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8 mai

Une page d’histoire que l’on ignore trop souvent : la réalité des naissances dans les camps de concentration nazis (pour le goulag cela sortira bien un jour…)

Les témoignages de Hana Berger Moran et Florence Schulmann (ci-dessus) sont repris dans => La Dépêche du jour avec celui de Mark Olsky (ci-dessous) :

Combien de temps la cruauté de ce génocide (étendu à tous les gêneurs) pourra rester documentée après la disparition des derniers survivants très âgés, c’est la question que se posent leurs enfants nés en 1945, à peine plus jeunes… la transmission s’impose, et ce, bien que le sujet soit très douloureux pour les témoins et leurs familles.

 

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… à moins d’être une âme sensible et de détester l’histoire contemporaine, l’excellent travail de Cédric Tourbe, qui n’est pas consacré, comme son titre le laisserait à penser,  au seul massacre de Katyń (village de l’oblast -distant d’une vingtaine de kilomètres- de Smolensk en Russie) en avril 1940, mais dévoile, pour qui les ignorerait, l’existence des autres lieux d’extermination massive et expéditive d’officiers polonais par le NKDV.

Le documentaire, en français, ce qui est extrêmement rare pour tout ce qui est en rapport avec cette tragédie, est disponible sur Arte, en replay, jusqu’au 24 avril 2020. En voici le lien :

=> Les bourreaux de Staline – Katyń, 1940

La prochaine diffusion en direct sera réservée aux courageux et autres insomniaques, le mardi 10 mars à 01h30.

Plus que le massacre en lui-même, sobrement illustré par seulement quelques images du film polonais Katyń, d’Andrzej Wajda, (qui lui, donne aussi un aperçu sur les répercutions du massacre sur les vies des familles des victimes dans leur quotidien bien après la fin de la guerre), le travail de Cédric Tourbe (réalisateur) et Olivia Gomolinski (historienne, spécialiste d’histoire soviétique) remonte aux origines proches (un Polonais vous dira que ce n’est pas assez loin…) avec la création en décembre 1917, juste après la révolution d’Octobre, de la Tchéka, police politique connue pour son combat sans merci contre tous les ennemis supposés du nouveau régime bolchevik, qui s’appellera GPU (Guépéou) entre 1922 et 34, puis sera absorbée par le NKVD qui deviendra le NKGB, puis, en 1954, le KGB, après la mort de Staline et la liquidation de Lavrenti Beria en décembre 1953.

Le secret (aussi couvert par Winston Churchill et Franklin Delano Roosevelt) sur ces massacres sera ensuite bien gardé par Nikita Khrouchtchev, puis Leonid Brejnev qui ordonnera, pour brouiller les pistes, la commémoration annuelle du massacre de Khatyn, un petit village biélorusse dont les habitants ont été brûlés vifs en mars 1943 par les Nazis, le président Nixon en visitera officiellement le monument en 1974.

Seront aussi évoqués le général Wojciech Jaruzelski, les scellés replacés par Mikhaïl Gorbatchev, les grèves de 1988 parties de Gdańsk, en Pologne, suivies de la nomination de Tadeusz Mazowiecki au poste de chef du gouvernement (premier non communiste dans toute l’Europe de l’Est à y accéder) ainsi que l’ultimatum de Jaruzelski qui menaçait d’annuler sa visite officielle à Moscou si le Kremlin ne reconnaissait pas sa responsabilité dans le massacre d’avril 1940. Gorbatchev finira par céder au chantage, aidé, malgré lui, par un article d’universitaires soviétiques désignant le NKVD et Moscou finira par avouer, le 13 avril 1990, dans un bref communiqué rejetant, bien sûr, le crime sur Beria.

C’est finalement Boris Eltsine, après la chute de l’Union soviétique, qui rendra publics et les ordres secrets et la responsabilité soviétique.

Remembrance, le monument pour Katyń, inauguré en 1976, en Angleterre, à partir de la minute 2.21

 

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Devoir de mémoire

Pour les 75 ans, ce jour, de la libération des survivants et de la fermeture du sinistre camp d’Auschwitz, voici le témoignage de Ginette Kolinka (la mère de Richard, batteur du groupe Téléphone) un exemple en 2 parties, présenté par France Culture dans l’émission Une histoire particulière, un récit, parmi tant d’autres…

… la => seconde partie du témoignage.

Ce que l’on ignore le plus souvent… quand on connaît le rôle de ce camp dans la politique d’extermination massive perpétrée par les nazis, c’est, qu’au début de la guerre, il était le centre de triage des jeunes Polonais raflés, sans aucune raison valable sinon celle d’avoir été là au mauvais moment, dans les rues et les campagnes.

Ils y étaient rassemblés, de façon musclée, avant de connaître leur affectation dans les fermes et usines en Allemagne, dans le cadre du travail obligatoire, pour remplacer la main d’œuvre partie prendre les armes.

À la fin de la guerre, ceux qui ont eu l’idée saugrenue de rentrer retrouver leur famille, ont été emprisonnés dès leur arrivée, pour désertion, collusion avec l’ennemi, par les autorités communistes qui ont contrôlé le pays sous tutelle russe, jusqu’à l’époque du général Jaruzelski, et envoyés bien souvent en Sibérie.

D’autres, plus réfléchis, ont choisi de ne plus revoir leur famille… et pris le difficile chemin de l’exil…

 

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Mon arrivée dans le nord du Lot a été marquée par la découverte à l’âge de 9-10ans du massacre d’Oradour-sur-Glane perpétré par la division SS Das Reich (qui a traversé avec quelques dégâts tout notre département) le 10 juin 1944 (ensuite il y a eu, au collège, la projection du documentaire Nuit et Brouillard d’Alain Resnais)…

Aussi marquant qu’il fût dans la région, il n’a pas été ni le seul, ni le premier, ni le plus arbitraire, l’horreur de cette guerre a plusieurs visages qui peuvent nous hanter…

Le documentaire de 51 minutes et 45 secondes, signé Pascal Percq, Bruno et Rémi Vouters est disponible (pour les plus courageux d’entre vous, ou les plus concernés par l’ampleur des retombées, même 75 ans après, des exactions commises lors de ce conflit mondial), un certain temps par ici => Les flambeaux d’Ascq.

Devoir de mémoire fait, je retourne à ma lecture édifiante du moment… un pavé, certes très controversé, mais qui permet d’avoir une idée de la façon dont fonctionnaient ces criminels : Les Bienveillantes de Jonathan Littell.

Ne croyez pas que je déprime en ce début novembre au temps de rigueur, j’adore depuis toujours l’automne, même dans la tempête, le feu de bois pour me réchauffer ou me sécher, les fleurs des dahlias et autres chrysanthèmes sont des splendeurs qui me font oublier que la saison du safran est déjà terminée, et les cyclamens commencent à fleurir sur le rebord de ma fenêtre de cuisine 😉

 

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Nobel de la Paix

Les membres de l’Académie norvégienne ont-ils recadré quelques candidatures en choisissant cette année Abiy Ahmed, le premier ministre éthiopien, en place depuis 2018 et qui aurait réussi à pacifier son pays et à écarter un conflit avec l’Égypte, alors que celle de Raoni Metuktire, l’un des grands chefs du peuple Kayapo qui alertait sur la disparition programmée du poumon vert de la Terre que représente la forêt amazonienne, a été écartée ?

Rendons-lui la parole, avec cette vidéo de l’entretien accordé à France 24, vendredi 30 août 2019… car certes la paix dans la Corne de l’Afrique est bienvenue, mais à quoi servira-t’elle si les changements climatiques induits par la déforestation à outrance rendaient notre Terre en son entier (sauf peut-être quelques fjords norvégiens ?) définitivement inhabitable ? C’est un problème métaphysique qui dépasse mes compétences, la philosophie n’ayant jamais été ma tasse de thé…

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Une page se tourne

sfeir

(Source : Wikipédia)

Personnage central dans l’histoire du Liban favorable au dialogue interreligieux et homme de paix dont les décisions lors de la guerre civile, pas toujours bien comprises, ont été quelquefois source de division dans la communauté maronite, il aura toutefois des obsèques grandioses.

Gageons que la jeunesse industrieuse d’aujourd’hui n’aura pas la tentation de la désillusion et continuera à œuvrer pour un Liban laïc et apaisé avec la sagesse que n’ont pas eu leurs aînés acteurs d’un conflit fratricide.

mai11

 

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Le 5 mars 1940, un document officiel signé Lavrenti Beria, demandait à Joseph Staline l’autorisation d’exécuter (une balle dans la nuque puis fosse commune) dans la forêt de Katyn, quelques 4 404 officiers polonais, prisonniers de guerre retenus au camp de Kozielsk, une goutte d’eau sachant qu’environ 250 000 soldats polonais, dont 10 000 officiers, furent faits prisonniers par les Soviétiques…

bouton

Tylko guziki nieugięte
przetrwały śmierć świadkowie zbrodni
z głębin wychodzą na powierzchnię
jedyny pomnik na ich grobie
są aby świadczyć Bóg policzy
i ulituje się nad nimi
lecz jak zmartwychwstać mają ciałem
kiedy są lepką cząstka ziemi
przeleciał ptak przepływa obłok
upada liść kiełkuje ślaz
i cisza jest na wysokościach
i dymi mgłą smoleński las
tylko guziki nieugięte
potężny głos zamilkłych chórów
tylko guziki nieugięte
guziki z płaszczy i mundurów

Guziki (les boutons des uniformes qui ont fait soupçonner la tragédie) poème de Zbigniew Herbert, mis en musique par Przemysław Gintrowski (âmes sensibles, attention aux images d’archives de la vidéo).

Plus supportable, la liste de 650 noms identifiés à Katyn, honorés par Jacek Marcin Kaczmarski…

Ciśnie się do światła niby warstwy skóry,
tłok patrzących twarzy spod ruszonej darni
Spoglądają jedna zza drugiej do góry
ale nie ma ruin, to nie gród wymarły.

Raz odkryte krzyczą zatęchłymi usty
lecą sobie przez ręce wypróchniałe w środku
W rów co nigdy więcej nie będzie już pusty
ale nie ma krzyży, to nie groby przodków

Sprzączki i guziki z orzełkiem ze rdzy
po miskach czerepów robaków gonitwy
Zgniłe zdjęcia pamiątki mapy miast i wsi
ale nie ma broni, to nie pole bitwy

Może wszyscy byli na to samo chorzy
te same nad karkiem okrągłe urazy
Przez które do ziemi dar odpłynął Boży
ale nie ma znaków, że to grób zarazy

Jeszcze rosną drzewa które to widziały
jeszcze ziemia pamięta kształt buta, smak krwi
Niebo zna język w którym komendy padały
nim padły wystrzały którymi wciąż brzmi

Ale to świadkowie żywi więc stronniczy
zresztą by ich słuchać trzeba wejść do zony
Na milczenie tych świadków może Pan ich liczyć
Pan powietrza i ziemi i drzew uwięzionych

Oto świat bez śmierci, świat śmierci bez mordu
świat mordu bez rozkazu, rozkazu bez głosu
świat głosu bez ciała i ciała bez Boga
świat Boga bez imienia, imienia bez losu

Jest tylko jedna taka świata strona
gdzie coś, co nie istnieje wciąż o pomstę woła
gdzie już śmiechem nawet mogiła nie czczona
dół nieominięty dla orła sokoła.

« o pewnym brzasku
w katyńskim lasku
strzelali do nas Sowieci… »

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La quête de l’histoire travestie m’a fait passer sous silence le départ, le 29 mars dernier, vers des cieux meilleurs de la grande Agnès Varda, et ce même alors que la chaîne Arte venait de diffuser le film Cléo de 5 à 7 (disponible jusqu’au 27 avril) évoqué quand je vous ai parlé de Dorothée Blank, cela ne diminue en rien son immense talent ni la peine de ses proches…

En marge du tournage par Manó Kertész Kaminer, connu en Amérique sous le nom de Michael Curtiz, pour la Warner Bros du très classique film d’espionnage Casablanca qui réunissait à l’écran Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid et Claude Rains, se jouait réellement une page de l’histoire du renseignement dont l’aboutissement sera l’Opération Torch, le débarquement des Alliés le 8 novembre 1942 en Afrique française du Nord.

Les ombres de Casablanca, documentaire signé Malgosha Gago & Boleslaw Sulik, lève le voile sur cet épisode méconnu de la 2ème guerre mondiale.

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11 novembre 1918

Point de wagon-restaurant où fut signé l’armistice aujourd’hui, de toute façon, l’original a été détruit pendant la guerre mondiale suivante, mais Ostatni mazur (La dernière mazurka) une chanson polonaise signée Ludwik Ksawery Łubieński éditée par Leon Idzikowski et imprimée par Drukarnia Polska à Kiev en 1916.

Bon dimanche du souvenir à vous !

Ostatni mazur.

„Jeszcze jeden mazur dzisiaj
Choć poranek świta,
Czy pozwoli panna Krzysia?
Dzielny ułan pyta.

I nie długo, błaga prosi,
Boć to w polskiej ziemi,
W pierwszą parę ją unosi,
A sto par za niemi.

On jej czule szepcze w uszko
Ostrogami dzwoni,
W pannie tłucze się serduszko
I liczko się płoni.

Cyt serduszko, nie płoń liczka,
Bo ułan niestały…
O pół mili wre potyczka,
Słychać pierwsze strzały.

Słychać strzały, głos pobudki,
„Dalej na koń, hurra!
„Lube dziewczę, porzuć smutki,
Zatańczym mazura“…

Jeszcze jeden krąg dokoła,
Jeden uścisk bratni,
Trąbka budzi — na koń woła,
Mazur to ostatni!

Et comme il n’y a encore pas si longtemps il y avait toujours de l’accordéon le dimanche matin à la radio nationale française, voici une chanson traditionnelle polonaise collectée par le Smithsonian Folkways Recordings américain (pour faire un rapide tour du monde) 😉

 Et pour ne rien oublier, voici un lien vers un dictionnaire de vocabulaire par Gąsiorowski (1869-1939) concernant les termes militaires paru en 1919.

À signaler aussi, le centenaire de la récupération de l’indépendance en Pologne (certes avec une superficie réduite d’environ 40%) et une cérémonie de jubilé célébrée, le samedi 1er décembre à 15h00, en la cathédrale Notre-Dame de Paris. La messe sera co-présidée par le métropolite de Poznań, l’archevêque Stanisław Gądecki et Son Éminence le cardinal André Vingt-Trois, au cours de laquelle sera inaugurée la chapelle polonaise dotée d’un portrait de Notre-Dame de Częstochowa offert par les Pères pauliniens de Jasna Góra.

ndpndc

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Automne 1944

L’insurrection de Varsovie fut un soulèvement armé contre l’occupant allemand organisé par la résistance polonaise dans le cadre du plan militaire national « action Tempête »

https://rutube.ru/video/dc3687c9ecec5b69cd743ea5093f34ab/

Les dates : 1 août 1944 – 2 oct. 1944, un document à voir et à revoir…

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