Fiction

Dotée d’une imagination fertile, je n’ai pu la faire fructifier à ma guise, un violent et précoce recadrage par la professeur principale en début d’année lors de ma sixième (après le traumatisme que fut ma dernière année de primaire) m’ayant fait durablement redescendre sur le dur plancher des vaches au quotidien !

J’avais compensé l’obligation de m’en tenir à la médiocrité que l’on attendait d’une élève au nom imprononçable et à l’origine vraisemblablement douteuse (ma vengeance secrète était de la voir, ainsi que ses collègues, hésiter avant de m’envoyer au tableau ou de m’interroger, pendant que j’en rigolais intérieurement), en taquinant secrètement la muse. L’inspiration pouvant survenir n’importe où, j’avais un cahier de brouillon, détourné pour cet usage, qui me suivait fidèlement partout…

Mais hélas, trois ans plus tard, des responsabilités nouvelles ont incombé à l’aînée de la fratrie. Elles ont changé la donne à tout jamais et limité drastiquement son temps passé à rêvasser, couchée dans l’herbe et la tête dans les étoiles. Le-dit cahier a donc péri, de sa propre main, jeté un soir, dans le foyer de la cuisinière à bois et charbon familiale, en disant : la poésie, plus jamais !

Je n’ai recroisé des rimes (mais pas les miennes, j’avais juré) que bien plus tard, quand on m’a demandé d’assurer une émission de poésie sur une radio locale dite libre (ces radios ne le sont pas restées très longtemps), une expérience de près de trois ans, très enrichissante puisque je choisissais mes textes, les musiques qui allaient avec et que j’assurais aussi la technique pour ne pas devoir lever la main chaque fois que je voulais ouvrir la bouche.

Le vent de la vie m’ayant poussée sous d’autres cieux, j’ai vécu bien d’autres aventures sans grand intérêt pour ce billet, même si elles participent aussi activement à la construction de la personne que je suis devenue, et, dans mes moments de solitude, en rentrant après une journée de labeur, je me suis surprise à ébaucher les grandes lignes d’histoires loufoques que les faits divers de l’actualité auraient pu inspirer à un écrivain de polars à la recherche de son prochain sujet.

Même devenue blogueuse, je n’ai jamais concrétisé ces idées fulgurantes dans un fichier secret de l’ordinateur, où je n’avais noté que quelques anecdotes professionnelles, prescrites depuis que j’ai quitté le service, mais qu’il faut que je retrouve dans les entrailles de la machine pour les détruire définitivement, elles n’ont plus lieu d’être. L’idée du jour dont voici la trame, par contre, bien développée, par une plume aguerrie, m’amuserait follement, alors profitez-en si cela vous chante, c’est cadeau !

(Chat furtif)

Imaginez deux frères, vedettes plus ou moins controversées du PAF (paysage audiovisuel français) qui cultivent le mystère, avant de prendre la tangente, séparément et sans préavis, en pleine force de l’âge, et ce alors qu’une cour de justice les avaient invités à la rejoindre dans quelques semaines, avec un troisième larron disparu depuis longtemps des radars (parce que muni de son passeport diplomatique), à une petite sauterie durant laquelle ils auraient dû répondre à quelques questions concernant une nébuleuse entourloupe financière sans plaignant (celui-ci ayant malencontreusement chuté d’une falaise, ne sachant visiblement pas que le maraboutage d’un européen ne fonctionne jamais, mais que pour sa sécurité il ne fallait pas s’approcher trop près du bord).

La famille en deuil choisira-t-elle l’incinération ou pas, et le pauvre juge en son palais sera-t-il contraint de taper le carton avec les avocats ? Mystère ! Le scénario n’est pas encore bien ficelé, mais pour avoir vu dans une série, une exhumation où, en lieu et place d’un cadavre dans le cercueil, ce sont des sacs de sable qui avaient été enterrés alors que le cher disparu vivait sous une fausse identité à deux pas de sa hautaine famille de notables, au nez et à la barbe de la maréchaussée qui le recherchait, je peux très bien concevoir un retour au bercail dans une quarantaine d’années (alors que je ne serai plus là pour le voir) de deux patriarches mutants ayant parachevé leur transformation en entités supérieures, entourés d’une ribambelle de petits extra-terrestres, pour nous apporter les réponses aux questions qu’ils avaient toujours éludé avec une de leurs pirouettes coutumières.

Il va sans dire, que les personnages et les situations de ce récit expérimental étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels ayant existé ne saurait être que fortuite ! 😉

Autre chose, la seule et unique bonne résolution de cette perturbante année 2022, qui a commencé un samedi, ce qui fait que j’ai déjà raté la couronne des rois et la fève, parce que l’Épiphanie (normalement fêtée le 6 janvier) a été déplacée au dimanche 2 et que je ne m’en suis aperçue que le lundi 3, sera de retrouver les liasses de papier pelure bleu-ciel qui m’ont servi de journal intime durant mes premières années parisiennes, et de les passer, elles aussi, à l’épreuve du feu, dans le poêle à bois, avant le prochain printemps ! 😉

Livraison

Cela devait fatalement arriver, depuis mon auto-exclusion volontaire de la bibliothèque municipale, les grilles de mots croisés, fléchés, sudoku, dans mon lit avant de m’endormir ne fonctionnent pas aussi bien qu’un livre… et oui, j’ai craqué, et me suis offert, lors de mes dernières courses au pas supermarket local, un polar de trois ans, dont le sujet lui, ne date pas encore, si tant est qu’il le fasse un jour…

(Source de la copie d’écran : Babelio, Olivier Norek)

… et donc, avant de sombrer dans les bras de Morphée, sous mes plumes et le toit qui nous protège, je fais un détour par la grisaille de jungle de Calais, certes démantelée en 2016, mais, pour les sans-droits qui la peuplaient et les nouveaux qui y sont arrivés depuis, je doute fort qu’une solution convenable ait, un jour, été trouvée.

Cette vidéo du sketch, au final, assez bien ficelé, de Francois Pirette (humouriste belge) trouvée par hasard, ce jour, illustre parfaitement le sujet de ce livre (bon, il est vrai, Adam Sarkis, n’a qu’un enfant et n’était pas, dans son pays, professeur de français mais officier de police), et ce, même si, devant le tragique de leur situation, je ne suis plus, actuellement, très sûre que nous puissions, en toutes circonstances, toujours rire de tout !

Tombé de camion…

Vous l’avez certainement oublié, mais je suis fan, depuis très longtemps, et pour diverses plus ou moins obscures raisons, du groupe Magma (Theusz Hamtaahk) et de ses satellites en orbite perpétuelle autour de son fondateur Christian Vander, attention, chez moi, cela veut juste dire inconditionnelle… mais chacun dans son pré, la guêpe n’est pas monomaniaque et protège son carré d’herbe folle ! 😉

Or, s’il y a un domaine où je n’attendais pas cet extra-terrestre aussi sympathique que génial, c’est bien en maître queux, derrière un fourneau de cuisine, à manier la spatule au lieu de ses baguettes, mille mercis à Juliette qui a fait remonter quelques souvenirs anciens avec son billet sur l’excellent groupe Martin Circus ! La chose (Vander en cuisine) est aussi extrêmement rare (bien qu’elle figure déjà dans les commentaires => ici), et mérite urgemment d’être soulignée, même si un commentaire sur le blog KoSmïk muZïk, laisserait à penser qu’il existe, quelque part, dans une lointaine galaxie, une recette inédite d’une purée de pommes de terre venue du monde parallèle où se situe Kobaïa dans la Zeuhl hexagonale ! D’ailleurs, est-ce la raison pour laquelle, alors que j’ai lu beaucoup de science-fiction, je n’aurais pas adhéré à Tolkien et à ses Hobbits, je n’avais pas assez de place pour ces deux univers ?

Longue pause musicale avant la chute de l’histoire du jour…

Bien évidemment, j’ai presque tous ces ingrédients (sauf la levure en paillettes) pour un délicieux VanderTop (Christian & Jannick) de folie dans ma cuisine, et comme je ne vis pas dans un camion, les soirs de grosse flemme, le riz et les oignons sont dans le cuiseur de riz, le Comté et l’ail lactofermenté (c’est ma touche personnelle) directement dans l’assiette, par contre mon bocal de gomasio lui, est présentement vide (le mien est plus élaboré puisqu’en plus du sésame, il comporte aussi le sel, d’autres bonnes graines et des algues !), il faut d’ailleurs que j’en refasse sous peu !

Bonne semaine à vous (rappelez-vous, chacun des mots en rouge sur ce blog peut vous amener à une expérience parfois décoiffante si vous êtes un peu curieux), et une pensée, en lui souhaitant un bon anniversaire, à l’un de mes frères qui s’était endormi au seul concert de Magma auquel j’ai assisté et où je l’avais entraîné ! ♥

Réflexion sur notre quotidien

Cela fait quelques temps (10 jours ?) que je n’ai pas râlé, mais rassurez-vous, cela ne veut pas du tout dire que je suis guérie, alors j’ai trouvé, pour changer un peu, quelqu’un qui le fera très bien pour moi, elle est infirmière, suspendue pour défaut de Pass sanitaire, alors que l’on manque cruellement de personnel hospitalier et que certains de ses collègues officient avec un faux permis de travailler !

Elle est peut-être un peu extrémiste et beaucoup plus virulente que moi (jeunesse oblige)… mais je partage son opinion au sujet de la fracture sociétale entre les « pour » et les « contre », tout simplement parce que, comme elle, je n’ai pas du tout envie de servir de cobaye non rémunéré (ceux qui choisissent d’expérimenter des molécules pour un laboratoire, signent un contrat et le sont), et que je n’ai jamais été très obéissante !

C’est aussi un peu long, surtout quand on apprend entre temps que l’émergence du Covid serait le résultat d’une expérience américaine en Chine qui auraient mal tourné… Je ne sais pas pourquoi, mais si cette hypothèse était bien la réalité cela ne me surprendrait qu’à moitié… et le cynisme des fabricants de faux vaccins (qui ne sont que des sérums OGM dont l‘efficacité est de plus en plus sujette à caution) expérimentés sur des cobayes humains à l’échelle de la planète entière ne m’étonnerait guère plus. A côté de cette révélation, les expérimentations des médecins nazis sur les prisonniers de leurs camps de concentration (lisez le roman Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux de Martha Hall Kelly, ou l’histoire des « Lapins » de Ravensbrück) ne seraient plus que de la roupie de sansonnet, surtout sachant que les sauveurs de la vieille Europe de l’époque se sont empressés de faire sortir de prison lesdits médecins après leur procès et de leur fournir une nouvelle identité et un travail… au motif que l’on ne pouvait pas laisser se perdre de tels génies scientifiques !

Je sais, je ne vais pas me faire que des amis, mais je vous offre quand même une jolie photo d’hier soir ! ♥

Tout est bien qui finit bien

Tout avait, bien sûr, commencé un soir de pleine lune, lors d’une promenade nocturne, par une brève rencontre au détour d’une rue du village…

Bien qu’il était évident que l’animal cherchait le contact, l’échange fut bref, ne voulant pas de scène de ménage à mon retour de la part de mon propre félin domestique, lui-même issu de la rue, qui sonna à ma porte, d’un miaou discret, un soir d’octobre 2015, alors que je fermais mes volets sur rue. J’avais rapidement pesé le pour et le contre en descendant l’escalier pour lui ouvrir, et savais pertinemment que j’en prenais pour 15 à 20 ans de contraintes en échange d’une présence exclusive et ronronnante et de quelques chasses à la mouche (et oui, on ne fait pas que pêcher à la mouche !) ou au papillon (voir l’histoire => ici).

J’avais ensuite retrouvé cet angora, 15 jours plus tard, dans un jardin ami en allant y relever le courrier (et trier ce qui nécessitait une réexpédition des publicités qui pouvaient attendre le retour de leur destinataire) et la maigreur (une peau trop grande sur des os) de l’animal, en comparaison avec mon castré-coin du feu et bien nourri, m’a incitée à lui porter presque quotidiennement un peu de nourriture pour échapper à l’éventualité de le retrouver les pattes raides et de devoir lui creuser une tombe.

A son retour la propriétaire du jardin m’a expliqué que cette présence pleine d’espoir (que la porte de la maison s’ouvre pour elle) lui rappelait de trop mauvais souvenirs des chats errants du village ayant colonisé les lieux du temps des anciens propriétaires, nourris de têtes de poissons généreusement jetées par-dessus le portail par la population locale… et qu’il fallait lui trouver une solution durable.

Nous avons un refuge dans les environs, la responsable, contactée par mes soins devait alerter sa bénévole sur le village, et comme pendant 2 jours celle-ci ne semblait pas joignable, nous avons opté pour la possibilité de capturer l’animal nous-mêmes et de l’amener chez le vétérinaire du bourg voisin où il serait ensuite récupéré pour rejoindre la ferme des rescapés. Dont acte, je suis montée nourrir une dernière fois la minette (c’est une fille), munie de la caisse de transport de mon chat, et comme elle avait confiance en moi, je n’ai eu aucun mal à la mettre en cage, puis dans le coffre qu’elle n’a pas aimé, ayant très bien compris que la propriétaire des lieux ne voulait pas d’elle. Une fois arrivée chez l’homme de l’art la bête n’a plus pipé mot miaulement, comme si elle savait que sa situation allait enfin être sérieusement prise en compte et traitée. Après examen, l’animal, bien convoyé au refuge, est relativement en forme, parfaitement sociable, ni tatoué, ni pucé, on ne pourra donc jamais savoir quel accident dans sa vie lui a fait connaître l’épisode SDF qui s’est bien terminé !

Fort heureusement, je n’ai jamais tenté un rapprochement avec mon animal de compagnie, son poil hérissé quand il a inspecté sa caisse à mon retour m’a confirmé ce que je savais déjà, à savoir qu’il n’est pas du tout disposé à partager sa 2 pattes domestique pas plus que son espace vital ! 😉

Au coin du feu

Qui n’a, à ce jour, et à moins d’être sourd, encore jamais entendu parler du réchauffement de la planète ?

Curieusement l’été qui s’achève aura été plus froid que ce à quoi on se serait attendu, et… il va bientôt falloir penser à chauffer nos habitations, d’ailleurs, et c’est un signe, le chat commence à regarder en direction du poêle devant lequel il adore s’étaler l’hiver pour se toiletter après son repas. 😉

Partie regarder l’Agora Garden hélicoïdal de Taipei (Taïwan) conçu par le très inspiré architecte Vincent Callebaut, j’ai profité de mon passage sur Build Green pour rêver un peu et visiter une maison dans les bois, habitat autonome de type Earthship au Québec (le premier du style) puis terminer ma promenade chez Peter (il me rappelle un certain plombier et ses bras me rendraient parfois service), qui nous montre comment se chauffer au bois, la publicité, totalement involontaire, est gratuite ! 😉

Bel automne à vous toutes et tous ! 😉

(Arge pagana, stade fausse « chenille » de la « mouche » à scie du rosier ou tenthrède)

Du jour…

C’est la radio nationale qui l’a dit ce matin à 10h… ce 20 décembre est la journée mondiale du pull moche, dit pull de Noël, et ce ne serait pas une blague car j’ai trouvé un de mes visiteurs étrangers occasionnels qui affiche aussi quelques modèles.

J’ai virtuellement choisi celui-ci, pour 3,98€, chez Bukinie qui tient boutique sur Amazone, qu’ils me pardonnent l’emprunt de la photo du dos d’un gilet…

pullmoche

J’avais déjà lu, par le passé, qu’il existait un championnat du monde à… Albi (chef-lieu du département du Tarn, 81, France), sa troisième édition date du 30 novembre dernier, et… c’est le pull Dumbo qui a gagné en catégorie Solo.

La Dépêche avait aussi donné, le 1er décembre, quelques pistes pour ceux qui n’avaient pas pris le temps de tricoter le leur…

Si chez nous c’est une activité insolite passablement loufoque (à classer avec les compétitions de lancer d’espadrille) ailleurs, et dans les années 80, il s’agirait plutôt d’une démonstration de knitability, respect aux tricoteuses et tricoteurs, chez qui se cachent de véritables artistes (voir les pulls camouflage) 😉

Portez-vous bien !

avent3

 

 

Une poule sur un…

… non, pas sur un mur, 😉 mais sur un bateau, vous y croyez ?

On pourrait douter de la folie de ce projet, mais Monique, la poule, est une aventurière hors pair. Ses pérégrinations et celles de Guirec sont => par ici. 😆

Un défi comme je les aime, bravo à tous les deux et merci de nous faire penser à autre chose qu’à l’actualité morose de notre quotidien de nantis égoïstes.

Ah, si j’étais riche…

… j’aurais un Aga dans ma cuisine 😆

Le look de l’ancienne cuisinière à bois ou à charbon et la fée électricité ou le gaz (de ville plutôt que bouteille) pour faire fonctionner cette merveille de technologie. Désolée, mais mon pragmatisme va casser un peu le rêve. Qui a vu dans une cuisine ce genre d’outil qui fait aussi l’eau chaude de la maison et fonctionne au bois sait la contrainte d’avoir toujours à portée de mains les bûchettes à la bonne dimension pour alimenter régulièrement le foyer et ce même en été… et si vous n’avez pas opté pour un modèle mixte, vous devrez aller au restaurant le jour de panne de la source d’énergie choisie 😆

Mais quel plaisir de rentrer chez soi en hiver et de pouvoir déguster les endives braisées glissées au four avant votre départ !