Hum, j’aime !

… quand un journaliste connaît son sujet sur le bout des doigts ! 😉

Si mésanges, moineaux, parfois quelques chardonnerets, le rouge-gorge et les merles fréquentent mon jardin en hiver (je ne vois plus ma bergeronnette) et tiennent ainsi compagnie à nos omniprésents pigeons… pour les martinets, la question habituelle les concernant est plutôt : qui de l’hirondelle ou du martinet arrivera le premier au printemps, aux alentours de Pâques ? Il y a belle lurette que les deux sont partis passer la mauvaise saison au chaud et ils ne se battront pas pour quelques graines ou la boule de graisse…

Une fois l’article lu, on comprend que le sous-titre n’a rien à voir avec le titre qui lui, est une accroche pour nous vendre un livre… et que le tout n’est qu’une publicité déguisée, j’adore !!!

La rencontre

L’une face supérieure et l’autre face inférieure de la même feuille de chou, ces deux piérides en devenir (nous sommes en novembre 2012) auraient-elles parié qu’en 2021 elles auraient élargi (et validé) leurs expériences culinaires aux… feuilles de capucine comme relaté => ici ?

Et aujourd’hui, que se diraient-elles après s’être saluées ?

Peut-être qu’après le pseudo vaccin contre le Covid-19 on allait pouvoir bien sûr s’attaquer à celui contre ce bon Dr Aloïs Alzheimer, enfin, après que les OGM du précédent aient fini de préparer les cerveaux des futurs (du moins de ceux qui auront survécu à la corona-expérience) cobayes (pur produit de mon imagination, j’ai toujours été fan de fiction, et j’espère que j’aurai la primeur de cette idée saugrenue si je ne suis pas optimiste quant à la date de l’éventuelle sortie de mon confinement volontaire), ou préfèreraient-elles se préoccuper des prochaines élections présidentielles assorties de leurs traditionnels effets d’annonces tonitruantes et contradictoires, genre : Indemnité inflation… prime de 100€ en octobre, suivi d’Indemnité inflation… le Sénat supprime la mesure, même pas un mois plus tard ?

Ce ne sont pas les sujets qui manquent et fort heureusement mes chenilles du chou, tout comme celles de la capucine, ne pourront pas être torturées par des savants fous, elles ont vécu !

La râleuse de service (non, même si parfois souvent elle aboie, ne l’appellez pas Idéfix) vous souhaite un bon dimanche ! ♥

Au jardin

Pour une fois, notre quotidien régional me semble raisonnablement utile :

(Source de l’image : La Dépêche du Midi)

Bon, je n’ai pas attendu pour le faire qu’ils me le disent, la météo n’est pas le seul facteur à m’imposer une action concernant l’entretien de mon micro-jardin. Les conditions extrêmes auxquelles il est exposé (tout comme la présence d’un chat qui aime à s’y prélasser au soleil, bien caché dans la végétation) ont généralement la primauté dans mes décisions, ainsi que dans le choix de ce que j’y cultive (ou pas) 😉

Tout est bien qui finit bien

Tout avait, bien sûr, commencé un soir de pleine lune, lors d’une promenade nocturne, par une brève rencontre au détour d’une rue du village…

Bien qu’il était évident que l’animal cherchait le contact, l’échange fut bref, ne voulant pas de scène de ménage à mon retour de la part de mon propre félin domestique, lui-même issu de la rue, qui sonna à ma porte, d’un miaou discret, un soir d’octobre 2015, alors que je fermais mes volets sur rue. J’avais rapidement pesé le pour et le contre en descendant l’escalier pour lui ouvrir, et savais pertinemment que j’en prenais pour 15 à 20 ans de contraintes en échange d’une présence exclusive et ronronnante et de quelques chasses à la mouche (et oui, on ne fait pas que pêcher à la mouche !) ou au papillon (voir l’histoire => ici).

J’avais ensuite retrouvé cet angora, 15 jours plus tard, dans un jardin ami en allant y relever le courrier (et trier ce qui nécessitait une réexpédition des publicités qui pouvaient attendre le retour de leur destinataire) et la maigreur (une peau trop grande sur des os) de l’animal, en comparaison avec mon castré-coin du feu et bien nourri, m’a incitée à lui porter presque quotidiennement un peu de nourriture pour échapper à l’éventualité de le retrouver les pattes raides et de devoir lui creuser une tombe.

A son retour la propriétaire du jardin m’a expliqué que cette présence pleine d’espoir (que la porte de la maison s’ouvre pour elle) lui rappelait de trop mauvais souvenirs des chats errants du village ayant colonisé les lieux du temps des anciens propriétaires, nourris de têtes de poissons généreusement jetées par-dessus le portail par la population locale… et qu’il fallait lui trouver une solution durable.

Nous avons un refuge dans les environs, la responsable, contactée par mes soins devait alerter sa bénévole sur le village, et comme pendant 2 jours celle-ci ne semblait pas joignable, nous avons opté pour la possibilité de capturer l’animal nous-mêmes et de l’amener chez le vétérinaire du bourg voisin où il serait ensuite récupéré pour rejoindre la ferme des rescapés. Dont acte, je suis montée nourrir une dernière fois la minette (c’est une fille), munie de la caisse de transport de mon chat, et comme elle avait confiance en moi, je n’ai eu aucun mal à la mettre en cage, puis dans le coffre qu’elle n’a pas aimé, ayant très bien compris que la propriétaire des lieux ne voulait pas d’elle. Une fois arrivée chez l’homme de l’art la bête n’a plus pipé mot miaulement, comme si elle savait que sa situation allait enfin être sérieusement prise en compte et traitée. Après examen, l’animal, bien convoyé au refuge, est relativement en forme, parfaitement sociable, ni tatoué, ni pucé, on ne pourra donc jamais savoir quel accident dans sa vie lui a fait connaître l’épisode SDF qui s’est bien terminé !

Fort heureusement, je n’ai jamais tenté un rapprochement avec mon animal de compagnie, son poil hérissé quand il a inspecté sa caisse à mon retour m’a confirmé ce que je savais déjà, à savoir qu’il n’est pas du tout disposé à partager sa 2 pattes domestique pas plus que son espace vital ! 😉

L’effet papillon…

C’était en 2012, j’avais eu l’idée saugrenue de vouloir cultiver du chou-brocoli dans mon micro-jardin en me disant que pendant que j’allais travailler, les piérides de passage ignoreraient mes plantations : après tout, les surfaces cultivées dans le village sont rares alors à quoi bon y voleter quand on a tout ce qui convient dans la plaine ?

Que nenni, la preuve par l’image d’une ponte !

J’étais bien présente à cet instant, mais je n’ai pas vu toutes les dames-papillon du coin (et des environs) à l’œuvre, puis ce fut l’invasion de chenilles, plutôt dévastatrice, dont certaines furent parasitées (ce n’était pas beau à voir) tandis que d’autres ont réussi à perpétuer l’espèce (qui n’est, à moins d’une catastrophe naturelle, absolument pas en danger immédiat d’extinction), je n’ai pas mangé un seul brocoli du jardin en entier et n’ai plus jamais planté un chou depuis (sauf une bouture de chou kale l’an dernier, qui a vécu sans avoir été repéré), l’expérience m’ayant servi de leçon…

J’ai cessé de surveiller les piérides de passage, me croyant naïvement à l’abri, mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir hier matin cet adorable spectacle qui conforte le dicton : « faute de grives, on mange des merles », ce qui se traduit en langage-papillon : « à défaut de chou, de la capucine ce n’est pas trop mal non plus » !

Velues et tachetées, ce sont des chenilles de piéride du chou et de la capucine (papillon diurne), la chenille verte sans poils, une arpenteuse et futur papillon nocturne, a dû se sentir en minorité. Quand le soleil a pointé entre les nuages et après dissipation des brumes matinales de la vallée, tout ce beau monde a disparu sous les feuilles !

Pour l’an prochain, mes jolies capucines (bien vigoureuses grâce à un été passablement arrosé) n’ayant jamais attiré aucun des pucerons du jardin… qui, eux, préfèrent mes haricots, seront certainement limitées à un unique pied, juste pour mes besoins culinaires en fleurs et feuilles 😉

Treize à la douzaine

Des températures bien tempérées, un timide rayon de soleil entre les nuages pour dissiper le brouillard et les touristes sur les routes… on ne se croirait pas en août, heureusement que les feuilles sont encore vertes ce qui n’est pas le cas en octobre ! 😉

Vous êtes dispensés de mes jolies mouches, elles avaient choisi la feuille du cardon la plus laide du jardin, bon dimanche à vous, prudence sur la route, c’est jour de transhumance ! ♥

Capucine, Carmen, Marilyn, Pimprenelle & Salomé…

Non, ce ne sont pas les danseuses de la vidéo, Carmen la rose irisée, Marilyn la blanche et Salomé la jaune sont les appellations qui me permettaient de différencier mes belles de nuit (Mirabilis jalapa) quand j’en parlais, autrefois, sur un forum de jardinage, j’ai toujours le même regret à leur égard, car, malgré tous mes efforts (et les récoltes de graines chaque fois que j’en vois une) je n’ai jamais réussi à avoir la variété panachée qui les réunit toutes en une fleur…

Pimprenelle est très discrète et son feuillage a le goût du concombre, quant à Capucine, si j’adore le goût poivré franc de ses feuilles hachées dans une salade, j’aime moins le nuancé de sa fleur (ou alors je n’ai pas croqué la bonne couleur). Vous prendrez bien une guimauve ? 😉

Belle semaine à vous ! ♥

Argentiques : le jardin d’Albert Kahn

1991 fut l’année où j’ai visité quelques jardins célèbres, celui de Boulogne-Billancourt, avec les jardins parisiens, ne nécessitait que la volonté d’y aller avec seulement sa carte orange pour accéder au métro…

C’était aussi l’époque où je jouais avec les filtres à visser sur l’objectif de l’appareil qui a bien rendu l’âme (peut-être qu’une simple révision lui suffirait) à Piątkowa Ruska en Pologne, et non, comme je voulais le croire, dans les sables de la Baltique.

Créé de toutes pièces entre 1895 et 1920 par l’humaniste, ce jardin paysager propose des atmosphères différentes dont seules me sont restées en mémoire celles qui m’avaient le plus attirée, à savoir le jardin japonais avec ses 2 ponts sur le marais pour son exotisme, la roseraie bien trop sage à mon goût et la forêt vosgienne qui, dans l’univers minéral de la capitale et de sa banlieue, me ramenait dans les bois de mon enfance (pas dans les Vosges !).

Impossible d’en retrouver le plan chez moi (me connaissant un peu, il existe, c’est sûr, à défaut, en ligne, il est à la page 12 de ce document), j’ai des archives papier, jamais classées, qui demandent sérieusement un bon coup de plumeau, alors voici quelques clichés juste scannés 😉

Lors de l’une de mes 2 visites, j’avais même ressorti le vieux Coronet paternel de son étui de cuir, pour des essais graphiques en blanc et noir, on trouvait encore à l’époque, assez facilement, ce format de pellicule !

Bonnes visites à vous !

Treize à la douzaine

Quelques couleurs du jardin pour bien commencer le (peut-être) premier mois de l’été et oublier le cumul de pluie des orages de juin (160 mm d’eau en 13 jours de pluie, le record de 2010 -115 mm en 11 jours- est tombé) 😉

Chenille arpenteuse, juvénile de punaise Nezara viridula (que je n’ai vu qu’en regardant les photos du jour, sinon je lui aurais appris à nager immédiatement) et escargot rare partagent l’univers protégé du chat tombé de sa chaise longue à l’ombre… bel été à vous ! ♥