La petite musique (des fuseaux) en automne

Victime collatérale de la pandémie Covid-19, le Grand Couvige International de dentelle et broderie 2021 du Puy-en-Velay, qui se tient habituellement le premier week-end d’octobre a été annulé, et il n’y a eu seulement que 2 inscriptions aux Victoires de la dentelle.

(Source de l’image : La Dentelle du Puy.com)

Le départ de l’âme du CEDF, Madame M. Fouriscot, en 2020, a peut-être aussi un peu plombé l’organisation, tout comme le décès (fin 2019) de sa rivale Madame O. Arpin de Brioude.

En Pologne, le XXII Międzynarodowy Festiwal Koronki Klockowej w Bobowej s’est bien tenu début septembre, avec la participation, en plus des dentellières locales et polonaises de participant(e)s de Bulgarie, Croatie, République tchèque, Pays-Bas, Slovaquie et Hongrie. Quelques images de cette sympathique manifestation d’un art populaire :

J’ai toujours dit que j’irai, un jour… mais cela restera sûrement un vœu pieu, il est très difficile de mettre un animal de compagnie exclusif en pension le temps d’un voyage 😉

Après le Brexit… un Polexit ?

Pitié ! Non, ce n’est pas possible, je ne veux pas en entendre parler et je serais très triste si par malheur on y arrivait !

(Source de l’image : L’Orient-Le Jour)

Le mode de vie britannique ne me conviendrait pas du tout, que ce soit le fait de devoir rouler à gauche, tout comme les images idylliques du livre d’anglais dont on nous a farci la cervelle dans les classes de 6ème et 5ème, qui se révèlent être totalement fausses quand, plus tard, on lit la rubrique des faits divers dans les journaux, sans m’aventurer dans certaines recettes typiques que je ne suis pas sûre d’aimer, qu’ils aient voulu quitter l’Europe, je peux comprendre que ces particularités et leur insularité aient joué un grand rôle dans la décision de retrouver leur indépendance.

Par contre, je suis plus à même de comprendre le fonctionnement (et leurs coups de sang quand on heurte leur sensibilité) des Polonais, en rassemblant mes souvenirs de la petite enfance (et ce même en ayant vécu très loin des communautés organisées autour des mines du Nord), et une fois intégré que le petit déjeuner est là-bas un vrai repas tandis que le repas de midi ne se prend, au plus tôt, qu’après 14h, on y roule à droite tout comme ici, le sourire béat en toutes circonstances des Américains n’y est pas obligatoire, de plus, j’adore les pommes de terre, la viande panée et le chou farci ! Alors devoir refaire un passeport et un visa, à présenter à la frontière à un douanier suspicieux, pour pouvoir y retourner me chagrinerait énormément !

L’accordéon à pédalier

Découvert inopinément dans une vidéo du Jarmark Hetmański 2021 de Zamość (une foire aux produits artisanaux locaux), la dame qui en jouait et sa collègue percussionniste étaient restées de mystérieuses inconnues non répertoriées par celui qui avait filmé puis mis en ligne les intervenants à la manifestation… mais, comme l’instrument m’intriguait, je ne pouvais pas m’en contenter, d’ailleurs, si vous l’avez pensé c’est bien mal me connaître !

Alors, pour fêter 2 jours presque sans pluie (nous avons encore les nuages, ils ne sont pas tous partis faire de gros dégâts à Cologne) après un 14 juillet avec défilé (et une première Dame surprise sans masque) mais sans les flonflons du bal ni le feu d’artifice (les 2 ou 3 fusées tirées sous la pluie n’ont pas dérangé le chat et m’ont juste fait dresser une demi-oreille), voici l’accordéon à pédalier en action avec Kapela Kanka Franka, le nom du duo anonyme (pendant seulement toute une journée !) 😉

Małgorzata Makowska (harmonia pedałowa) qui joue souvent pieds nus et Magdalena Balewicz (bęben obręczowy) ont été les élèves de feu Franciszek Racis, violoniste émérite, le dernier musicien folklorique de Jasionowo en Podlachie (dans le district de Suwałki) et interprètent majoritairement ses compositions pour lui rendre hommage…

L’instrument est encore utilisé dans les orchestres folkloriques principalement en Mazovie, sur la rive droite de la Vistule (Karpie et Garwolińskie) et en Podlachie, il est beaucoup plus rare ailleurs (souvent remplacé par des claviers) et pratiquement inconnu en France.

Prenez soin de vous ! ♥

Musique ancienne

Répertoire européen du Moyen Âge et de la Renaissance, avec des instruments anciens et de superbes costumes, au sein de Capella all`Antico, c’est l’expérience que vivent depuis 1983 à la Maison de la Culture de leur ville (au départ, sous la houlette du regretté Krzysztof Obst, le fondateur de l’ensemble) des générations de jeunes musiciens talentueux des collèges et lycées de Zamość (voïvodie de Lublin, en Pologne), une ville à connaître mais qui n’était pas sur le trajet de retour lors de notre « voyage découverte » en 2006 (il est vrai que le tourisme n’était pas au programme).

C’était en février 2020, lors du 42ème Festival national des groupes de musique ancienne organisé par la Schola Cantorum de Kalisz (Województwo Wielkopolskie), la plus vieille ville de Pologne, on ne savait pas encore qu’un virus allait modifier de façon durable notre façon de vivre… le groupe s’est produit en plein air à la grande foire aux produits artisanaux locaux ou moins (Jarmark Hetmański) de leur ville le 5 juin dernier (où, après des pâtés, saucisses, fromages et autres pains qui me mettaient l’eau à la bouche, j’ai vu un très curieux accordéon à pédales à la minute 48.29 (avant de retrouver le duo sur la scène à la minute 56.10, juste avant la tartine de smalec) inconnu à ce jour, mis à part celui d’un certain Wojciech de Fréjus datant des années 1930)

Introspection

Un petit pont de bois a fait remonter beaucoup trop de souvenirs, mon esprit a donc beaucoup gambergé, et comme mon livre de chevet du moment est Les Pérégrins d’Olga Tokarczuk, dans une traduction de Grażyna Erhard, ce sont de très nombreuses pérégrinations (qui n’apportent aucune réponse à des questions existentielles qui n’en auront jamais) qu’il me faut évacuer avec un peu de musique 😉

Découvert par hasard (mais le hasard existe-t’il vraiment ?), je ne sais presque rien d’Igor Herbut, un jeune auteur, compositeur et interprète, si ce n’est qu’on lui a posé lui des questions indiscrètes auxquelles il a bien voulu essayer de répondre 😉

Bonne fin de semaine à vous ! ♥

Le petit pont de bois

Nous ne saurons sûrement jamais de quel petit pont il est question dans cette chanson d’Yves Duteil de 1978, elle ne le dit pas mais précise toutefois qu’il ne va nulle part… mystère de la poésie (que j’ai cessé d’écrire en 1967, après avoir déchiré et brûlé mes mots), chez moi, les ponts nous amènent toujours sur l’autre rive 😉

Si j’ai croisé récemment un petit pont de bois quelque part en Pologne sur un blog que je visite régulièrement, il n’était pas sans me rappeler les photos argentiques prises pendant ma pause déjeuner, il y a très longtemps, de l‘un des deux ponts japonisants du jardin Albert Kahn à Boulogne-Billancourt, jardin dans lequel un pavillon vous reçoit toujours pour une cérémonie traditionnelle du thé 😉

Mais aussi, alors que des constructions en pierre s’écroulent parfois toutes seules dans des rivières de pays civilisés, que dans des pays bien plus pauvres on continue à traverser des torrents grâce à des ponts de cordes soigneusement entretenus par les riverains, il existe encore, dans des destinations plus proches, des constructions archaïques qui permettent à un aventurier du dimanche d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté 😉

Celui-ci, en Podkarpackie (Basses-Carpates), je l’ai traversé en août 2006, et de l’autre côté du ruisseau sans nom, affluent d’un plus grand nommé Przyrwa, bien caché par la végétation, il y avait un magnifique cheval entravé que j’ai renoncé à effrayer en surgissant de nulle part, de plus une Babcia inconnue veillait et allait le déplacer avec son piquet et sa longe.

Plus au sud, dans la montagne, mon frère et ma nièce ont traversé celui-ci, plus élaboré, sur le Jawornik, petit affluent de la rivière San, elle, spot de pêche bien connu des professionnels 😉

… j’avais choisi, allez savoir pourquoi, le gué en eau après l’orage de la veille 😉

Mais d’un côté, comme de l’autre, on se retrouvait devant une merveille d’architecture en bois debout, dans le plus pur style bojko (minorité ethnique ruthène présente sur le territoire jusqu’à la guerre, déplacée après), datant de 1732 (il se peut même que cette date soit celle d’une première modification), malheureusement saccagée et vidée de son mobilier en 1947 avant d’être abandonnée à son triste sort, l’église grecque-catholique St Demetrios (on lit partout actuellement qu’elle est orthodoxe, c’est une erreur, les croix sont bien latines, avec juste une branche transversale, et ce, même dans ce qui reste du très discret cimetière attenant), rénovée tout récemment (en 2017, => voir vidéo).

Nous avions pu, malgré des communications téléphoniques aléatoires (mais le gardien de la clé était prévenu, il savait que des Français passeraient et s’attendait à notre appel) visiter l’intérieur, absolument vide bien sûr, la guerre et ses conséquences (déplacement forcé des populations) ne peut pas s’effacer…

Souvenons-nous…

L’éruption volcanique actuelle en Islande semble totalement différente de celle du volcan Eyjafjallajökull, le 14 avril 2010, dont le nuage de cendres…

… avait grandement perturbé pendant plusieurs jours le trafic aérien dans tout le nord de l’Europe et donc, par conséquent, les obsèques (le 18 avril) du président polonais Lech Kaczyński et de son épouse décédés le 10 avril 2010 à Smolensk avec toute l’élite du pays (ainsi que les membres de l’équipage du Tupolev 154 présidentiel), alors qu’ils se rendaient (ironie de l’Histoire) aux cérémonies commémoratives du 70e anniversaire du massacre de Katyń.

Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Barack Obama, entre autres n’avaient pu se déplacer…

Sans les patins, SVP !

Alors que le retour à un accès à la culture me semble bien compromis, surtout après les dernières manifestations passablement désordonnées (celle de St-Céré entre autres, avec peu de gestes barrière et des masques sous le nez) et la récente bavure de Mme Bachelot qui fut, avant d’être en charge de la Culture, ministre de la Santé et des Sports entre 2007 et 2010, bévue d’autant plus incompréhensible qu’elle est titulaire d’un diplôme de pharmacien (elle a beaucoup de chance que Michel Sardou le prenne avec philosophie), on me signale un site officiel polonais NINATEKA qui organise cette semaine son deuxième festival du film français avec 9 titres (accès gratuit et films sous-titrés en polonais) mais s’ils ne sont pas visibles en France, on peut toujours y découvrir quelques pépites dans les films d’animation dont la compréhension reste possible si l’on ne parle pas la langue…

Exemple, les 3 aventures du => chaton Philémon, pour les enfants certes, mais pas que, puisque les décors reconstituent fidèlement l’habitat traditionnel pratiquement disparu.

Par contre, ils n’ont pas à leur catalogue le film d’action qui vous permet de visiter, et sans les patins obligatoires, le château à la Dame blanche (qui descend la nuit de son portrait pour hanter la bâtisse) de Kórnik, j’ai nommé „Gdzie jest trzeci król?” (Où est le troisième roi ?) dont j’ai déjà sûrement mis le lien YouTube il y a quelques temps années 😉

Pour qui serait tenté par la visite (j’y suis allée en 2006 -patins obligatoires sur les parquets- et j’avais été fascinée par une Bible retranscrite en 12 langues dont le français sur 2 pages à chaque fois, mais photographie interdite), ne vous en privez surtout pas, l’intrigue est facile à suivre !

Le Syndicat, une bande de criminels internationaux menée par Gruber essaye de voler une toile de valeur (le portrait d’un souverain médiéval) à l’intérieur du mystérieux musée de Bory (château de Kórnik), le commissaire Didot d’Interpol et la milice polonaise les pourchassent. Afin d’éviter le vol, deux agents du siège principal de la police, le capitaine Stefan Berent et le lieutenant Katarzyna Rogalska, sont envoyés au musée incognito, leur tâche est de remplacer l’original par une copie. Mais un échange a été déjà fait et ils se retrouvent face au cadavre du conservateur du musée, Janas, tué par un carreau d’arbalète…

Ont joué dans => le film :

Andrzej Łapicki : Capitaine Stefan Berent, Alicja Wyszyńska : lieutenant Katarzyna Rogalska, Adam Pawlikowski : Commissaire Didot d’Interpol
Tadeusz Kondrat : Władysław Janas, conservateur du musée, Ryszard Pietruski : Karol Wilczkiewicz, adjoint de Janas, Maria Wachowiak : Wanda Szczęśniak, secrétaire de Janas
Wieńczysław Gliński : professeur Gawroński, historien, Franciszek Pieczka : Marczak, conservateur de peintures
Kalina Jędrusik : Małgorzata Sadecka, restauratrice de peintures, Wojciech Pokora : Zientara, restaurateur de peintures, Zbigniew Józefowicz : capitaine Półtorak, associé de Berent, Leon Pietraszkiewicz : Colonel Wala, chef de Berent, Zbigniew Płoszaj : policier

La première mondiale a eu lieu à Kórnik le 19 janvier 1967, soit un jour avant les cinémas de Varsovie suite à une intervention du ministère de la Culture à la demande de la directrice (de l’époque) du cinéma de la ville, Wanda Mikołajczak.

Soyez prudents ! ♥

Galeries virtuelles… souterraines

Pas de panique, ce n’est pas parce que je n’ai rien écrit depuis 10 jours qu’il faut s’inquiéter, je médite sur le Déluge de la Bible et me demande si la pluie avait été continuelle pendant les 40 jours ou s’il y avait eu quelques accalmies ? Il est vrai qu’avec ce qu’il nous est tombé sur la tête on aurait parfois pu croire à un « remake » 😉

Après avoir vu un journal télévisé avec les bateaux libérés par la crue du Lot au port de Douelle qui se sont encastrés à Fumel contre les murs du barrage hydroélectrique, on m’a même téléphoné pour savoir si j’avais les pieds dans l’eau… mais, en son temps, j’avais préféré mon confort personnel un peu en hauteur à la splendide vue des couchers de soleil sur la rivière, car je n’avais pas la canne à pêche pour attraper mon déjeuner par la fenêtre du salon ni de lit équipé de rames pour parer à toute éventualité 😉

Quelques photos prises alors que la décrue était déjà amorcée (j’attendais le colis de mes cartouches d’encre et ne voulais pas rater le transporteur dont la situation sanitaire rend difficile la qualité de vie), mais cela n’a pas dû sécher, parce que depuis, de l’eau nous a encore rincés 😉

Couvre-feu à 18h toujours en vigueur et activités culturelles à l’arrêt, voyages compliqués, je vous propose une évasion vers un site visité en 2006, où nous n’avions certes pas eu les tenues pour ramper, mais où nous pouvions encore faire des photos (sans flash) gratuitement 😉

Plongez donc (pour une visite participative dont j’ignore si elle était proposée en 2006, suivie d’une visite touristique) dans les mines de sel de Wieliczka (Pologne), patrimoine mondial de l’humanité, à une quinzaine de kilomètres de Cracovie…

Prenez soin de vous ! ♥

Changement dans la continuité…

… pour Piotr Banach et Marcin Żabiełowicz qui, plus de 20 ans après leurs débuts avec Hey, jouent encore un titre extrait de leur 1er album Fire, dans leur formation actuelle BAiKA (abréviation de Banach et Kafi) avec une nouvelle Katarzyna (K. Sondej née Figaj, dite Kafi), mais plus jeune…

… dont la voix et la façon de chanter ne sont pas sans rappeler celle de Katarzyna Nosowska, son aînée, avec qui elle faisait ses classes lors de la tournée d’adieu du groupe Hey en 2017 😉

Pour mémoire, le groupe lors de la sortie de leur premier album « Fire » (1993)

Sto lat! ♥