Vendanges mécaniques

Il y a bien eu autrefois, en 1971, Orange mécanique, un film d’anticipation britannico-américain écrit et réalisé par Stanley Kubrick, désormais ce sont les vendanges nocturnes qui sont mécaniques, et…

… comme je viens de vérifier si le ronronnement que j’entends le soir quand je tourne les pages de mon livre de chevet était bien le même que celui de cette machine, j’en ai aussi profité pour aller lire le cahier des charges de notre vignoble AOC : pour le Cahors, contrairement à l’Alsace, il n’y a pas de dispositions particulières pour la récolte qui peut donc être manuelle ou mécanique, que le raisin soit destiné à élaborer un vin pétillant (il est à la mode !) ou pas.

C’est l’histoire de quelques jours, mais je suis rassurée, mes oreilles ne se mettent pas à bourdonner dès que je m’allonge et je ne suis pas hypertendue non plus ! 😉

Ensuite nous retrouverons la bonne odeur soufrée qui s’échappera des cuves, puis la vie des humains au cœur du vignoble retrouvera sa douce quiétude (mais pas celle des amphibiens, pour eux cela restera toujours plus compliqué), à moins que l’on ne nous propose un remake de l’épisode Chaos dans le vin noir, de la série télévisée franco-belge Le Sang de la vigne !

Concentré d’histoires…

Les uns font fortune, les autres perdent tout, mais les bons le resteront même dans l’adversité alors que les méchants le seront encore plus dans le succès, et des frères s’entretueront pour une pépite, telle est la dure loi de la minisérie Into the West de Steven Spielberg, proposée au Replay par => Arte, attention, cela jusqu’au 20 septembre seulement.

Non spécialiste de l’histoire américaine, j’ai pourtant bien aimé la roue des destins croisés de Jacob Wheeler et d’Aimé par les bisons, entre 1825 et 1895, sur fond de migration vers la mythique Californie avec l’appropriation des terres amérindiennes et la résistance des tribus Lakotas, puis la ruée vers l’or, le métal qui rend fou, les massacres, ruses et mensonges, la construction du chemin de fer et souffert avec la politique d’assimilation culturelle.

Spectacle à gros budget datant de 2005, il faut saluer le réalisme des décors sous la houlette de Marek Dobrowolski, on pourrait s’imaginer dans sa propre conquête de l’ouest, avec mention spéciale pour les scènes avec les bisons, mais je noterai un petit bémol toutefois, pour un infime détail dans le dernier épisode de la version française, où l’on recherche George – Voix qui porte, jeune homme bien policé par l’éducation forcée, « parlant français » (Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, était bien aux côtés des insurgés américains lors de la guerre d’indépendance, mais au siècle précédent entre 1777 et 1783), cela sonne toujours bizarrement à mon oreille dans une série américaine, et ce, même après une nuit de sommeil ! 😉

Voyage culinaire : la soupe de Noël

Samedi dernier, j’ai ramené à la bibliothèque les 3 livres empruntés, parmi lesquels un livre du prix Nobel de littérature 2018, Olga Nawoja Tokarczuk (découverte en 2018 avec Les livres de Jakób), intitulé Sur les ossements des morts (Prowadź swój pług przez kości umarłych) une énigme criminelle et moralisatrice dont j’avais déjà vu le film de 2017 Pokot (Spoor) signé Agnieszka Holland, ce qui fait que la seule surprise à la lecture fut, pour moi, en haut de la page 270, la recette de la => soupe à la moutarde 😉

C’est là qu’a commencé mon voyage culinaire, puisque d’une recette à l’autre, je suis arrivée à cette soupe de Noël belge wallonne (de Theux, province de Liège) dont voici la copie d’écran des ingrédients nécessaires…

… et dont le mode opératoire, issu du magazine télévisé de 1982 Vieilles casseroles et bonnes recettes a été mis en ligne, après numérisation, par la SONUMA => il est visible ici. Merci à eux !

Sans les patins, SVP !

Alors que le retour à un accès à la culture me semble bien compromis, surtout après les dernières manifestations passablement désordonnées (celle de St-Céré entre autres, avec peu de gestes barrière et des masques sous le nez) et la récente bavure de Mme Bachelot qui fut, avant d’être en charge de la Culture, ministre de la Santé et des Sports entre 2007 et 2010, bévue d’autant plus incompréhensible qu’elle est titulaire d’un diplôme de pharmacien (elle a beaucoup de chance que Michel Sardou le prenne avec philosophie), on me signale un site officiel polonais NINATEKA qui organise cette semaine son deuxième festival du film français avec 9 titres (accès gratuit et films sous-titrés en polonais) mais s’ils ne sont pas visibles en France, on peut toujours y découvrir quelques pépites dans les films d’animation dont la compréhension reste possible si l’on ne parle pas la langue…

Exemple, les 3 aventures du => chaton Philémon, pour les enfants certes, mais pas que, puisque les décors reconstituent fidèlement l’habitat traditionnel pratiquement disparu.

Par contre, ils n’ont pas à leur catalogue le film d’action qui vous permet de visiter, et sans les patins obligatoires, le château à la Dame blanche (qui descend la nuit de son portrait pour hanter la bâtisse) de Kórnik, j’ai nommé „Gdzie jest trzeci król?” (Où est le troisième roi ?) dont j’ai déjà sûrement mis le lien YouTube il y a quelques temps années 😉

Pour qui serait tenté par la visite (j’y suis allée en 2006 -patins obligatoires sur les parquets- et j’avais été fascinée par une Bible retranscrite en 12 langues dont le français sur 2 pages à chaque fois, mais photographie interdite), ne vous en privez surtout pas, l’intrigue est facile à suivre !

Le Syndicat, une bande de criminels internationaux menée par Gruber essaye de voler une toile de valeur (le portrait d’un souverain médiéval) à l’intérieur du mystérieux musée de Bory (château de Kórnik), le commissaire Didot d’Interpol et la milice polonaise les pourchassent. Afin d’éviter le vol, deux agents du siège principal de la police, le capitaine Stefan Berent et le lieutenant Katarzyna Rogalska, sont envoyés au musée incognito, leur tâche est de remplacer l’original par une copie. Mais un échange a été déjà fait et ils se retrouvent face au cadavre du conservateur du musée, Janas, tué par un carreau d’arbalète…

Ont joué dans => le film :

Andrzej Łapicki : Capitaine Stefan Berent, Alicja Wyszyńska : lieutenant Katarzyna Rogalska, Adam Pawlikowski : Commissaire Didot d’Interpol
Tadeusz Kondrat : Władysław Janas, conservateur du musée, Ryszard Pietruski : Karol Wilczkiewicz, adjoint de Janas, Maria Wachowiak : Wanda Szczęśniak, secrétaire de Janas
Wieńczysław Gliński : professeur Gawroński, historien, Franciszek Pieczka : Marczak, conservateur de peintures
Kalina Jędrusik : Małgorzata Sadecka, restauratrice de peintures, Wojciech Pokora : Zientara, restaurateur de peintures, Zbigniew Józefowicz : capitaine Półtorak, associé de Berent, Leon Pietraszkiewicz : Colonel Wala, chef de Berent, Zbigniew Płoszaj : policier

La première mondiale a eu lieu à Kórnik le 19 janvier 1967, soit un jour avant les cinémas de Varsovie suite à une intervention du ministère de la Culture à la demande de la directrice (de l’époque) du cinéma de la ville, Wanda Mikołajczak.

Soyez prudents ! ♥

Dessins animés de saison

Nous connaissons tous les traditionnels « cartoons » d’outre-Atlantique, mais les animations soviétiques sorties entre 1950 et 1978 ne sont pas à négliger, certes l’imaginaire peut nous sembler bien éloigné de notre culture, mais est-ce réellement le cas ?

Prenez soin de vous et sortez couverts ! ♥

Il n’y a plus d’après…

Saint-Germain-des-Près a perdu sa muse, Juliette Gréco… la dite Jolie môme, qui avait passablement déserté la capitale.

Longtemps, son interprétation de Je hais les dimanches les enchantait chez moi, par contre je n’ai jamais croisé Belphégor au Louvre.

Pensées attristées à sa famille avec sa chanson dans le film d’Otto Preminger, d’après le premier roman de Françoise Sagan, Bonjour tristesse.

Salle obscure

 

Irrésistiblement je pense à A.B.C. contre Poirot, roman d’Agatha Christie, adapté pour le cinéma, où le célèbre détective belge Hercule Poirot, paisible retraité qui coule des jours heureux dans sa confortable résidence londonienne, doit faire reprendre du service à ses petites cellules grises pour mettre fin aux agissements macabres d’Alexander Bonaparte Cust qui semble, lui, prendre un malin plaisir à titiller la célèbre moustache en croc de l’enquêteur vieillissant.

ABC

Lire la suite de l’article de => La Dépêche 😉

Ceux qui assisteront à la vente du 28 (et 29) août prochain, munis d’outils pour démonter le fauteuil (rouge ou bleu, au choix) plutôt que du sachet de pop-corn traditionnel, auront droit à une réduction… 😉

Je vous parle d’un temps…

… que, contrairement à Charles Aznavour, je n’ai pas connu parce que nous n’avions pas de téléviseur et nos voisins non plus, celui de l’âge d’or d’un certain cinéma 😉

Celui qui voyait aussi, tous les dimanches soir, les familles (souvent élargies aux amis et parfois même aux voisins) réunies autour du poste de télévision, trônant sur son meuble au salon, pour le western italien traditionnel, qui sera ensuite décrié par les grands penseurs de l’époque et requalifié en w. spaghetti, nonobstant le fait que beaucoup regretteraient ces années de réelle cohésion sociale.

Si nos intellectuels ont fait la fine bouche, j’ai vu tous ces films bien plus tard, sur grand écran dans des petites salles, et ils ont continué à séduire le public au point d’acquérir, partout dans le monde, une belle notoriété tant le duo Sergio Leone (†) pour les images et Ennio Morricone pour la musique fonctionnait bien.

Dommage, je n’ai pas trouvé avec les images de Tuco (Eli Wallach) traversant le cimetière pour chercher la tombe aux 200 000 dollars (=> juste le final).

Et juste pour le plaisir aussi l’harmonica d’Il était une fois dans l’Ouest avec Charles (Dennis Buchinsky) Bronson… ce soir ce sera tournée western chez les anges puisque les deux camarades vont se retrouver, un style dans lequel Michel Polnareff avait puisé (et parodié) avec bonheur pour la musique de La folie des grandeurs.

Addio Maestro 😦

Addiction au sucre

En visionnant le replay du film passablement déjanté, Jeune femme d’Arte, signé Léonor Serraille, l’héroïne Paula (jouée par Laetitia Dosch), temporairement promue baby-sitter, demande à Lila (rôle tenu par Lilas-Rose Gilberti-Poisot que l’on a vue comme Marguerite de Jeansin -la fille, et petite sœur d’Alice, de Mathilde et d’Auguste, l’installateur de la cabine de projection du cinématographe meurtrier- dans Le Bazar de la charité) la petite fille, plus mature qu’elle, dont elle a la garde, si elle a déjà mangé de la barbe à papa ?

Devant sa réponse négative, je me suis posé la même question et… j’ai donc enquêté pour savoir ce à quoi j’avais, avec certitude, complètement échappé… quoique qu’il n’y ait plus désormais besoin d’aller à la fête foraine pour sacrifier aux attractions (avec la fontaine à chocolat et le bar à bonbons) de tout goûter d’anniversaire (qui se respecte) de nos chères têtes blondes 😉

(Publicité gratuite, j’ai pris la première vidéo qui s’est présentée et n’y ai aucun intérêt)

Un petit investissement quand même, même si le choix des sucres colorés et parfumés (hors de prix pour de la betterave) est vaste… mais je n’ai apparemment rien perdu de très rare, ce ne sont, finalement, que de simples filaments de caramel avec beaucoup d’additifs ! Je me coucherai moins bête ce soir ! ♥

charme11