Femme de conviction

Source de la copie d’écran : La Dépêche du Midi

Blessée lors de l’attentat à la bombe au restaurant le Grand Véfour en décembre 1983, puis condamnée à la double peine par le scandale du sang contaminé, Françoise Rudetzki n’a eu de cesse que les victimes ne soient représentées et entendues (nous lui devons la création de l’association SOS Attentats, la première du genre, dissoute en 2008), et n’a jamais baissé les bras puisqu’elle est à l’origine de la création, en février 2019, du Centre national de ressources et de résilience. Respect et condoléances à sa famille.

Son chant du monde…

Vous savez tous que j’aime beaucoup Jean Lurçat (Vieux documentaire en anglais sur la tapisserie et Jean Lurcat), mais, le jour où j’ai visité l’ancien hôpital Saint-Jean à Angers, où sont exposées les dix pièces de tapisseries réalisées entre 1957 et 1965 qui forment le Chant du Monde, je n’ai pas fait une seule photo, parce que l’éclairage n’était pas bon (j’étais simplement passée à la boutique pour garder une trace de cette visite) et le flash interdit…

Voici quelques explications (en anglais) sur cette œuvre, toujours d’actualité plus de cinquante ans plus tard…

Le Chant du Monde by Jean Lurcat – The Song of the World – by Jean Lurcat.avi

Composée, en son temps, comme la version modernisée de la Tenture de l’Apocalypse (selon St Jean, dite d’Angers et conservée au château en bordure de la Maine), tissée au XIVe siècle (et dont des fragments ont été retrouvés et inventoriés à Paris, en avril 2020 lors du premier confinement covid-19), je ne peux m’empêcher de penser qu’un lendemain qui ne chante pas vraiment (et que je me promets de ne pas trop commenter) mais est raisonnablement moins pire, peut servir de très bonne occasion pour contempler les avertissements répétés contre les méfaits de notre folie émis par nos prédécesseurs sur cette terre…

Pour qui voudrait feuilleter l’ouvrage imagé de Gérard Denizeau consacré au Chant du Monde, c’est => par ici.

Histoire de la tapisserie de l’Apocalypse

En un mot, si, par le plus grand des hasards, vos pas vous mènent en Anjou, prenez le temps d’y bien vivre, sa capitale mérite certes que l’on s’y arrête, mais vous y trouverez aussi bien d’autres pépites pas très bien cachées ! 😉

Musée Jean-Lurçat à Angers

Bonne semaine à vous, nous restons en Europe, nous pouvons encore continuer à mâcher du chewing-gum et n’avons pas besoin (pour l’instant) d’apprendre le russe ! ♥

Livraison

Cela devait fatalement arriver, depuis mon auto-exclusion volontaire de la bibliothèque municipale, les grilles de mots croisés, fléchés, sudoku, dans mon lit avant de m’endormir ne fonctionnent pas aussi bien qu’un livre… et oui, j’ai craqué, et me suis offert, lors de mes dernières courses au pas supermarket local, un polar de trois ans, dont le sujet lui, ne date pas encore, si tant est qu’il le fasse un jour…

(Source de la copie d’écran : Babelio, Olivier Norek)

… et donc, avant de sombrer dans les bras de Morphée, sous mes plumes et le toit qui nous protège, je fais un détour par la grisaille de jungle de Calais, certes démantelée en 2016, mais, pour les sans-droits qui la peuplaient et les nouveaux qui y sont arrivés depuis, je doute fort qu’une solution convenable ait, un jour, été trouvée.

Cette vidéo du sketch, au final, assez bien ficelé, de Francois Pirette (humouriste belge) trouvée par hasard, ce jour, illustre parfaitement le sujet de ce livre (bon, il est vrai, Adam Sarkis, n’a qu’un enfant et n’était pas, dans son pays, professeur de français mais officier de police), et ce, même si, devant le tragique de leur situation, je ne suis plus, actuellement, très sûre que nous puissions, en toutes circonstances, toujours rire de tout !

Du jour

Entre le temps de saison, les jours qui raccourcissent, le virus à couronne qui nous mène la vie au moins aussi dure que ne le font nos décideurs qui veulent nous faire croire qu’ils vont gagner la bataille, vous ne pourrez pas échapper à la morosité de ce jour ! 😉

Petit rappel du pourquoi du comment :

Pour plus d’informations, en l’absence des derniers « poilus », sur les festivités de ce jour férié, un petit tour sur le site officiel s’impose ! 😉

Alors que j’en vois certains sombrer dans une déprime profonde, je me sens d’humeur plutôt guillerette, non que je ne respecte pas la solennité du jour (je peux très bien entonner La Marseillaise au chant du coq), mais, outre le fait que j’ai toujours adoré braver la météo pluvieuse et venteuse propre à ce mois en sachant qu’une fois la porte fermée je retrouverai la douceur du foyer et un bol de soupe chaude revigorante, c’est parce qu’après avoir très rapidement évoqué les vicissitudes de la vie de mon père, je vais pouvoir vous parler de la seule grand-mère qu’il m’a été donné de connaître, celle côté maternel.

Née ailleurs, le 11 novembre était la date de son anniversaire, elle avait quitté son pays avec sa sœur, parce que leur père veuf s’était remarié et qu’elles ne s’entendaient pas avec leur belle-mère. Après une première destination commune, elles s’étaient séparées, l’une partant au Canada et l’autre choisissant la France où elle a fait souche… avant de tirer sa révérence, ironie de son histoire, un 14 juillet ! Combien d’entre nous peuvent se targuer d’avoir eu une grand-mère aussi patriote ?

L’insulte

Pendant de très nombreuses années j’ai essayé de comprendre l’inextricable situation du Proche-Orient et ses multiples conflits interminables dont on pourrait juste penser que la seule cause serait la création officielle, le 14 mai 1948, de l’état d’Israël, mais, même si l’on remonte à quelques mois plus tôt, c’est-à-dire au vote par l’Organisation des Nations unies (ONU) du plan de partage de la Palestine du 29 novembre 1947, ce n’est pas non plus la date à retenir, pas plus que celle de la déclaration de Balfour, en 1917, établie par l’Angleterre, puissance colonisatrice à l’époque en Palestine, sur fond de démantèlement de l’empire ottoman, tout comme le Grand-Liban (est ses dix-sept communautés religieuses) était sous mandat français officiellement depuis le 1er septembre 1920, mais en pratique bien avant puisque la France de Napoléon III était déjà intervenue en 1860 pour mettre fin aux affrontements entre les Maronites et les Druzes. Je ne suis pas sûre non plus que remonter jusqu’à l’époque des Croisades nous éclairerait d’avantage, la situation géographique de cette voie de passage a certainement tout autant d’importance que l’histoire…

Pour en revenir au sujet du Liban, que l’on appelait la Suisse du Proche-Orient avant les 15 ans de guerre civile (commencée en 1975), on pourrait se limiter comme beaucoup et dire que la situation actuelle est la seule conséquence, sur le long terme, de la dispersion palestinienne après 1948 dans tous les pays arabes voisins, renforcée et entretenue par l’ingérence de quelques voisins via les milices, mais ce serait aussi se leurrer, elle est bien plus complexe que cela, rappelons-nous, en Europe, l’ex-Yougoslavie entre 1918 et 2006, une fondation artificielle regroupant 6 républiques n’ayant pas grand-chose en commun (si on avait laissé leurs peuples vivre leur vie ils se seraient ignorés avec civilité et n’en seraient sûrement pas arrivés au conflit armé), mais, les grandes puissances ont des armées et l’industrie qui les fournit est un facteur (et acteur, bien sûr) décisif dans leur économie, à cela s’ajoutent la fierté de chacun des belligérants et leur entêtement insensé.

C’est une réaction à chaud, un peu confuse certes (cela fait quelques années que mon idéalisme roupille dans ma campagne protégée où les querelles de clocher ne m’atteignent pas), mais, après ce long préambule, je tenais à vous recommander L’insulte, l’excellent film de Ziad Doueiri, qui montre comment la moindre petite étincelle peut facilement mettre le feu aux poudres, film que je viens de visionner en replay sur => Arte, il est disponible (et en français) jusqu’au 19 août.

Autres versions, en allemand, en VO sous-titrée en français, en plus des versions en ces 2 langues, pour malentendants et déficients visuels. Rifaat Torbey en Samir Geagea haranguant ses phalangistes n’est pas très ressemblant, il lui manque la petite moustache, et le portrait de Bachir Gemayel (l’éphémère président, assassiné 3 semaines après son élection), derrière lui, (que je n’ai pas reconnu, mais 1982, c’est bien loin), guère plus…

8 mai

Une page d’histoire que l’on ignore trop souvent : la réalité des naissances dans les camps de concentration nazis (pour le goulag cela sortira bien un jour…)

Les témoignages de Hana Berger Moran et Florence Schulmann (ci-dessus) sont repris dans => La Dépêche du jour avec celui de Mark Olsky (ci-dessous) :

Combien de temps la cruauté de ce génocide (étendu à tous les gêneurs) pourra rester documentée après la disparition des derniers survivants très âgés, c’est la question que se posent leurs enfants nés en 1945, à peine plus jeunes… la transmission s’impose, et ce, bien que le sujet soit très douloureux pour les témoins et leurs familles.