Mignonne, allons voir…

… sans Pierre de Ronsard, ce que durent les roses, dans les difficiles conditions que la réverbération de la chaleur des murs environnants impose à toutes les plantes de mon jardin !

Si le Platycodon grandiflorus résiste assez bien à l’ensoleillement, les roses elles, sont cuites dans la journée tandis que les punaises Nezara viridula prolifèrent gentiment en attendant l’ouverture de la chasse et le cours de natation en eau savonneuse qui les attend dès que mon bocal, réservé à cet usage, aura repris du service ! 😉

L’astuce du lundi (bis)

Après les tomates de Bruxelles, dans leur jardin participatif, aujourd’hui, je vous présente celle du tipi à haricots verts grimpants dans un carré potager polonais ! 😉

Il faut, au préalable, avoir déjà semé ses haricots en godets, peut-être sous serre, cela permet de gagner du temps dans des climats contraignants, la suite elle, est dans la vidéo.

Bocian odwiedził nasze siedlisko! Czy uprawa w kompoście przyniesie nam większe plony?

Bien sûr, j’avoue volontiers que, si je peux aisément croiser et tourner les fuseaux de la dentellière, la technique du filet (de pêche, ou pas) m’est totalement étrangère et, pour mes haricots grimpants (je ne fais plus de nains, la terre est trop basse, de plus, les poux les attaquent tout de suite), je reste fidèle à la technique paternelle des tuteurs qui se croisent en hauteur en étant maintenus par un bambou posé à l’horizontale au sommet de mon installation ( j’avais épatée mon voisin de jardin toulousain lors de mon émancipation, lui, piquait ses tuteurs verticalement et le vent les lui couchait régulièrement !).

Si, le filet restera improbable chez moi, voire carrément impossible, le semis en godets serait une alternative à la mésaventure de l’an dernier, une fois mes tuteurs installés et les haricots semés directement en pleine terre, ils ont, dès qu’ils sont sortis de terre, été méthodiquement arrachés par le jeune merle de l’année qui a confondu mes jeunes pousses avec de beaux et bien dodus vers de terre…

Bien évidemment, chacun fait comme il lui plaît et surtout comme il lui convient ! 😉

Bonne semaine à vous ! ♥

Le jasmin des poètes

Vivement qu’il ait fini de neiger des pétales pour que je puisse lui faire une petite coupe… il devient trop imposant et… à cause de lui, les insectes pollinisateurs préfèrent butiner en hauteur (vu qu’ils ont des ailes pour ce faire, alors oui, pourquoi ils s’en priveraient ?) plutôt qu’au ras des pâquerettes sur les fleurs de mes fraisiers, ce que je trouve désolant pour les sorbets et confitures que je ne ferai pas ! 😉

Alors, comme j’aurai moins de roses que d’habitude, et là, c’est la faute à ma fripouille de quadrupède qui m’a arraché quelques bourgeons parce qu’il lui fallait marquer son territoire en se grattant les moustaches sur les tiges taillées à sa portée, et que je sais (merci à la Vieille Chouette) que l’on peut faire un apéritif parfumé aux fleurs de seringa, je me suis dit, pourquoi ne pas tenter un sirop de fleurs, en remplacement de celui à la rose qui sera en quantité limitée cette année ?

Dont acte ! 😉

Mais je vous préviens, c’est longuement fastidieux, presque autant, si ce n’est plus, que la même merveille aux fleurs de sureau noir !

La cueillette se fait dès que vous avez constaté qu’il commence à neiger, signe que la floraison est optimale (trop tôt il n’y aura que des boutons moins intéressants, trop tard, une averse ruinera tous vos espoirs de récolte), en coupant les branches fleuries les plus pleureuses (comme celles du saule), dans l’après-midi, avant l’orage qui menace, pour que les fleurs soient bien sèches, branches que l’on rapatriera à l’ombre…

… près de son salon de jardin, de façon à pouvoir s’asseoir confortablement à côté d’un récipient à la bonne hauteur (inutile de penser pouvoir le mettre sur la table, elle est occupée par l’opportuniste qui en profite pour pioncer sereinement à côté de sa 2-pattes) qui recueillera les fleurs lors du dépiautage systématique des bouts de branches, une fleur après l’autre, en évitant d’y mettre les feuilles et les araignées. 😉

Pas besoin de fond sonore à prévoir, les oiseaux qui vous surveillent du coin de l’œil y pourvoiront et seront amplement suffisants !

Quand vous avez terminé, laissez votre saladier (c’était une soupière, sortie du buffet pour l’aérer un peu) de côté, sur votre table à la cuisine, le temps d’arrimer au jardin tout ce qui pourrait s’envoler si coup de vent, de préparer le seau pour le recueil d’eau de toit et exécuter quelques dernières bricoles indispensables pour profiter d’une soirée aux abris. Là, vous pouvez penser à la musique qui accompagnera, ou pas, le troisième volet de la saga en cours de réalisation !

J’ai choisi d’écouter la version flamenca de Carmen, en replay sur Arte, un film de Carlos Saura (disponible jusqu’au 30 juillet), déjà vu maintes fois, je n’aurai donc pas besoin de l’image pour suivre l’intrique, avec Laura del Sol (Carmen), Antonio Gades (Antonio), Paco de Lucía (Paco) et Marisol (Pepa Flores) dont la bande sonore conviendra parfaitement pour me motiver pour le travail fastidieux (après avoir renversé le contenu de ma soupière sur un torchon et profité qu’elle soit vide pour la peser et noter son poids), de la séparation des pétales du calice qu’il faut ôter, encore fleur après fleur, pour éviter toute amertume dans le produit fini, on en profite aussi pour éliminer les dernières bestioles qui n’ont pas, à ce stade des opérations, compris qu’il y avait réellement péril en la demeure ! 😉

Une fois ceci terminé, la soupière débordante de fleurs l’est beaucoup moins avec uniquement les pétales (les quelques étamines restantes apporteront de la couleur), on la pèse une deuxième fois et par une simple soustraction on obtient leur poids qui nous intéresse et que l’on multipliera par 5 pour avoir celui de l’eau que l’on fera bouillir et versera dans la soupière sur le fruit du labeur presque terminé pour obtenir une infusion parfumée. Filmer hermétiquement et immédiatement le récipient puis laisser en contact pendant 24h et au réfrigérateur après refroidissement suffisant.

Le lendemain, passer au chinois étamine la préparation, bien presser les pétales pour récupérer le maximum d’infusé, le peser, le verser dans une casserole en inox et y ajouter du sucre blanc dans la proportion de 380g de sucre pour 210g de tisane et le dissoudre en chauffant le tout à 80°C maximum, puis verser le sirop en filtrant sur papier (filtre à café) dans des bouteilles stérilisées au préalable. Réserver au frais et consommer raisonnablement, en boisson ou pour aromatiser yaourts, fromage blanc, salades de fruits… Certains mettront moins de sucre et auront pris la précaution d’avoir ajouté un jus de citron à l’infusé, je n’ai pas voulu dénaturer un sirop si délicat par un autre goût, et comme je n’avais pas assez de sucre blanc j’y ai mis un complément en sucre blond, j’ai donc une couleur plus soutenue que celle que je voulais avoir.

Bonne dégustation ! 😉

Venue de nulle part…

Au milieu d’un village, avec certes un jardinet comme d’autres maisons et demeures des alentours, parfois cossues, mais ne disposant toutefois pas d’un parcours de golf privatif ou d’un terrain de football nécessitant un gazon résistant à la fois au piétinement et à la sècheresse de l’été… je ne sais donc pas d’où vient la belle laîche à épis séparés (ou laîche écartée) alias carex divulsa (identifiée grâce à l’excellent herbier de René Noygues dont j’ai parlé => ici) qui s’installe, depuis quelques années, dans mon secteur.

Insignifiante au stade jeune plantule, cette cypéracée se fait passer pour une innocente graminée (que mon chat broute avec application et régurgite ensuite dans un douloureux vomissement sanguinolent), mais démontre très rapidement son caractère cespiteux contre lequel seule la fourche à bêcher permet de se débarrasser des touffes compactes bien enracinées si l’on n’a pas eu la patience de l’éliminer jeune (sans la confondre avec le banal et inoffensif pâturin) au fur et à mesure de la germination de ses graines voyageuses !

J’ai bien une photographie de la fleur dans mes archives que j’ajouterai quand je l’aurai retrouvée, mais j’avoue ne m’être jamais intéressée à ses graines, pourtant, y penser et couper systématiquement les fleurs m’aurait peut-être évité la séance de désherbage sélectif, pendant une sieste du quadrupède, dont je ne suis même pas sûre d’avoir bien tout éradiqué ! Deux jours plus tard, j’ai encore croisé cette plante… et cette fois, dans la rue où, apparemment, la moindre faille ou fissure lui suffit !

Prochaine session d’herborisation, repérer tous les myosotis spontanés éparpillés dans le jardin et les repiquer aux pieds des framboisiers fraîchement déplacés et disposés en ligne ! 😉

Portez-vous bien ! ♥