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Cela devait fatalement arriver, depuis mon auto-exclusion volontaire de la bibliothèque municipale, les grilles de mots croisés, fléchés, sudoku, dans mon lit avant de m’endormir ne fonctionnent pas aussi bien qu’un livre… et oui, j’ai craqué, et me suis offert, lors de mes dernières courses au pas supermarket local, un polar de trois ans, dont le sujet lui, ne date pas encore, si tant est qu’il le fasse un jour…

(Source de la copie d’écran : Babelio, Olivier Norek)

… et donc, avant de sombrer dans les bras de Morphée, sous mes plumes et le toit qui nous protège, je fais un détour par la grisaille de jungle de Calais, certes démantelée en 2016, mais, pour les sans-droits qui la peuplaient et les nouveaux qui y sont arrivés depuis, je doute fort qu’une solution convenable ait, un jour, été trouvée.

Cette vidéo du sketch, au final, assez bien ficelé, de Francois Pirette (humouriste belge) trouvée par hasard, ce jour, illustre parfaitement le sujet de ce livre (bon, il est vrai, Adam Sarkis, n’a qu’un enfant et n’était pas, dans son pays, professeur de français mais officier de police), et ce, même si, devant le tragique de leur situation, je ne suis plus, actuellement, très sûre que nous puissions, en toutes circonstances, toujours rire de tout !

Du jour

Entre le temps de saison, les jours qui raccourcissent, le virus à couronne qui nous mène la vie au moins aussi dure que ne le font nos décideurs qui veulent nous faire croire qu’ils vont gagner la bataille, vous ne pourrez pas échapper à la morosité de ce jour ! 😉

Petit rappel du pourquoi du comment :

Pour plus d’informations, en l’absence des derniers « poilus », sur les festivités de ce jour férié, un petit tour sur le site officiel s’impose ! 😉

Alors que j’en vois certains sombrer dans une déprime profonde, je me sens d’humeur plutôt guillerette, non que je ne respecte pas la solennité du jour (je peux très bien entonner La Marseillaise au chant du coq), mais, outre le fait que j’ai toujours adoré braver la météo pluvieuse et venteuse propre à ce mois en sachant qu’une fois la porte fermée je retrouverai la douceur du foyer et un bol de soupe chaude revigorante, c’est parce qu’après avoir très rapidement évoqué les vicissitudes de la vie de mon père, je vais pouvoir vous parler de la seule grand-mère qu’il m’a été donné de connaître, celle côté maternel.

Née ailleurs, le 11 novembre était la date de son anniversaire, elle avait quitté son pays avec sa sœur, parce que leur père veuf s’était remarié et qu’elles ne s’entendaient pas avec leur belle-mère. Après une première destination commune, elles s’étaient séparées, l’une partant au Canada et l’autre choisissant la France où elle a fait souche… avant de tirer sa révérence, ironie de son histoire, un 14 juillet ! Combien d’entre nous peuvent se targuer d’avoir eu une grand-mère aussi patriote ?

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C’est une des nouveautés de la bibliothèque locale que j’ai attendue très longtemps… l’emprunteur précédent étant parti en vacances prolongées en Grèce avec elle. Qui, dans ma campagne, peut être, à la fois, attiré par le sujet du livre de Natascha Wodin et l’emmener à l’étranger ? Mystère ! J’ai beau chercher dans ma mémoire professionnelle, personne ne semble avoir un tel profil, mais bon, même si j’ai croisé un grand nombre de mes concitoyens avec leurs soucis et leurs histoires, je ne peux pas prétendre tous bien les connaître !

Je n’attendais pas de ce livre qu’il solutionne les énigmes de ma propre famille, ni qu’il m’apporte des réponses aux questions que je continuerai à me poser, tout en sachant que plus personne ne pourra m’aider à les solutionner, et qu’il me faudra bien l’accepter un jour ou l’autre…

Par contre, alors que, dans ma tête, les déportations d’esclaves potentiels se faisaient de manière désordonnée et dans un grand flou absolument pas artistique, mon père ne s’étant jamais exprimé sur le sujet, ce livre m’a permis de clarifier un peu l’organisation nazie de ces déplacements de populations et du sort qui les attendait.

Différence notoire aussi, à la libération, face à l’incertitude concernant l’accueil qui lui serait réservé s’il rentrait dans son pays, il a préféré se tourner vers un possible avenir meilleur ailleurs, loin de l’Allemagne, et n’a jamais revu sa famille avec laquelle il a toutefois correspondu épisodiquement jusqu’à son décès.

Ce n’est qu’en 2006 que j’ai pu, en compagnie de mon plus jeune frère, rencontrer pratiquement tous (un seul travaillait en Espagne cet été-là) nos cousins polonais, côté paternel (l’histoire côté maternel est beaucoup plus compliquée et nous avons dû renoncer à en savoir plus), il ne nous restait qu’une dernière tante encore en vie, et ce, malgré la barrière de la langue puisque les parents avaient choisi, pour notre bien, de tirer un trait sur leur passé en nous dispensant de l’apprentissage de celle qu’ils n’employaient plus.

Pour en revenir au livre, j’ai adoré la recherche des survivants et ses surprises grâce aux méandres de l’internet russe, objet de sa première partie, j’ai lu avec intérêt la seconde partie consacrée à la découverte du contenu des cahiers rédigés par sa tante Lidia, ainsi que la troisième traitant plus du quotidien réel des pays occupés pendant la guerre, la quatrième et dernière, consacrée à la lente dégradation psychologique de sa mère m’a, par contre, un peu mise mal à l’aise… toutefois ce n’est qu’une opinion subjective de ma part, que vous avez tout à fait le droit de ne pas partager 😉

Concentré d’histoires…

Les uns font fortune, les autres perdent tout, mais les bons le resteront même dans l’adversité alors que les méchants le seront encore plus dans le succès, et des frères s’entretueront pour une pépite, telle est la dure loi de la minisérie Into the West de Steven Spielberg, proposée au Replay par => Arte, attention, cela jusqu’au 20 septembre seulement.

Non spécialiste de l’histoire américaine, j’ai pourtant bien aimé la roue des destins croisés de Jacob Wheeler et d’Aimé par les bisons, entre 1825 et 1895, sur fond de migration vers la mythique Californie avec l’appropriation des terres amérindiennes et la résistance des tribus Lakotas, puis la ruée vers l’or, le métal qui rend fou, les massacres, ruses et mensonges, la construction du chemin de fer et souffert avec la politique d’assimilation culturelle.

Spectacle à gros budget datant de 2005, il faut saluer le réalisme des décors sous la houlette de Marek Dobrowolski, on pourrait s’imaginer dans sa propre conquête de l’ouest, avec mention spéciale pour les scènes avec les bisons, mais je noterai un petit bémol toutefois, pour un infime détail dans le dernier épisode de la version française, où l’on recherche George – Voix qui porte, jeune homme bien policé par l’éducation forcée, « parlant français » (Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, était bien aux côtés des insurgés américains lors de la guerre d’indépendance, mais au siècle précédent entre 1777 et 1783), cela sonne toujours bizarrement à mon oreille dans une série américaine, et ce, même après une nuit de sommeil ! 😉

L’insulte

Pendant de très nombreuses années j’ai essayé de comprendre l’inextricable situation du Proche-Orient et ses multiples conflits interminables dont on pourrait juste penser que la seule cause serait la création officielle, le 14 mai 1948, de l’état d’Israël, mais, même si l’on remonte à quelques mois plus tôt, c’est-à-dire au vote par l’Organisation des Nations unies (ONU) du plan de partage de la Palestine du 29 novembre 1947, ce n’est pas non plus la date à retenir, pas plus que celle de la déclaration de Balfour, en 1917, établie par l’Angleterre, puissance colonisatrice à l’époque en Palestine, sur fond de démantèlement de l’empire ottoman, tout comme le Grand-Liban (est ses dix-sept communautés religieuses) était sous mandat français officiellement depuis le 1er septembre 1920, mais en pratique bien avant puisque la France de Napoléon III était déjà intervenue en 1860 pour mettre fin aux affrontements entre les Maronites et les Druzes. Je ne suis pas sûre non plus que remonter jusqu’à l’époque des Croisades nous éclairerait d’avantage, la situation géographique de cette voie de passage a certainement tout autant d’importance que l’histoire…

Pour en revenir au sujet du Liban, que l’on appelait la Suisse du Proche-Orient avant les 15 ans de guerre civile (commencée en 1975), on pourrait se limiter comme beaucoup et dire que la situation actuelle est la seule conséquence, sur le long terme, de la dispersion palestinienne après 1948 dans tous les pays arabes voisins, renforcée et entretenue par l’ingérence de quelques voisins via les milices, mais ce serait aussi se leurrer, elle est bien plus complexe que cela, rappelons-nous, en Europe, l’ex-Yougoslavie entre 1918 et 2006, une fondation artificielle regroupant 6 républiques n’ayant pas grand-chose en commun (si on avait laissé leurs peuples vivre leur vie ils se seraient ignorés avec civilité et n’en seraient sûrement pas arrivés au conflit armé), mais, les grandes puissances ont des armées et l’industrie qui les fournit est un facteur (et acteur, bien sûr) décisif dans leur économie, à cela s’ajoutent la fierté de chacun des belligérants et leur entêtement insensé.

C’est une réaction à chaud, un peu confuse certes (cela fait quelques années que mon idéalisme roupille dans ma campagne protégée où les querelles de clocher ne m’atteignent pas), mais, après ce long préambule, je tenais à vous recommander L’insulte, l’excellent film de Ziad Doueiri, qui montre comment la moindre petite étincelle peut facilement mettre le feu aux poudres, film que je viens de visionner en replay sur => Arte, il est disponible (et en français) jusqu’au 19 août.

Autres versions, en allemand, en VO sous-titrée en français, en plus des versions en ces 2 langues, pour malentendants et déficients visuels. Rifaat Torbey en Samir Geagea haranguant ses phalangistes n’est pas très ressemblant, il lui manque la petite moustache, et le portrait de Bachir Gemayel (l’éphémère président, assassiné 3 semaines après son élection), derrière lui, (que je n’ai pas reconnu, mais 1982, c’est bien loin), guère plus…

La faune sauvage à nos portes

Les images de cette vidéo datent d’avril 2019, soit bien avant les confinements dont on dit que les animaux ont tiré profit en se rapprochant de nos maisons sur les territoires que nous leur volons un peu plus chaque jour 😉

Il est possible de visionner les premières images de la reconnaissance des lieux avant l’intervention, le lien en est sous la vidéo sur YT.

La famille qui s’est introduite dans la seconde maison, elle, a trouvé un accès encore plus surprenant !

Merci à Brad Gates de Toronto pour ces belles images ainsi que pour le respect et l’amour qu’il porte à la faune sauvage en Ontario, car les animaux sauvages sont parfois (en dehors, bien sûr, de la chasse nécessaire pour leur survie) bien plus capables d’entraide et de compassion, et ce, même envers des espèces différentes, que nous le sommes souvent entre humains…

C’est la lecture de l’excellent (et poignant) « La station Saint-Martin est fermée au public » de Joseph Bialot (1923 Varsovie – 2012 Paris), terminé hier soir qui me fait dire cela.

Le côté positif du livre (outre que le survivant amnésique, retrouve sa famille et la mémoire) est que je sais enfin pourquoi, quand j’empruntais matin et soir la ligne 10 du métro parisien, je traversais en 6 secondes et 9 dixièmes la station-fantôme Croix-Rouge, qui n’était pas sur le plan : elle faisait partie des stations fermées le 1er septembre 1939 pour cause de pénurie de personnel suite à la mobilisation des agents de la CMP (ancêtre de la RATP), et jamais ré-ouverte depuis.

Prenez soin de vous, mais ne venez pas chez moi, l’accueil des touristes (et la visite du village) est plutôt difficile et le couvre-feu n’est pas encore levé ! 😉

8 mai

Une page d’histoire que l’on ignore trop souvent : la réalité des naissances dans les camps de concentration nazis (pour le goulag cela sortira bien un jour…)

Les témoignages de Hana Berger Moran et Florence Schulmann (ci-dessus) sont repris dans => La Dépêche du jour avec celui de Mark Olsky (ci-dessous) :

Combien de temps la cruauté de ce génocide (étendu à tous les gêneurs) pourra rester documentée après la disparition des derniers survivants très âgés, c’est la question que se posent leurs enfants nés en 1945, à peine plus jeunes… la transmission s’impose, et ce, bien que le sujet soit très douloureux pour les témoins et leurs familles.

 

À voir absolument…

… à moins d’être une âme sensible et de détester l’histoire contemporaine, l’excellent travail de Cédric Tourbe, qui n’est pas consacré, comme son titre le laisserait à penser,  au seul massacre de Katyń (village de l’oblast -distant d’une vingtaine de kilomètres- de Smolensk en Russie) en avril 1940, mais dévoile, pour qui les ignorerait, l’existence des autres lieux d’extermination massive et expéditive d’officiers polonais par le NKDV.

Le documentaire, en français, ce qui est extrêmement rare pour tout ce qui est en rapport avec cette tragédie, est disponible sur Arte, en replay, jusqu’au 24 avril 2020. En voici le lien :

=> Les bourreaux de Staline – Katyń, 1940

La prochaine diffusion en direct sera réservée aux courageux et autres insomniaques, le mardi 10 mars à 01h30.

Plus que le massacre en lui-même, sobrement illustré par seulement quelques images du film polonais Katyń, d’Andrzej Wajda, (qui lui, donne aussi un aperçu sur les répercutions du massacre sur les vies des familles des victimes dans leur quotidien bien après la fin de la guerre), le travail de Cédric Tourbe (réalisateur) et Olivia Gomolinski (historienne, spécialiste d’histoire soviétique) remonte aux origines proches (un Polonais vous dira que ce n’est pas assez loin…) avec la création en décembre 1917, juste après la révolution d’Octobre, de la Tchéka, police politique connue pour son combat sans merci contre tous les ennemis supposés du nouveau régime bolchevik, qui s’appellera GPU (Guépéou) entre 1922 et 34, puis sera absorbée par le NKVD qui deviendra le NKGB, puis, en 1954, le KGB, après la mort de Staline et la liquidation de Lavrenti Beria en décembre 1953.

Le secret (aussi couvert par Winston Churchill et Franklin Delano Roosevelt) sur ces massacres sera ensuite bien gardé par Nikita Khrouchtchev, puis Leonid Brejnev qui ordonnera, pour brouiller les pistes, la commémoration annuelle du massacre de Khatyn, un petit village biélorusse dont les habitants ont été brûlés vifs en mars 1943 par les Nazis, le président Nixon en visitera officiellement le monument en 1974.

Seront aussi évoqués le général Wojciech Jaruzelski, les scellés replacés par Mikhaïl Gorbatchev, les grèves de 1988 parties de Gdańsk, en Pologne, suivies de la nomination de Tadeusz Mazowiecki au poste de chef du gouvernement (premier non communiste dans toute l’Europe de l’Est à y accéder) ainsi que l’ultimatum de Jaruzelski qui menaçait d’annuler sa visite officielle à Moscou si le Kremlin ne reconnaissait pas sa responsabilité dans le massacre d’avril 1940. Gorbatchev finira par céder au chantage, aidé, malgré lui, par un article d’universitaires soviétiques désignant le NKVD et Moscou finira par avouer, le 13 avril 1990, dans un bref communiqué rejetant, bien sûr, le crime sur Beria.

C’est finalement Boris Eltsine, après la chute de l’Union soviétique, qui rendra publics et les ordres secrets et la responsabilité soviétique.

Remembrance, le monument pour Katyń, inauguré en 1976, en Angleterre, à partir de la minute 2.21

 

Devoir de mémoire

Pour les 75 ans, ce jour, de la libération des survivants et de la fermeture du sinistre camp d’Auschwitz, voici le témoignage de Ginette Kolinka (la mère de Richard, batteur du groupe Téléphone) un exemple en 2 parties, présenté par France Culture dans l’émission Une histoire particulière, un récit, parmi tant d’autres…

… la => seconde partie du témoignage.

Ce que l’on ignore le plus souvent… quand on connaît le rôle de ce camp dans la politique d’extermination massive perpétrée par les nazis, c’est, qu’au début de la guerre, il était le centre de triage des jeunes Polonais raflés, sans aucune raison valable sinon celle d’avoir été là au mauvais moment, dans les rues et les campagnes.

Ils y étaient rassemblés, de façon musclée, avant de connaître leur affectation dans les fermes et usines en Allemagne, dans le cadre du travail obligatoire, pour remplacer la main d’œuvre partie prendre les armes.

À la fin de la guerre, ceux qui ont eu l’idée saugrenue de rentrer retrouver leur famille, ont été emprisonnés dès leur arrivée, pour désertion, collusion avec l’ennemi, par les autorités communistes qui ont contrôlé le pays sous tutelle russe, jusqu’à l’époque du général Jaruzelski, et envoyés bien souvent en Sibérie.

D’autres, plus réfléchis, ont choisi de ne plus revoir leur famille… et pris le difficile chemin de l’exil…

 

Souvenir…

Mon arrivée dans le nord du Lot a été marquée par la découverte à l’âge de 9-10ans du massacre d’Oradour-sur-Glane perpétré par la division SS Das Reich (qui a traversé avec quelques dégâts tout notre département) le 10 juin 1944 (ensuite il y a eu, au collège, la projection du documentaire Nuit et Brouillard d’Alain Resnais)…

Aussi marquant qu’il fût dans la région, il n’a pas été ni le seul, ni le premier, ni le plus arbitraire, l’horreur de cette guerre a plusieurs visages qui peuvent nous hanter…

Le documentaire de 51 minutes et 45 secondes, signé Pascal Percq, Bruno et Rémi Vouters est disponible (pour les plus courageux d’entre vous, ou les plus concernés par l’ampleur des retombées, même 75 ans après, des exactions commises lors de ce conflit mondial), un certain temps par ici => Les flambeaux d’Ascq.

Devoir de mémoire fait, je retourne à ma lecture édifiante du moment… un pavé, certes très controversé, mais qui permet d’avoir une idée de la façon dont fonctionnaient ces criminels : Les Bienveillantes de Jonathan Littell.

Ne croyez pas que je déprime en ce début novembre au temps de rigueur, j’adore depuis toujours l’automne, même dans la tempête, le feu de bois pour me réchauffer ou me sécher, les fleurs des dahlias et autres chrysanthèmes sont des splendeurs qui me font oublier que la saison du safran est déjà terminée, et les cyclamens commencent à fleurir sur le rebord de ma fenêtre de cuisine 😉