C’est bien ce que je craignais…

Aide-toi, le ciel t’aidera… Les deux morts de Przewodów (c’est où ?) le sont parce qu’ils sont passés, par erreur de leur part, sous un missile perdu… Ce n’est qu’un accident, même le président l’a dit !

Source de la copie d’écran : La Dépêche

J’ai regardé, il y a deux jours, un reportage sur la Finlande et ses 1300 km de frontière avec le grand frère, son voisin, qui se terminait par une note d’espoir d’intégrer l’OTAN, en même temps que la Suède… il ne faudrait pas trop rêver, mais composer et naviguer à vue, un conflit mondial ne semble pas à l’ordre du jour bien que certain pousserait à la roue ?

Source de la copie d’écran : Le Point par Actualité MSN

Il est vrai que je n’avais pas envisagé cette hypothèse… sauf que la guerre n’est pas un jeu d’acteur ni un coup de bluff !

Demain sera un autre jour…

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Le concert du lundi

Ce n’était pas ce qui était pressenti pour bien commencer la semaine, mais l’actualité était tristounette, voire sinistre et j’avais envie de quelque chose de plus riant… 😉

Koncert zespołu “Stare Dzwony” Festiwal Szanty Pod Żurawiem, Baltic Sail Gdańsk 2022

Ils ne rajeunissent pas, mais moi non plus, et cela reste plaisant, alors bonne semaine à vous ! ♥

La fileuse

La poésie de Jan Antoni Czeczot (1796-1847) sur une musique de Stanisław Moniuszko (1819-1872) et une interprétation de Kasia Moś (sur un arrangement très moderne et presque familial), accompagnée par AUKSO, l’Orchestre de chambre de la ville de Tychy (Silésie), mon bonheur du jour est presque parfait ! 😉

Kasia Moś & AUKSO – Prząśniczka/MONIUSZKO200 (M.Moś / M.Kołakowski) OFFICIAL LIVE VIDEO NOSPR

Pour qui serait intéressé par les paroles, elles sont => ici et il y a même une traduction en français sur la même page ! Les plus curieux écouteront aussi l’interprétation plus classique de Wanda Jakubowska avec le National Philharmonic Symphony Orchestra dirigé par Arnold Rezler en 1964, dont la vidéo intégrée en bas de page affiche un billet de banque (sorti en 1990) à l’effigie de Moniuszko, que l’on ne voit pas tous les jours (l’autre face affiche le Teatr Wielki ou Grand Théâtre de Varsovie). ♥

Kościół pw. św. Stanisława Biskupa i św. Wojciecha

Fête de tous les Saints, j’ai choisi aujourd’hui de vous emmener en visite chez St. Stanislas l’Évêque et St. Wojciech (Adalbert en français) dans l’église en bois d’un village des Basses-Carpates. Pour ce faire, nous partons en drone ! 😉

Le village actuel, à vocation agricole et forestière, au bord de quelques ruisseaux capricieux, résulte de la combinaison des noms de deux de ses hameaux qui regroupaient pour l’un, une industrie métallurgique disparue, et pour l’autre, les artisans des métiers dérivés.

Zabytkowy kościół pw. św. Stanisława Biskupa i św. Wojciecha | Poręby Dymarskie

Aucun d’eux n’avait d’église sur son territoire, si ce n’est une minuscule chapelle dans une habitation privée. Ils ont réussi à faire venir à eux la vieille (quelques 350 ans, soit du XVIIème siècle) église désaffectée (depuis 1960) du village voisin où ils ne voulaient plus être obligés de se déplacer le dimanche.

En la démontant pour la reconstruire sur son nouvel emplacement, ils ont découvert, cachée sous du plâtre, la superbe polychromie d’un sympathique diablotin lettré (qui m’a beaucoup étonnée quand je l’ai vu, dans l’église, en 2006) nommé Tutivillus (déjà évoqué => ici), aussi appelé le diable des coquilles et la terreur des scribes, des copistes et autres moines étourdis, le hasard fait parfois bien les choses, et que Dieu nous pardonne nos mouvements d’humeur ! 😉

Le village voisin dispose aujourd’hui d’une église en dur (celle utilisée pour le culte) et d’une église en bois que je n’ai jamais vue ouverte (mais dont j’avais parlé dans les commentaires => ici), avec son propre diablotin, intéressé lui, par le péché de la luxure… situé hors des murs de l’église, dans une crypte. Belle journée à vous ! ♥

La dernière cartouche

Il y a deux jours je vous présentais du rap ukrainien, leurs voisins à l’ouest utilisent aussi ce mode d’expression musicale aussi bien pour de la contestation que pour du nationalisme exacerbé… Les paroles sont sous la vidéo quand on la visionne sur YT et j’adore le violon de Klaudia Koya.

Basti feat. Lech Makowiecki – « Ostatni Nabój » prod. Koshe, skrzypce Koya [Official Video] / « OZW »

Ce titre fait référence au film Historia Roja de Jerzy Zalewski, une fiction dramatique de guerre, sortie (avec une nouvelle bande-son) en 2016 (alors qu’elle a été tournée entre décembre 2009 et septembre 2010), grâce à une collecte populaire pour la terminer et au montage effectué gratuitement par Wanda Zeman, le film (et la série en 5 épisodes sortie l’année d’après) sont à la gloire de Mieczysław Dziemieszkiewicz, un soldat de la clandestinité anticommuniste polonaise.

Envie d’espace ?

C’est par la très surprenante Uwertura de T Dot Est entendue sur une radio que je suis arrivée à cette collaboration artistique qui reprend un des chants folkloriques des forêts de Kurpie (extrait de Dwanaście pieśni kurpiowskich op. 58), compilés, revus et corrigés en son temps par Karol Szymanowski.

« UMR » Susanna Jara & t dot est (UMR = Uwoz mamo roz)

J’ai adoré le travail de fondu-enchaîné sur de superbes images se combinant parfaitement à la musique aérienne et vous souhaite une excellente journée ! ♥

Bartosz Bielenia

Qui est-ce ? Vous avez tout à fait le droit de ne pas le savoir, il n’est pas encore dans toutes les salles chez nous, loin s’en faut.

Alors je vous dirai que c’est un jeune trentenaire (né à Białystok, au nord-est de la Pologne) et talentueux acteur de cinéma et de théâtre que j’avais déjà croisé dans le film polémique Kler de Wojciech Smarzowski (que j’avais évoqué => ici en son temps) qui fut comme un électrochoc lors de sa sortie sur les écrans polonais, en septembre 2018. Il ne semble toujours pas avoir été autorisé à être diffusé sur nos écrans (je l’avais vu 2 fois en VO sur un site alternatif polonais).

Pourquoi j’en parle aujourd’hui ?

La Communion (Bande-annonce)

Tout simplement parce qu’il a récidivé dans le genre, un an plus tard, en endossant le double rôle de Daniel et du Père Tomasz dans La Communion (Boże Ciało) de Jan Komasa, un film que j’attendais patiemment (il était sorti -parce que, inspiré de faits réels il est moins polémique- dans quelques salles le 4 mars 2020, mais, pas de chance, la pandémie l’a fait très rapidement oublier, et de toute manière, il ne serait jamais arrivé dans ma campagne) et qui n’est disponible au replay sur Arte que jusqu’au 29 septembre. Alors dépêchez-vous parce qu’après, il ne vous restera plus qu’à vous procurer le DVD sorti en décembre 2020 si vous êtes tentés par une réflexion bien menée sur le bien, le mal, la foi, le péché, le pardon et bien plus encore…

Mon opinion, je la garderai pour moi, car, compte-tenu de mes origines, j’ai été plus sensible à des détails sur une société polonaise fracturée, qui ne vous parleront pas forcément, par contre, ne le provoquez surtout pas, ses coups de boule cinématographiques sont redoutables ! 😉