Un peu de douceur…

… dans un monde de brutes, pour bien commencer la semaine, avec, en plus, de sublimes images ! 😉

Ne vous laissez pas abuser par le mot relaxation, il n’est pas du tout question d’une quelconque secte du bien-être, c’est par le visionnage du bouleversant film de Radu Mihaileanu, sorti en 2005, Va, vis et deviens (trouvé, par pur hasard, dans les archives oubliées du replay de TF1) que j’ai (re)découvert les musiques d’Armand Amar agrémentées par l’incontournable duduk de Lévon Minassian.

Relaxation : Armand Amar & Levon Minassian

Le film dont la bande-son est en partie utilisée dans cette vidéo, lui, fait référence à une spectaculaire opération de sauvetage d’une partie d’un camp de réfugiés éthiopiens au Soudan, datant de 1984, et traite plus particulièrement, de la difficile adaptation de l’un d’entre eux, dans son nouveau pays d’accueil.

Il est évident que ce n’est pas à mettre en balance avec le traditionnel retour de la magie du film de Noël dont nous verrons très certainement au moins un ou deux échantillons (la saison est courte), mais un peu de réflexion sur des sujets graves ne nuit pas, surtout quand elle nous permet de voir, avec d’autres yeux, certains faits divers inexplicables à l’aune de notre vie, somme toute très confortable.

Bonne semaine à vous ! ♥

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La dernière cartouche

Il y a deux jours je vous présentais du rap ukrainien, leurs voisins à l’ouest utilisent aussi ce mode d’expression musicale aussi bien pour de la contestation que pour du nationalisme exacerbé… Les paroles sont sous la vidéo quand on la visionne sur YT et j’adore le violon de Klaudia Koya.

Basti feat. Lech Makowiecki – « Ostatni Nabój » prod. Koshe, skrzypce Koya [Official Video] / « OZW »

Ce titre fait référence au film Historia Roja de Jerzy Zalewski, une fiction dramatique de guerre, sortie (avec une nouvelle bande-son) en 2016 (alors qu’elle a été tournée entre décembre 2009 et septembre 2010), grâce à une collecte populaire pour la terminer et au montage effectué gratuitement par Wanda Zeman, le film (et la série en 5 épisodes sortie l’année d’après) sont à la gloire de Mieczysław Dziemieszkiewicz, un soldat de la clandestinité anticommuniste polonaise.

Les grandes manœuvres

C’est le passage peu courant d’un gros avion militaire, en reconnaissance dans mon ciel, qui m’a alertée (les seuls que j’entends, en dehors des avions commerciaux qui volent plus haut et des petits coucous locaux, sont parfois les avions de chasse qui vont, le plus souvent, par deux), recherche faite dans mon journal préféré et j’ai appris qu’une opération de grande envergure, nommée Manticore avait débuté à Castres, dans le Tarn, et devait se poursuivre dans le Lot et l’Aveyron…

Source de la copie d’écran : La Dépêche

… nous y sommes, et, par chance, Lalbenque est assez loin de chez moi (les parachutistes ne se perdront pas dans mon jardin, mais sous les chênes truffiers), non pas que je ne sois pas fière de nos soldats, ils méritent le respect pour le sacrifice consenti de leur vie, mais parce que je ne suis pas du tout enchantée par les solutions militaires !

D’ailleurs, je profite de l’occasion pour dire que j’ai vu, hier soir, le replay des deux premiers épisodes de la mini-série de TF1, Les Combattantes, avec Sofia Essaïdi, Audrey Fleurot, Camille Lou et Julie de Bona. S’ils recréent peut-être fidèlement le fonctionnement de notre société à cette époque (il n’y a plus de témoins directs, depuis longtemps, pour nous dire le contraire), ils m’ont moins séduite que la précédente série de la (presque) même équipe, Le Bazar de la Charité, peut-être qu’il y a trop de fausse hémoglobine à mon goût… et je conclurai par un retour au titre du billet qui fait référence à un film plus léger, mais néanmoins un grand classique du cinéma français, signé René Clair, sorti le 26 octobre 1955, et avec rien que du beau monde : Gérard Philipe, Michèle Morgan, Jean Desailly, Pierre Dux, Jacques François, Yves Robert, Brigitte Bardot, Lise Delamare, Magali Noël, Simone Valère, Jacques Fabbri, Olivier Hussenot, Raymond Cordy, Dany Carrel, Claude Rich ! 😉

Les Grandes manœuvres (1955) – Bande annonce d’époque restaurée HD

Belle journée à vous ! ♥

Bartosz Bielenia

Qui est-ce ? Vous avez tout à fait le droit de ne pas le savoir, il n’est pas encore dans toutes les salles chez nous, loin s’en faut.

Alors je vous dirai que c’est un jeune trentenaire (né à Białystok, au nord-est de la Pologne) et talentueux acteur de cinéma et de théâtre que j’avais déjà croisé dans le film polémique Kler de Wojciech Smarzowski (que j’avais évoqué => ici en son temps) qui fut comme un électrochoc lors de sa sortie sur les écrans polonais, en septembre 2018. Il ne semble toujours pas avoir été autorisé à être diffusé sur nos écrans (je l’avais vu 2 fois en VO sur un site alternatif polonais).

Pourquoi j’en parle aujourd’hui ?

La Communion (Bande-annonce)

Tout simplement parce qu’il a récidivé dans le genre, un an plus tard, en endossant le double rôle de Daniel et du Père Tomasz dans La Communion (Boże Ciało) de Jan Komasa, un film que j’attendais patiemment (il était sorti -parce que, inspiré de faits réels il est moins polémique- dans quelques salles le 4 mars 2020, mais, pas de chance, la pandémie l’a fait très rapidement oublier, et de toute manière, il ne serait jamais arrivé dans ma campagne) et qui n’est disponible au replay sur Arte que jusqu’au 29 septembre. Alors dépêchez-vous parce qu’après, il ne vous restera plus qu’à vous procurer le DVD sorti en décembre 2020 si vous êtes tentés par une réflexion bien menée sur le bien, le mal, la foi, le péché, le pardon et bien plus encore…

Mon opinion, je la garderai pour moi, car, compte-tenu de mes origines, j’ai été plus sensible à des détails sur une société polonaise fracturée, qui ne vous parleront pas forcément, par contre, ne le provoquez surtout pas, ses coups de boule cinématographiques sont redoutables ! 😉

À bout de souffle…

L’un des pères de la Nouvelle Vague, comme l’on a appelé le cinéma de ses débuts, a quitté la scène…

Les coups de gueule mythiques de Jean-Luc Godard

… et son décès n’en finit pas de faire des vagues… que ce soit dû à une déclaration que Gérard Darmon n’a pas aimée, ou carrément son choix personnel de fin de vie.

Jean-Luc Godard – Nouvelle vague (1990)

Je préfère en retenir cette rencontre après le retour du traditionnel festival de Cannes ainsi que le clin d’œil de l’histoire qui a fait que son premier film À bout de souffle était sorti, l’an dernier, en version restaurée 4K au cinéma, quelque soixante ans plus tard

Elle est partie…

Alors que tous les yeux amoureux du protocole sont tournés vers la Grande-Bretagne, Irène Papas a quitté hier, librement et définitivement, le devant de la scène… si elle n’avait pas les tenues colorées et la panoplie de chapeaux de la Reine Elizabeth II, qui nous manqueront certainement…

Vangelis & Irene Papas – Les 40 Braves (ERT archive)

… elle restera, quand même, une de mes chanteuses et actrices préférées… celle qui n’aura pas pu s’empêcher bien longtemps d’aller rejoindre Vangelis Papathanassiou, le compositeur de ses nombreux succès… 😦

Awake ou l’éveil de Dana

La superbe série libanaise, en seize épisodes d’environ 45 minutes, écrite par Nadia Tabbara (produite et réalisée par Mazen Fayad, en 2019), que j’ai adorée sans aucune restriction, est disponible au replay sur Arte jusqu’au 28 avril 2023. Si vous n’êtes pas allergique au dialecte libanais, truffé de mots en anglais et en français, avec des sous-titres parfois en décalage et pas toujours bien traduits, je vous la recommande chaudement car elle vous permettra de vous faire une idée assez proche de la réalité de la vie au Liban d’une certaine élite ultra-connectée.

L’éveil de Dana | Série Fiction | ARTE.TV

Elle relate le retour à la vie, après 12 ans de coma, de Dana Nasr (Flavia Béchara), jeune femme à l’avenir prometteur dans la publicité, qui s’était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment à Beyrouth le 14 février 2005 (jour de l’assassinat de Rafiq Hariri), son fiancé Fadi qui ne l’a pas attendue, et Ghassan (Tarek Yaacoub), l’amoureux transi qui l’a dépouillée de son prix de fin d’études, ses amis de l’époque, les difficultés de ses parents -Walid (Mohammad Akil), le père très protecteur et Mariam (Raymonde Azar) la mère plus réaliste-, ses sœurs Jinane (Ruba Zaarour) et Lama (Stéphanie Atallah) qui ont grandi, ses collègues de travail, la société qui a totalement changé avec l’omniprésence d’internet et des réseaux sociaux, alors que le pays n’en finit pas de sombrer entre impasse politique et crise économique accentuée par l’arrivée des réfugiés syriens après 2011 (les silos du quartier du Port n’avaient pas encore sauté quand la série est sortie)… mais sa farouche volonté lui fera surmonter toutes les désillusions et trahisons de son entourage, finalement un bel exemple de résilience doublé de l’envie de tourner la page et d’avancer pour rattraper le temps perdu, avec, en prime, le sourire malicieux du Dr Mehio (Joseph Bou Nassar) comme encouragement le plus sincère ! 😉

J’ai aussi bien aimé la bande sonore de Nasser Shibani, ainsi que les titres additionnels dont voici les liens vers deux extraits : Kil Ma Trouh كل ما تروح Live at MUST Opera House-Cairo par Tania Saleh et le groupe Adonis – Shou Awlak (Band Version, 2018) أدونيس – شو قولك, une chanson signée Anthony Khoury.

Seriez-vous prêts pour un nouveau départ ?