Au coin du feu

Soirée avec Stanisława Celińska, comédienne et chanteuse (que l’on peut voir sur scène par ici => Muzyczny Festiwal w Łańcucie, Stanisława Celińska z zespołem). Même si dans le dernier morceau je crois entendre Violetta Villas, elle n’en a pas la flamboyance, et ce n’est pas un reproche. 😉

Dla Ciebie i dla mnie śpiewa Stanisława Celińska

Il me manquerait la peau d’ours devant la cheminée pour que mon bonheur soit parfait, mais j’ai le parfum de l’infusion de gingembre qui flotte dans la maison (je prépare un sirop), et c’est un des mes plaisirs de l’hiver, avec le riz au lait à la réglisse ! 😉

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Le velouté improbable

Vendredi, lendemain de chute de neige, l’épicerie locale était fermée pour ses congés d’hiver, mon service de livraison de produits locaux a jeté l’éponge fin décembre, et celle de bois programmée depuis 15 jours a été reportée (si on pouvait circuler en bas dans la vallée, les hauteurs étaient sous 10cm d’une neige lourde et glissante), j’ai profité d’avoir sorti mes grosses chaussures pour faire une visite au pas supermarket local pour un ravitaillement en fruits frais et poisson. Je voulais aussi des avocats mais mon élan a été stoppé par une manipulatrice des fruits qui ne sait pas faire mûrir un avocat en l’enfermant dans un sac en papier (avec ou sans une pomme, tout dépend si on est pressé de le mettre dans sa salade ou pas), je suis donc repartie avec un radis noir, histoire de nettoyer mon organisme après quelques excès (j’ai totalement ignoré les soldes des chocolats de Noël invendus), mais voilà, la température extérieure et les restes de neige ne m’incitaient pas à préparer une salade crue amère, radis, roquette, fromage frais agrémentée de quartiers de citron confits au sel et d’ail lactofermenté. J’ai donc inventé le velouté facile à consommer, à réchauffer sur le coin du poêle ! 😉

Les ingrédients : un radis noir, un oignon, deux gousses d’ail, une pomme de terre, un cube de bouillon de poule, 750g d’eau, du sel, du poivre, une grosse cuillère à soupe de crème épaisse, 3 gousses d’ail lactofermentées.

Le mode opératoire : éplucher les légumes, les hacher grossièrement et les faire cuire 1/2h dans une casserole avec l’eau et le cube de bouillon. Arrêter le feu, ajouter du poivre du moulin, la crème, l’ail fermenté et mixer le tout finement, goûter pour éventuellement rajouter du sel (si besoin) et verser dans des pots en verre disposant d’un couvercle, laisser refroidir et conserver au réfrigérateur.

Dégustation : sortir un bocal du réfrigérateur, le poser sur le coin du poêle, environ 2h avant le repas (tout dépend du feu), aller au jardin chercher deux brins de persil et les ciseler, préparer sa poudre de noisettes (ainsi que quelques croûtons de pain aillé à faire dorer à la poêle dans du beurre, ou quelques flocons de céréales pour donner du corps au velouté) et sa cuillère à mazagran… régal garanti ! 😉

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Symbole d’un lien de fraternité, partager le pain, le vin et le sel fait partie des plus anciennes traditions des peuples un minimum civilisés, refuser de participer à cette cérémonie pourrait offenser le sentiment d’hospitalité de l’hôte qui vous y invite !

Si préparer un déjeuner pour tous les goûts (ou presque) ne me demande qu’un peu de réflexion ou d’organisation, ne m’obligez pas à faire des parts égales d’un gâteau, même le plus joli que j’aurai pu réaliser avec beaucoup de plaisir, je trouve toujours quelqu’un à qui déléguer cette tâche délicate !

Partager, c’est avoir plus

Par contre, devant cette table trop petite, je me demande comment j’avais pu préparer un repas (dans la cuisine-placard de mon entrée) et réunir six personnes autour d’une table qui l’était encore plus, dans le studio parisien de 18m² que j’occupais, il m’avait fallu une bonne grosse dose d’optimisme frisant l’inconscience. 😉

Bon samedi à vous ! ♥

Délice pour l’écureuil…

… ou tout autre oiseau doté d’un gros bec sucré. La photo ne paie pas de mine et les merveilles sont ensachées pour ne pas rester sous mes yeux concupiscents de gourmande invétérée ! 😉

Les ingrédients de cette gourmandise de saison :

150g d’amandes non mondées, 50g de noix, 50g de noisettes, 1 c. à soupe de sucre glace, 100 g de chocolat noir à 60% de cacao (ou au lait), 1 c. à soupe d’épices de Noël maison, ¼ de c. à café de poudre de vanille et 170g de sucre brun en morceaux (à réduire en sucre glace)

Mode opératoire :

Préparer le mélange maison d’épices de Noël en mixant ensemble et le temps qu’il faudra : 10g d’étoiles de badiane, 10g de cannelle en bâtons, 8g d’écorce de citron séchée (pas confite), 8g de gousses de cardamome, 5g de bois de réglisse, 5g de piment d’Espelette séché entier, 3g de noix muscade, 3g de clous de girofle, 1g de grains de poivre noir et 8g de gingembre en poudre, réserver dans un bocal fermé (vous en avez pour longtemps, valable aussi pour du pain d’épices, de sablés épicés de Noël, ainsi que pour le vin chaud traditionnel !).

Préchauffer le four à 160°C, chaleur tournante. Peser les fruits secs, les disposer sur une feuille de papier cuisson dans la lèchefrite du four, les saupoudrer de la cuillère de sucre glace et les faire torréfier une quinzaine de minutes, les réserver ensuite dans un grand saladier (ou boîte alimentaire) disposant d’un couvercle hermétique.

Mixer le sucre brun et le réserver.

Casser les carrés de chocolat, les mixer, puis chauffer doucement au bain-marie (à environ 60°C) pour pouvoir ajouter la c. à soupe du mélange d’épices et le ¼ de c. à café de vanille. Bien mélanger avant de verser le chocolat épicé sur les fruits secs dans le saladier et bien les enrober de chocolat à la spatule. Quand le chocolat est bien réparti, ajouter les 170g de sucre glace, fermer le saladier et agiter son contenu vigoureusement en tous sens pour que les fruits soient bien recouverts de sucre.

Laisser refroidir et conserver dans une boîte hermétique… jusqu’au jour J ou alors dans des sachets confiseurs gardés dans un pièce froide si c’est pour offrir !

Petit déjeuner festif

Depuis que je fais mon pain au levain, je ne prépare quasiment plus de pain brioché et encore moins de vraie brioche, alors voici la merveille, moelleuse à souhait, et au bon goût de revenez-y ! 😉

Les ingrédients :

80g de lait, 50g de sucre, 10g de levure de boulanger déshydratée, 250g de fromage frais (ou de caillé) de chèvre, 2 œufs, 100g de farine de petit épeautre et 430g de farine de blé T55, 2 cuillères à soupe de semoule fine, 50g de raisins secs, 8g de sel, 1/2 cuillère à café d’épices pour biscuits Spéculos (cannelle, cardamome, coriandre, gingembre, girofle, muscade), et une pointe de curcuma en poudre si les poules sont anémiques.

Le mode opératoire :

Il faut s’y prendre la veille au soir, la levée de la pâte se faisant la nuit au réfrigérateur.

Peser directement dans la cuve du robot le lait, le sucre et la levure sèche de boulanger (20g de levure fraîche marche aussi bien si vous en trouvez, chez moi c’est une denrée très rare) et programmer 3 minutes à 37°C et vitesse 1. Ajouter ensuite les œufs et le fromage frais de chèvre pour 3 minutes de plus à 37°C et vitesse 1. Pour terminer ajouter les 2 farines, la semoule, le sel, les raisins et les épices et pétrir le tout 5 minutes. Décoller la pâte 20 secondes en sens inverse et la transposer en boule dans un saladier légèrement huilé au préalable que l’on recouvre de film alimentaire et d’un torchon. S’il est tard le saladier peut partir directement au réfrigérateur, si vous devez faire votre vaisselle, le contenu du saladier peut attendre à température ambiante avant d’aller au frais. 😉

Le matin suivant, sortir la pâte, qui a doublé de volume, du frais, la découper à la corne et façonner autant de boules que nécessaire et les déposer dans un moule rond garni d’un papier cuisson, les badigeonner au pinceau d’un peu de lait et saupoudrer à votre gré de graines de sésame et de pavot (les gourmands y mettront du gros sucre à chouquettes) et laisser reposer environ 1/2 heure dans le four fermé à 30°C avant de tourner le bouton sur 170°C pour 25 à 30 minutes de cuisson. Démouler et laisser refroidir ensuite sur une grille avant de vous régaler !

Avis de tempête…

… dans les rayons conserves et plats cuisinés de nos supermarchés, qui vont devoir s’adapter à la riposte de l’agro-alimentaire face aux hausses des matières premières et à celle de l’électricité et dont la seule solution sera un mois de janvier sans production ! Je me félicite de ne pas avoir jeté ni ma cocotte en fonte, ni mon couscoussier, pas plus que mon moulin à légumes ou mon batteur rotatif manuel (datant tous deux de mon émancipation), un jour de nettoyage par le vide et de ne pas avoir trop recours à leurs produits transformés !

Source de la copie d’écran : La Dépêche

Certainement une bonne nouvelle pour des fêtes sereines chez les employés de ces maisons dont les salaires, mirobolants (tout au plus un SMIC), vont être revus à la baisse juste au moment où la facture sera à son plus haut niveau chez eux aussi. Les projets de leurs congés 2023 seront sûrement à réviser parce qu’il faudra bien rattraper le retard. Le site de Capdenac en Aveyron, c’est dans la plaine de Capdenac-Gare, dans un méandre de la rivière Lot, la partie haute (Capdenac-le-Haut) elle, domine la gare toujours menacée par nos politiques, est située dans le Lot où d’autres entreprises, de taille plus modeste, ont prévu de mettre leurs employés en congés les jours de coupures d’électricité.

Nadletiła sywa pawa – Julia Doszna, Maciej Kudłacik, Ryszard Latecki

Pendant ce temps, dans le nord du département, on veut réveiller nos esprits en nous rappelant que l’on a échappé de peu à l’enfouissement des déchets du nucléaire à Latronquière (depuis ils sont stockés à deux pas de La Hague, en attente de l’ouverture du site de Bure dans la Meuse). Il est regrettable qu’il ait fallu les catastrophes de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011) pour nous faire prendre conscience que nous jouions, à nos risques et périls, avec le feu, et combien plus encore regrettable, de ne pas avoir mis en place une gestion intelligente de notre ressource bois, qui ne va pas tarder à manquer, parce qu’en ce domaine, les bénéfices rapides l’ont aussi emporté sur la raison. La pénurie d’électricité commence à nous ouvrir les yeux sur les méfaits de la sempiternelle course aux profits et le non respect de la sagesse légendaire de nos anciens envoyés dans les Ehpads. Courage à nous, c’est bientôt Noël !

Recette de Noël

Cette année, pour les fêtes, ce sera une année sans, j’en ai déjà parlé, et quand j’ai vu cette proposition de l’algorithme de YT, j’ai fait ma curieuse…

Elle nous vient d’Argentine, et me paraît bien appétissante, le poivron ne sera pas de saison et je n’ai pas de tomate séchée, mais cela peut se trouver, alors cassoulet de compétition ou poulet roulé ?

La recette qui triomphe à Noël. Poulet farci roulé.

Pour qui veut une démonstration d’ail fermenté dans du miel, c’est => par ici, je sais il faut être un peu fou, mais les miens (je n’ai pas ouvert les bocaux pour regarder les bulles, mais j’ai goûté au miel qui avait débordé, c’est surprenant et absolument délicieux) ont 2 ans et il me tarde d’avoir la bonne occasion pour ouvrir un bocal ! 😉

Portez-vous bien ! ♥