La pipistrelle

C’est l’attitude du chat dans sa chaise-longue (pour le voir dans le feu de l’action, c’est ici) qui m’a intriguée, ce 2 septembre vers 17h30. Alors qu’il aurait dû dormir du sommeil du juste, il avait la tête levée, les yeux bien ouverts, et regardait un point très précis du toit au-dessus de lui. J’ai donc bravé la chaleur, pour faire moi aussi la curieuse et…

… voici le profil de la bête, sûrement une pipistrelle (j’avoue ne pas très bien connaître les chiroptères) et qui, compte-tenu de l’heure diurne, aurait pu dormir profondément… mais non, je n’ai pas pu m’approcher d’avantage pour lui tirer le portrait un peu mieux, son radar intégré lui ayant signalé une source de chaleur, de taille notable par rapport à la sienne, qui bougeait en-dessous d’elle et la belle est partie se cacher un peu mieux ! Ayant vu d’assez près sa petite taille, je ne suis pas prête de débusquer celle, évoquée dans l’inventaire de ma ménagerie, qui rentre parfois dormir à la maison ! 😉

Portez-vous bien, ici à 5h45 l’orage d’hier soir a repris du service, et même si le thermomètre affiche encore 23°C, je n’aurai pas de corvée d’arrosage ce soir et mes courgettes et haricots vont beaucoup aimer ! ♥

Un lézard dans ma cuisine

C’est la surprise de cet été… j’habite presque dans l’arche de Noé ! J’ai toujours eu des araignées apprivoisées, plus ou moins grosses, d’espèces différentes selon les années, dans la maison. Quelquefois un jeune rouge-queue égaré, entré par une porte grande ouverte, qui ne sait pas comment repartir et appelle sa maman perchée à son poste de surveillance au fond du jardin… ce qui veut dire escabeau à déplacer, piaf à attraper sans le brutaliser (il faut oublier le sel sur la queue, cela ne marche pas du tout !), pour le rendre avec toutes ses plumes à sa mère qui m’insultera copieusement.

Il y a très régulièrement la chauve-souris qui rentre dormir (je ne sais sur quelle poutre), au petit matin, et, quand les températures m’interdisent d’ouvrir le soir, demande quand même à sortir parce qu’il est l’heure pour elle d’aller chasser et donc m’oblige à laisser entrer l’air chaud dans la maison, ce que j’interdis régulièrement au chat qui a sonné à ma porte un soir d’octobre 2015 et n’est jamais reparti.

J’ai aussi copiné avec une mante religieuse, sauvée d’une roue de voiture en rentrant du travail, un midi, soigneusement déposée dans ma jungle personnelle (ce fut une année faste où d’autres étaient venues, de leur plein gré, lui tenir compagnie et avaient pondu dans mes lavandes, pas très loin d’un sac de ponte en montgolfière d’un joli arachnide, je ne sais pas qui a gagné), de grosses sauterelles vertes si attachantes qu’elles se dépêchaient de rentrer dès que je voulais les envoyer au jardin… cela c’est pour les cohabitations qui se passent bien !

Pour le moins bien, il y a les pigeons suicidaires dans le conduit de la cheminée et le joli essaim de grosses mouches dans la maison qui s’ensuit toujours, les élevages de charançons dont j’ai fini par triompher, celui de frelons asiatiques passés au congélateur (ils n’avaient investi qu’un nichoir à l’extérieur), le rongeur qui va grignoter les pâtes à travers le cellophane dans ma réserve (j’ai des pièges redoutables puisque Raminagrobis ne sait pas que c’est comestible et préfère les papillons) et les couleuvres qui ont eu la mauvaise idée de vouloir rentrer dans la maison au lieu de rester au jardin (j’en ai retrouvé une momifiée à l’étage et l’autre en crêpe entre la porte d’entrée et le chambranle) où je les laisse volontiers vivre en paix (le chat, c’est moins sûr !).

Hier soir, vaisselle terminée, caisse du chat nettoyée, j’allais boire mon verre de kéfir avant d’aller me coucher quand j’ai vu une ombre noire sur la crédence disparaître derrière le grille-pain, j’ai pensé à une tégénaire plus sombre que l’habituelle qui chasse au-dessus de mon écran d’ordinateur ou traverse le clavier avec allégresse. J’ai donc fait ma curieuse, mais je n’avais pas l’APN sous la main pour immortaliser l’instant, et, si j’ai bien vu la tête écailleuse d’un improbable lézard, il s’est dépêché de disparaître dès que j’ai tourné les talons pour aller le chercher… mais sûrement pas de sortir !

Selon mon petit Larousse illustré (de 1990), le lézard des murailles est un reptile commun près des vieux murs, dans les bois ou les prés… mais il n’y a rien sur le lézard des cuisines, le NAC (à moins que ce ne soit une tarente compte-tenu de l’heure plutôt nocturne de sa présence, de sa couleur et de la taille de la tête, dont la présence dans le coin m’a été signalée par une voisine) dont j’espère qu’il trouvera tout seul le chemin de la sortie parce que je me vois mal solliciter auprès des services compétents une autorisation de détention d’un animal sauvage (qui peut être, selon l’espèce, libre donc n’exiger aucune formalité, ou bien soumise à déclaration ou à autorisation préalable et détention d’un certificat de capacité).

Ni l’ours, ni le loup…

… mais qui donc ?

Copie d’écran : La Dépêche

Nos chiens errants (voir => ici) seraient-ils arrivés chez nos voisins ? Celui qui est accusé en est un genre husky de couleur grise et s’est attaqué à des brebis tondeuses écologiques (dommage pour elles) laissées sans surveillance… Mais quand on sait que le husky est traditionnellement le fruit des amours entre le loup et la lune d’où sa couleur grise et sa queue en croissant, est ce que l’appendice de l’assaillant était celui caractéristique de ce chien ou bien du loup ? Mystère ! Personne ne me demande mon opinion, mais je la donnerai quand même, nos chiens errants ont quitté le département, on les disait en route vers le sud et les Pyrénées, mais ce serait en passant par l’ouest. J’en déduis qu’ils n’ont pas forcément envie de devoir copiner avec les ours, par contre je ne sais pas encore comment ils savent où se cachent les ursidés ! 😉

Promenons-nous dans les bois…

Cela fait des années que des cas suspects de brebis attaquées sont signalés, mais à chaque fois on nous répond que ce n’est pas possible, d’abord parce que les loups n’ont pas encore franchi le Rhône, puis parce qu’ils n’ont pas traversé le Massif Central, mais là, il semblerait bien qu’ils soient quand même enfin arrivés ! 😉

Après avoir entendu au printemps le grand duc en ouvrant ma fenêtre avant d’aller me coucher, dérangé un rapace diurne non identifié (je n’ai remarqué que son regard et son vol différent de celui des oiseaux qui fréquentent habituellement les lieux) en train d’occire un pigeon dans mon jardin et enfin observé une buse tournoyer dans mon ciel, aurais-je un jour le plaisir d’écouter les loups hurler à la lune ?

Tri Yann – La jument de Michao

J’entends le loup, le renard, et la belette
J’entends le loup et le renard chanter
J’entends le loup, le renard, et la belette
J’entends le loup et le renard chanter