Internet pour les chats

Après une discussion sur les chats à l’oreille musicale, j’ai pensé aux contenus que propose YouTube pour nos félins. Vous avez peut-être dans votre bibliothèque le livre « Internet pour les nuls » ou même encore (comme chez moi) « Windows 95 pour les nuls » dont je pourrais très bien faire un angelot (voir ici) puisque je ne l’ai pas ouvert depuis au moins Vista, alors voici, dans la même idée d’astuces compilées, de quoi occuper cinq minutes son chat, vidéos testées, bien sûr !

Attention ne pensez pas que je torture mon fidèle poilu avec des jeux virtuels qui vont lui laisser un arrière-goût de frustration ! C’était juste une expérience unique et limitée à sa capacité d’attention, et la récompense gourmande qui l’a suivie était bien réelle !

Comme le fauteuil à câlins (parfait pour une sieste complice) est à l’étage et que la pièce à vivre est en bas, pour être au plus près de sa deux-pattes bouillotte, la fripouille s’impose parfois sur la tablette informatique. J’ai profité de l’aubaine et fait l’expérience (sous haute surveillance) de chercher dans ces vidéos celle susceptible de faire réagir le matou. Si les couinements de souris l’ont laissé de marbre (il a juste levé une oreille mais pas regardé l’écran), la mouche qui bourdonne, par contre, lui a bien plu (j’ai changé dès qu’il a fait mine de poser une patte sur l’écran), tout comme le papillon (pourtant il est moche) ou le brin de fil. Ce qui m’a le plus surprise c’est qu’il ait regardé avec beaucoup d’attention l’écureuil planteur de noix de joseph baguette (la voix synthétique n’est pas terrible mais les bruitages sont bien réussis). On n’a pas essayé les poissons, têtards, cafards ou araignées

Mais, je le répète, le virtuel n’est pas ce qu’ils affectionnent plus que tout. On n’épuise pas non plus son chat à le faire courir après un pointeur laser pour le filmer, ce n’est pas drôle pour lui, la proie d’un chat se doit être matérielle, même pour un jeu. Bise à l’œil de nos poilus ! ♥

Dans le feu de l’action

C’était, jour pour jour, il y a six ans… il était arrivé le 11 octobre au soir et m’avait adressé un miaou discret depuis la rue où il passait, tout seul et surgi de nulle part, alors que je fermais mes volets à l’étage pour la nuit.

Il n’était certes pas encore totalement détendu, mais commençait à tester à sa guise (peut-être se demandait-il si c’était permis ou pas ?) toutes les possibilités de la maison en matière de confort félin et avait déjà fait sa première sortie au jardin, un jour de pluie…

Si, à l’époque je maîtrisais la situation, depuis elle a bien changé et c’est moi qui ai l’impression d’habiter chez mon chat… il sait parfaitement se faire comprendre et se montrer suffisamment convaincant pour obtenir exactement ce qu’il veut ! Il n’est pas question d’oublier la séance de brossage du petit déjeuner ou sa récompense de gardien de la maison quand je m’en vais faire une course, ni de traîner devant l’ordinateur s’il a décrété que c’était l’heure de l’extinction des feux… Pas aussi diabolique que Le chat noir d’Edgar Allan Poe (lu par la voix off polonaise de Kamil Prabucki), mais il vaut mieux toujours rester prudent ! 😉

À bon entendeur, chalut à vous, et réfléchissez bien avant d’ouvrir votre porte à un inconnu ! 😉

Tout est bien qui finit bien

Tout avait, bien sûr, commencé un soir de pleine lune, lors d’une promenade nocturne, par une brève rencontre au détour d’une rue du village…

Bien qu’il était évident que l’animal cherchait le contact, l’échange fut bref, ne voulant pas de scène de ménage à mon retour de la part de mon propre félin domestique, lui-même issu de la rue, qui sonna à ma porte, d’un miaou discret, un soir d’octobre 2015, alors que je fermais mes volets sur rue. J’avais rapidement pesé le pour et le contre en descendant l’escalier pour lui ouvrir, et savais pertinemment que j’en prenais pour 15 à 20 ans de contraintes en échange d’une présence exclusive et ronronnante et de quelques chasses à la mouche (et oui, on ne fait pas que pêcher à la mouche !) ou au papillon (voir l’histoire => ici).

J’avais ensuite retrouvé cet angora, 15 jours plus tard, dans un jardin ami en allant y relever le courrier (et trier ce qui nécessitait une réexpédition des publicités qui pouvaient attendre le retour de leur destinataire) et la maigreur (une peau trop grande sur des os) de l’animal, en comparaison avec mon castré-coin du feu et bien nourri, m’a incitée à lui porter presque quotidiennement un peu de nourriture pour échapper à l’éventualité de le retrouver les pattes raides et de devoir lui creuser une tombe.

A son retour la propriétaire du jardin m’a expliqué que cette présence pleine d’espoir (que la porte de la maison s’ouvre pour elle) lui rappelait de trop mauvais souvenirs des chats errants du village ayant colonisé les lieux du temps des anciens propriétaires, nourris de têtes de poissons généreusement jetées par-dessus le portail par la population locale… et qu’il fallait lui trouver une solution durable.

Nous avons un refuge dans les environs, la responsable, contactée par mes soins devait alerter sa bénévole sur le village, et comme pendant 2 jours celle-ci ne semblait pas joignable, nous avons opté pour la possibilité de capturer l’animal nous-mêmes et de l’amener chez le vétérinaire du bourg voisin où il serait ensuite récupéré pour rejoindre la ferme des rescapés. Dont acte, je suis montée nourrir une dernière fois la minette (c’est une fille), munie de la caisse de transport de mon chat, et comme elle avait confiance en moi, je n’ai eu aucun mal à la mettre en cage, puis dans le coffre qu’elle n’a pas aimé, ayant très bien compris que la propriétaire des lieux ne voulait pas d’elle. Une fois arrivée chez l’homme de l’art la bête n’a plus pipé mot miaulement, comme si elle savait que sa situation allait enfin être sérieusement prise en compte et traitée. Après examen, l’animal, bien convoyé au refuge, est relativement en forme, parfaitement sociable, ni tatoué, ni pucé, on ne pourra donc jamais savoir quel accident dans sa vie lui a fait connaître l’épisode SDF qui s’est bien terminé !

Fort heureusement, je n’ai jamais tenté un rapprochement avec mon animal de compagnie, son poil hérissé quand il a inspecté sa caisse à mon retour m’a confirmé ce que je savais déjà, à savoir qu’il n’est pas du tout disposé à partager sa 2 pattes domestique pas plus que son espace vital ! 😉

Des chats…

Sur la table de chevet de la chambre d’amis est posé un roman fantastique facile de Marie-Hélène Delval intitulé Les chats pour jeunes lecteurs pas très assidus 😉

chat00

Cette histoire d’une malédiction qui menace le monde est entre les mains de l’invitée du moment…

chat08

… et nous a accompagnées lors de notre pique-nique de Noël 😉

D’abord un chat demi-angora noir qui est venu voir s’il n’y avait pas moyen de gratter une miette, suivi d’un gris chartreux qui a été prié par le premier arrivé de passer son chemin, nous étions ses otages particuliers, puis un noir à poil court, suivi de deux perchés sur la table d’à-côté, rejoints par un isolé, noir avec une tache blanche… nous étions à cinq chats noirs, plus un gris très discret, quand nous avons vu un petit dernier, noir bringé rejoindre la bande 😉

Par chance aucun n’avait d’yeux aux reflets métalliques, nous n’avons pas vu d’animaux saignés et non dévorés dans les alentours. De toute façon, s’ils voulaient nous intimider en jouant les maléfiques, nous avons pris cette belle rencontre à la rigolade !