Son chant du monde…

Vous savez tous que j’aime beaucoup Jean Lurçat (Vieux documentaire en anglais sur la tapisserie et Jean Lurcat), mais, le jour où j’ai visité l’ancien hôpital Saint-Jean à Angers, où sont exposées les dix pièces de tapisseries réalisées entre 1957 et 1965 qui forment le Chant du Monde, je n’ai pas fait une seule photo, parce que l’éclairage n’était pas bon (j’étais simplement passée à la boutique pour garder une trace de cette visite) et le flash interdit…

Voici quelques explications (en anglais) sur cette œuvre, toujours d’actualité plus de cinquante ans plus tard…

Le Chant du Monde by Jean Lurcat – The Song of the World – by Jean Lurcat.avi

Composée, en son temps, comme la version modernisée de la Tenture de l’Apocalypse (selon St Jean, dite d’Angers et conservée au château en bordure de la Maine), tissée au XIVe siècle (et dont des fragments ont été retrouvés et inventoriés à Paris, en avril 2020 lors du premier confinement covid-19), je ne peux m’empêcher de penser qu’un lendemain qui ne chante pas vraiment (et que je me promets de ne pas trop commenter) mais est raisonnablement moins pire, peut servir de très bonne occasion pour contempler les avertissements répétés contre les méfaits de notre folie émis par nos prédécesseurs sur cette terre…

Pour qui voudrait feuilleter l’ouvrage imagé de Gérard Denizeau consacré au Chant du Monde, c’est => par ici.

Histoire de la tapisserie de l’Apocalypse

En un mot, si, par le plus grand des hasards, vos pas vous mènent en Anjou, prenez le temps d’y bien vivre, sa capitale mérite certes que l’on s’y arrête, mais vous y trouverez aussi bien d’autres pépites pas très bien cachées ! 😉

Musée Jean-Lurçat à Angers

Bonne semaine à vous, nous restons en Europe, nous pouvons encore continuer à mâcher du chewing-gum et n’avons pas besoin (pour l’instant) d’apprendre le russe ! ♥

Retour de chasse

… ou les chaises musicales, alors que Dom Robert s’est invité pour l’été sur les hauteurs de Saint-Céré, c’est le canevas « Les hommes bleus » dont le thème est le retour de la chasse, brodé par Marthe Hennebert, la première épouse de Jean Lurçat, qui a été prêté par l’atelier-musée des Tours de Saint-Laurent au Centre culturel et artistique Jean Lurçat d’Aubusson dont l’entrée est couplée à celle de la Cité internationale de la tapisserie pour l’exposition inédite Premières de cordée

lurcat

(source de l’image : La Dépêche)

… consacrée aux tapisseries brodées par les femmes du premier cercle (mère, épouse, sœur) d’artistes séduits par l’esthétique de la tapisserie médiévale mais n’ayant pas les moyens de s’offrir les services des lissiers, héritage royal, des manufactures d’État ou des ateliers privés, entre 1880 et 1950, dames intimes qui ont été les petites mains à l’origine du renouveau de la tapisserie de lisse au XXème siècle (souvent haute pour les tapis et basse pour les tapisseries).

L’interview de Bruno Ythier, Conservateur de la Cité de la tapisserie.

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Sachez-le : Vacances dans la Creuse = vacances heureuses ! 😉

Dom Robert chez Jean Lurçat

drobertUne rencontre improbable suivie d’une amitié durable, ces deux grands ont eu en commun l’usage du pinceau, la tapisserie tissée d’après des cartons numérotés, des expositions, un solide enracinement dans leur terroir et sûrement plein d’autres choses encore, qu’au mieux, seuls leurs intimes ont partagé…

En partenariat avec l’Abbaye-école de Sorèze (81), dans le cadre de l’exposition thématique «Plantes et compagnie» initiée par l’écomusée de Cuzals, les herbes folles, oiseaux, papillons et autres animaux du moine bénédictin de l’abbaye d’En Calcat sont exposés à l’Atelier Musée Jean Lurçat, lieu qu’il a fréquenté du vivant du maître des lieux. Pour l’occasion on découvrira aussi le portrait de Suzanne Goubely (de l’atelier de tissage du même nom à Aubusson) peint par Rossane Timotheeff-Lurçat, la deuxième épouse de Jean, décédée en 1954 aux Tours, condamnée à l’oubli par la jalousie de Simone épousée en 1956.

L’hymne à la nature des tapisseries de Dom Robert, vidéo, cliquer sur le lien ou sur l’image ci-dessous :

vidéo

Les sites officiels : Atelier musée Jean Lurçat, Dom Robert, semeur de joies, l’Abbaye-école de Sorèze, bonnes visites !

Le chant du monde

Avant d’être tapissier Jean Lurçat était artiste peintre, un catalogue de ses œuvres existait (L’œuvre peint de Jean Lurçat. Catalogue raisonné 1910-1965 – Simone Lurcat, Gérard Denizeau) mais n’est plus disponible, voici une évocation de cette période de sa vie par Xavier Hermel dans une vidéo à la villa Seurat (Paris XIVe) signée Les Nautes de Paris. 😉

Visite 4, villa Seurat avec Xavier Hermel, un avant-goût de l’exposition « Lurçat intime »

La deuxième partie de la vidéo initialement prévue, mais devenue depuis privée, était une explication de son testament spirituel et textile, le Chant du Monde, un ensemble monumental de 10 tapisseries, réplique contemporaine de la tenture l’Apocalypse d’Angers.

La tenture de l’Apocalypse d’Angers (Moyen)

Un certain talent

… enfin reconnu à sa juste valeur, celle d’un génie.

domrobert… lire la suite dans La Dépêche.

Initié au monde de la la tapisserie après une visite de Jean Lurçat, le moine bénédictin Dom Robert a su créer son propre style fait de plus de douceur et empreint d’amour ainsi que de toute la délicatesse due à l’observation attentive de la nature.

Il est juste que son immense talent soit enfin accessible au plus grand nombre, y compris ceux qui ne fréquentent pas l’abbaye d’En Calcat.

merci

 

 

Qui se souvient…

… encore de Monsieur Jean Mouliérat ?

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Il semblerait bien que ce nom ne dise plus rien à personne, pourtant c’est ce chanteur lyrique à la voix d’or qui a restauré le Château de Castelnau-Bretenoux… et il est pour moi, vraiment dommage qu’il ait perdu sa rue à Saint-Céré au profit de la famille Delbos pour laquelle j’ai pourtant la plus grande estime.

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lire => la suite de l’article.

Cela s’appelle vraiment, que l’on me pardonne le détournement, déshabiller Jean pour habiller Pierre… 😦