit le 6 décembre cette année, après le traditionnel Hejnał Mariacki 12:00, une autre institution typiquement cracovienne à ne pas rater.

La proclamation des résultats pour la catégorie « Adultes » se fera le dimanche suivant, 9 décembre, à 14h00, à l’auditorium Kupferhaus du palais Krzysztofory (Musée Historique de Cracovie, Rynek Główny 35). L’exposition post-compétition se poursuivra à Celestat (16, rue Lubicz) jusqu’au 24 février 2019.

Bonnes visites si vous y passez, sinon, il vous restera toujours la webcam avec la vue sur Wawel et la Vistule 😉