Sans les patins, SVP !

Alors que le retour à un accès à la culture me semble bien compromis, surtout après les dernières manifestations passablement désordonnées (celle de St-Céré entre autres, avec peu de gestes barrière et des masques sous le nez) et la récente bavure de Mme Bachelot qui fut, avant d’être en charge de la Culture, ministre de la Santé et des Sports entre 2007 et 2010, bévue d’autant plus incompréhensible qu’elle est titulaire d’un diplôme de pharmacien (elle a beaucoup de chance que Michel Sardou le prenne avec philosophie), on me signale un site officiel polonais NINATEKA qui organise cette semaine son deuxième festival du film français avec 9 titres (accès gratuit et films sous-titrés en polonais) mais s’ils ne sont pas visibles en France, on peut toujours y découvrir quelques pépites dans les films d’animation dont la compréhension reste possible si l’on ne parle pas la langue…

Exemple, les 3 aventures du => chaton Philémon, pour les enfants certes, mais pas que, puisque les décors reconstituent fidèlement l’habitat traditionnel pratiquement disparu.

Par contre, ils n’ont pas à leur catalogue le film d’action qui vous permet de visiter, et sans les patins obligatoires, le château à la Dame blanche (qui descend la nuit de son portrait pour hanter la bâtisse) de Kórnik, j’ai nommé „Gdzie jest trzeci król?” (Où est le troisième roi ?) dont j’ai déjà sûrement mis le lien YouTube il y a quelques temps années 😉

Pour qui serait tenté par la visite (j’y suis allée en 2006 -patins obligatoires sur les parquets- et j’avais été fascinée par une Bible retranscrite en 12 langues dont le français sur 2 pages à chaque fois, mais photographie interdite), ne vous en privez surtout pas, l’intrigue est facile à suivre !

Le Syndicat, une bande de criminels internationaux menée par Gruber essaye de voler une toile de valeur (le portrait d’un souverain médiéval) à l’intérieur du mystérieux musée de Bory (château de Kórnik), le commissaire Didot d’Interpol et la milice polonaise les pourchassent. Afin d’éviter le vol, deux agents du siège principal de la police, le capitaine Stefan Berent et le lieutenant Katarzyna Rogalska, sont envoyés au musée incognito, leur tâche est de remplacer l’original par une copie. Mais un échange a été déjà fait et ils se retrouvent face au cadavre du conservateur du musée, Janas, tué par un carreau d’arbalète…

Ont joué dans => le film :

Andrzej Łapicki : Capitaine Stefan Berent, Alicja Wyszyńska : lieutenant Katarzyna Rogalska, Adam Pawlikowski : Commissaire Didot d’Interpol
Tadeusz Kondrat : Władysław Janas, conservateur du musée, Ryszard Pietruski : Karol Wilczkiewicz, adjoint de Janas, Maria Wachowiak : Wanda Szczęśniak, secrétaire de Janas
Wieńczysław Gliński : professeur Gawroński, historien, Franciszek Pieczka : Marczak, conservateur de peintures
Kalina Jędrusik : Małgorzata Sadecka, restauratrice de peintures, Wojciech Pokora : Zientara, restaurateur de peintures, Zbigniew Józefowicz : capitaine Półtorak, associé de Berent, Leon Pietraszkiewicz : Colonel Wala, chef de Berent, Zbigniew Płoszaj : policier

La première mondiale a eu lieu à Kórnik le 19 janvier 1967, soit un jour avant les cinémas de Varsovie suite à une intervention du ministère de la Culture à la demande de la directrice (de l’époque) du cinéma de la ville, Wanda Mikołajczak.

Soyez prudents ! ♥

Jour de silence

Si hier, pendant notre confinement, je me suis longuement évadée au Liban en écoutant les chants traditionnels maronites du Vendredi Saint par Fairuz, puis à Cracovie-Łagiewniki, en Pologne pour le chemin de Croix en ligne chez les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde… soit une promenade de passablement plus d’une heure et… sans autorisation signée cela va de soi !

Aujourd’hui, nos jolies têtes blondes ont du coloriage à faire après avoir téléchargé les images, et en silence SVP !

Il faut bien vivre dangereusement, je m’interrogeais alors sur une célébration de la veillée pascale, avec feu, bougie et tout ce qu’il faut… mais pour les solitaires, on recommande la télévision ! Frustrant, non ?

Prenez soin de vous et restez couverts !

pâques2020

Nous l’avons fait !

Et quoi donc ? me direz-vous.

Et bien… zappé la St Patrick, cette soirée très conviviale que les citadins qui passent d’un pub à l’autre, ivres de musique celtique et de bière bien brune, pratiquent assidûment tous les 17 mars, à la campagne c’est plus discret.

Pardon à nos amis irlandais, pour qui ce jour est aussi la fête nationale, je n’avais même pas une tisane de houblon dans mon réfrigérateur et j’ai passé ma soirée à bavasser au téléphone.

Si vous cherchez dans mon historique, vous trouverez peut-être quelque part Dirty Old Town des Pogues, mais cette année ce sera Drunken Lullabies des Flogging Molly

Portez-vous bien !

Paradoxe

L’Arkan était la danse d’initiation pour les jeunes hommes de la minorité ruthène houtsoule de l’ancienne Galicie, le rite de passage des garçons de douze ans qui entraient alors dans le monde masculin des guerriers et recevaient, après son exécution, le droit d’arborer la large ceinture traditionnelle et d’y glisser le bartka, la petite hache à long manche typique des montagnards.

Mais… plus je regarde cette danse (d’autres versions –celle de Halychyna– intègrent du chant masculin), interprétée en 1998 par l’ensemble de danse ukrainien Syzokryli, plus je lui trouve un air gracieux, presque féminin, puisque les pas sont généralement, pour la plupart d’entre eux, repris face au public et avec un tantinet plus de grâce, par les danseuses des ensembles folkloriques alors que les danseurs y sont plus dans la démonstration bondissante et virile… curieux n’est-il pas ?

 

Une reconnaissance

Depuis près de quarante ans, je suis littéralement fascinée par l’ingéniosité, la patience et la persévérance des créateurs des crèches cracoviennes (tout un symbole et une certaine forme de résistance), qui tous les ans, en décembre, exposent leurs œuvres autour des marches du Monument Adam Mickiewicz, sur le Rynek. Elles viennent d’être inscrites, ce 29 novembre 2018, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

crechepolL’information dans Magiczny Kraków.

L’art de la szopka, extrêmement codifié, remonte au milieu du  XIXème siècle (du moins pour la crèche la plus ancienne de Michał Ezenekier qui nous soit parvenue, exposée au musée ethnographique de Cracovie), ainsi, la représentation doit absolument comporter, entre autres, des éléments du patrimoine architectural local.

Le concours, lancé en 1937 par le Dr Jerzy Dobrzycki, a lieu le premier jeudi de décembre, soit le 6 décembre cette année, après le traditionnel Hejnał Mariacki 12:00, une autre institution typiquement cracovienne à ne pas rater.

La proclamation des résultats pour la catégorie « Adultes » se fera le dimanche suivant, 9 décembre, à 14h00, à l’auditorium Kupferhaus du palais Krzysztofory (Musée Historique de Cracovie, Rynek Główny 35). L’exposition post-compétition se poursuivra à Celestat (16, rue Lubicz) jusqu’au 24 février 2019.

Bonnes visites si vous y passez, sinon, il vous restera toujours la webcam avec la vue sur Wawel et la Vistule 😉

 

Automne et vendanges

La Confrérie du vin de Cahors tenait cette année son ban des vendanges le samedi 15 septembre à Labastide-Marnhac comme en témoignent les vendangeuses que j’entends tourner à plein régime et l’article de La Dépêche du mardi 18 (il leur a fallu un certain temps de récupération), ne me cherchez pas sur la photo, je ne fais pas partie des nouveaux chevaliers, pas plus que des anciens, chose qui n’arrivera pas parce que je n’approuve ouvertement pas l’exploitation détournée de l’esprit vendanges par l’opération touriste = gogo baptisée Opération Vendangeur d’un jour  😉

gogo

Bien qu’infidèle par nature, l’inventaire récent consécutif au rangement de ma cave personnelle a tout de même révélé que les bouteilles qui la composent restaient strictement régionales (pas même un Bordeaux) que seules quatre d’entre elles n’avaient pas été achetées directement au producteur, qu’il me reste trois bouteilles d’appellation Cahors provenant d’un viticulteur vivant, les autres étant issues d’une vigne de ma commune (au cœur du vignoble de Cahors) arrachée juste avant le décès de son propriétaire et, que pour ne vexer aucun d’entre eux, de plus en plus le goût de mes convives et ma consommation s’orientaient vers un petit vignoble (vidéo) presque confidentiel (que je traversais quotidiennement pour aller au collège) dont j’aime le discours fédérateur des membres producteurs de l’IGP qui ont bien amélioré le contenu des bouteilles par rapport à la réputation de l’époque.

Publicité gratuite et bien sûr, à consommer avec modération autour d’une bonne table dont les enfants seront exclus si leurs parents sont responsables.

Les cornets de Murat

Chaque troisième dimanche de septembre se tient la traditionnelle Fête du Cornet, à Murat, dans le Cantal.

Tradition gourmande ménagère, ce fleuron du patrimoine local repris par les boulangers et pâtissiers a été mis à l’honneur par la municipalité en 2004 avant de devenir un rendez-vous recherché.

Les garnitures sont étudiées et restent secrètes jusqu’au dimanche fatidique, sucrés au départ, des petits malins ont réussi à concocter la version salée du cornet.

Omelette sur l’herbe ?

Pas sûr dans ma campagne, si hier on a eu un bel après-midi, ce matin de bonne heure le ciel était déjà couvert, et maintenant il est bien couvert, avec un petit vent aigrelet, alors l’omelette du lundi de Pâques sera en intérieur et non sur de l’herbe mouillée 😉

Le beurre sera salé, comme je n’ai ni cerfeuil, ni estragon au jardin, un peu de marjolaine et quelques brins de ciboulette feront l’affaire, et, pour remplacer le persil déjà tondu hier peut-être quelques feuilles de succulentes, mais, avant de jeter les œufs battus dans la poêle, j’aurai mis à chauffer quelques fleurs de brocoli déjà cuites, et si je rajoute un reste de riz avec un soupçon de fromage râpé je devrais avoir un plat complet non ?