Amour & désamour

Comment puis-je écrire ces deux mots dans le même titre ? Moi-même je ne le sais pas ! Mais pourtant c’est bien ce sentiment mitigé (cochon d’Inde) d’être passée à côté d’un coup de cœur littéraire qui restera, quelques temps avant l’oubli définitif !

La quatrième de couverture m’avait pourtant vendu du rêve, les 620 pages du livre me promettaient des heures de lecture dépaysante et je ne connaissais pas encore Henri Lœvenbruck, pourtant traduit en 15 langues…

… mais la mention « À suivre », à la place du mot « Fin », elle, ne m’inspire pas, parce que je n’avais pas vraiment envie de réviser la Révolution de 1789 (je n’ai pas du tout aimé), mais de quelque chose de plus léger, et que je ne sais pas du tout à quoi m’attendre avec les enquêtes suivantes (Le mystère de la Main rouge et L’assassin de la rue Voltaire) du journaliste Gabriel Joly.

Ah ça ira – Chant de la Révolution Française

Certes l’auteur a dû passer beaucoup de temps à compulser des archives et à lire quelques autres ouvrages de référence pour intégrer son intrigue (que j’ai aimée) dans la grande Histoire, mais non, à la simple idée de me procurer la suite de ce premier tome (ce détail n’est pas indiqué sur la couverture, et là, il y a tromperie sur la marchandise) je me revois en classe de terminale, faire mes devoirs de physique et de mathématiques en cours de philosophie pour ne pas m’y endormir ! Et même si lire le soir, dans mon lit, doit faire office de soporifique, l’ennui lui, n’est pas une option possible ! 😉

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Symbole d’un lien de fraternité, partager le pain, le vin et le sel fait partie des plus anciennes traditions des peuples un minimum civilisés, refuser de participer à cette cérémonie pourrait offenser le sentiment d’hospitalité de l’hôte qui vous y invite !

Si préparer un déjeuner pour tous les goûts (ou presque) ne me demande qu’un peu de réflexion ou d’organisation, ne m’obligez pas à faire des parts égales d’un gâteau, même le plus joli que j’aurai pu réaliser avec beaucoup de plaisir, je trouve toujours quelqu’un à qui déléguer cette tâche délicate !

Partager, c’est avoir plus

Par contre, devant cette table trop petite, je me demande comment j’avais pu préparer un repas (dans la cuisine-placard de mon entrée) et réunir six personnes autour d’une table qui l’était encore plus, dans le studio parisien de 18m² que j’occupais, il m’avait fallu une bonne grosse dose d’optimisme frisant l’inconscience. 😉

Bon samedi à vous ! ♥

C’est la vie, ma pauvre Lucette…

Les perspectives d’avenir ne sont pas brillantes (ce n’est pas l’interdiction de vente sur internet du paracétamol qui stoppera la pénurie), et la phrase de conclusion dudit entretien que voici :

« Le gouvernement devrait établir une liste des médicaments dits ‘essentiels’ pour mieux en contrôler la production et voir pour rapatrier sur notre sol leur fabrication. ça nous éviterait de retrouver la souveraineté qu’on avait il y a quelques années dans le domaine de la santé et cela nous évitera d’être dépendant de la Chine, voire de l’Inde. »

… (en plus de sa coquille désolante -il faut comprendre : ça nous permettrait de retrouver- qui prouve que l’article n’a pas été relu ou que le journaliste n’a rien compris de la situation) me fait doucement rire (jaune) ! 😦

Source de la copie d’écran : La Dépêche

Parce que, premièrement, nous avions un laboratoire français qui en produisait depuis 1935, que l’on n’a surtout pas soutenu dans la tourmente, désormais il est une filiale de Bristol-Myers-Squibb et la production partie je ne sais où. Secondement parce que le phénomène de délocalisation de ces industries a été initiée par les directeurs (et parfois fondateurs) de certains laboratoires français eux-mêmes (et pas des moindres) tout simplement parce que produire au Vietnam (à l’époque), était la solution de facilité pour se faire une fortune indécente (je reste polie) !

Notre mémoire de poisson rouge est impressionnante, quant à la mondialisation il aura juste fallu un petit virus (assez intelligent pour s’être échappé d’un laboratoire avec un pangolin de passage) pour lui mettre du plomb dans l’aile, alors qu’il n’y a pas si longtemps encore, nous avions une agriculture et une industrie qui nous garantissaient l’autonomie économique que nous avons perdue pour le mirage de bénéfices rapides pour quelques adorateurs du veau d’or et tous leurs satellites…

Lendemains difficiles…

Vous n’avez que jusqu’au premier février pour vous faire une idée de ce qu’ont vécu vos parents ou vos grands-parents après la fin du conflit 1939-1945. Merci au travail de Kurt Mayer, visible sur Arte.

Je n’y ai certes pas trouvé (une seule phrase évoque la tragique situation, toujours occultée, des ressortissants baltes et polonais) toutes les réponses à mes questions (ni d’ailleurs à celles que le décès prématuré de mon père ne m’a pas permis de lui poser -je n’avais que 13 ans- et dont la seule trace de ses lendemains de guerre est une énigmatique photographie avec de parfaits inconnus trouvée dans ses papiers), mais cela m’a permis de comprendre comment son vœu pieux (il n’avait pas d’autre faux-choix entre la prison pour désertion sans avoir fait l’armée -raflé à 15 ans- ou le goulag pour avoir travaillé en tant qu’esclave pour les occupants allemands s’il choisissait de rentrer chez lui en marchant, et le train pour une possible meilleure vie quelque part ailleurs et vers l’ouest) de partir rejoindre son oncle aux USA n’avait pas abouti à un projet couronné des lauriers de la réussite, il y avait trop d’obstacles sur son chemin. Il n’a jamais revu sa sœur et ses frères et n’a pas pu assister aux obsèques de ses parents… 😦

Source de la copie d’écran : Arte

Les conclusions de ce travail sur des archives, peu connues du grand public, ne m’étonnent pas du tout. Les traumatismes subis par les témoins directs ont été invariablement transmis aux générations suivantes (et ce, même de façon inconsciente), enfants et petits-enfants (une pensée à mon jeune frère et à sa fille qui n’ont pas terminé leur visite d’Auschwitz, lequel était, avant de devenir d’extermination, le camp de triage et d’affectation des travailleurs obligatoires, je n’y étais pas, mais n’avais pas pu faire celle du Mémorial Yad Vashem à Jérusalem, j’avais préféré attendre mon groupe en comptant les arbres, vivants, eux !) en portent encore les stigmates notamment ceux qui en sont toujours à se demander qui ils sont réellement, quelle est leur place dans le monde aux frontières arbitraires d’après Yalta, et à quelle identité peuvent-ils se raccrocher quand ils n’ont plus de racines… coucou, c’est tout moi !

Une bonne nouvelle ?

Source de la copie d’écran : La Montagne

Le titre de l’article du journal est plus explicite que la partie texte accessible gratuitement :

Électricité : 40 réacteurs nucléaires sur 56 désormais en service : pourra-t-on se passer de bougies cet hiver ?

Pas de quoi pavoiser toutefois, nos centrales, il ne faut pas se leurrer, sont des bombes à retardement et ce n’était qu’une alerte météorologique, les mois de janvier et février ne sont pas passés… il sera temps d’en reparler à ce moment-là !

Si coupures il y avait, nous devrions en être informés au plus tard la veille (à partir de 17h) en consultant le site (avec carte des départements) mis en place par Enedis, à la demande de RTE, pour tous ceux qui n’ont pas le bon téléphone pour avoir l’application EcoWatt ! 😉

En attendant gardez vos bougies, au pire vous pourrez toujours organiser un dîner aux chandelles avec Chéri ! 😉

Avis de tempête…

… dans les rayons conserves et plats cuisinés de nos supermarchés, qui vont devoir s’adapter à la riposte de l’agro-alimentaire face aux hausses des matières premières et à celle de l’électricité et dont la seule solution sera un mois de janvier sans production ! Je me félicite de ne pas avoir jeté ni ma cocotte en fonte, ni mon couscoussier, pas plus que mon moulin à légumes ou mon batteur rotatif manuel (datant tous deux de mon émancipation), un jour de nettoyage par le vide et de ne pas avoir trop recours à leurs produits transformés !

Source de la copie d’écran : La Dépêche

Certainement une bonne nouvelle pour des fêtes sereines chez les employés de ces maisons dont les salaires, mirobolants (tout au plus un SMIC), vont être revus à la baisse juste au moment où la facture sera à son plus haut niveau chez eux aussi. Les projets de leurs congés 2023 seront sûrement à réviser parce qu’il faudra bien rattraper le retard. Le site de Capdenac en Aveyron, c’est dans la plaine de Capdenac-Gare, dans un méandre de la rivière Lot, la partie haute (Capdenac-le-Haut) elle, domine la gare toujours menacée par nos politiques, est située dans le Lot où d’autres entreprises, de taille plus modeste, ont prévu de mettre leurs employés en congés les jours de coupures d’électricité.

Nadletiła sywa pawa – Julia Doszna, Maciej Kudłacik, Ryszard Latecki

Pendant ce temps, dans le nord du département, on veut réveiller nos esprits en nous rappelant que l’on a échappé de peu à l’enfouissement des déchets du nucléaire à Latronquière (depuis ils sont stockés à deux pas de La Hague, en attente de l’ouverture du site de Bure dans la Meuse). Il est regrettable qu’il ait fallu les catastrophes de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011) pour nous faire prendre conscience que nous jouions, à nos risques et périls, avec le feu, et combien plus encore regrettable, de ne pas avoir mis en place une gestion intelligente de notre ressource bois, qui ne va pas tarder à manquer, parce qu’en ce domaine, les bénéfices rapides l’ont aussi emporté sur la raison. La pénurie d’électricité commence à nous ouvrir les yeux sur les méfaits de la sempiternelle course aux profits et le non respect de la sagesse légendaire de nos anciens envoyés dans les Ehpads. Courage à nous, c’est bientôt Noël !

Rayonnement des arts et des lettres

Cadeau de la St Nicolas ? Mon journal m’a appris cette nouvelle qui m’amène à me poser la question de ce que représente la chevalerie de nos jours…

Source de la copie d’écran : La Dépêche

Que l’Ordre des Arts et des Lettres récompense Francky Vincent pour sa bonne humeur et sa grivoiserie à la Pierre Perret (Officier de l’Ordre national du Mérite 1994 et Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres 2014) prouverait-il que la Culture se démocratise et ne serait plus réservée à une élite ? J’ai dû rater quelques épisodes parce que le seul succès qui me vienne à l’esprit c’est Fruit de la passion…

… plus connu par son refrain que pour son titre. Il faut préciser que dans ma campagne, le zouk est plus rare que la musique gipsy… 😉

Une chose est sûre, n’ayant pas été décoré par le tsar, il ne tombera pas de son piédestal comme l’a fait un célèbre barde tchèque qui s’est commis, en plus, d’une chanson ironique sur les deux missiles tombés en Pologne. Nos vedettes qui avaient aussi leurs entrées à Moscou semblent plus discrètes…

Faut-il toujours tout contester pour rester sur la vague ou faire dans la bonne humeur, nul ne le sait !