50 ans après…

(Source de l’image : La Dépêche du Midi)

Ne m’y cherchez pas, je n’y étais pas, ma virée dans le nord du département s’est faite, indépendamment de ma volonté, 15 jours plus tard, et, si j’avais bien pensé, le samedi en question, à cette réunion des anciens de la promotion, j’ai quand même totalement zappé l’article du journal lors de mon survol quotidien des titres de l’actualité lotoise. 😉

Il est vrai aussi, que mes pèlerinages sur les lieux du passé se font, chez moi, en comité restreint et, que si les contacts avec mes ex-camarades de classe avaient cessé dès ma deuxième année en enseignement supérieur (nous n’étions que 2 de la même Terminale à Toulouse, pas dans la même faculté, ni la même cité universitaire), je reste étonnamment fidèle aux endroits où j’ai vécu, que j’aie aimé, ou pas, le séjour, alors que la mémoire des noms et visages me fait entièrement défaut dès que la page est tournée.

Pour ma défense, lorsque, enfant d’à peine 10 ans, j’étais arrivée dans le Lot, pour ma dernière année de primaire, je savais déjà, par expérience, que nous en repartirions quelques années plus tard (je n’avais pas prévu un accident de la vie qui nous a fait y émettre quelques maigres racines), en laissant les amis derrière nous, et que les départs étaient des déchirements. Je m’étais donc préventivement auto-conditionnée pour ne plus m’attacher aux personnes que j’allais côtoyer, précaution (handicapante certes, mais au final salutaire) qui m’a été utile tout au long de mon existence faite de cartons et de multiples déménagements, et oui, la bougeotte en mode de vie dès le berceau, cela ne vous quitte jamais vraiment ! 🙂

Aux dernières nouvelles, ils voudraient reconduire cette journée festive au printemps prochain, si Dieu nous prête vie ! 😉

Fenêtres

Qu’elles soient ouvertes ou fermées, elles ont attiré mon regard lors de ma virée annuelle dans le nord du département 😉

Elles semblent avoir chacune leur histoire particulière, que ce soit celle d’aspect carcéral de l’hôtel particulier d’un général (Jean-Jacques, 1765-1851) et de son fils (Joaquim, 1804-1890), général lui aussi avant de devenir baron et écrivain, ou celle qui ne permet pas de s’accouder confortablement pour regarder passer le chaland dans la rue… quant à celle à l’avertissement, sise sur une place moyenâgeuse, si les chutes de bières ne semblent momentanément plus à redouter, par contre, attention à vous le jour où quelqu’un essaiera d’en ouvrir les volets, ils ont vécu !

La plante mystère

Cela fait quelques jours qu’elle m’intrigue à chaque fois que je passe par là, elle est située au milieu d’un massif, ressemblerait à une espèce spontanée exotique, car je n’ai jamais vu ces gros boutons (floraux ?) alors j’attends la suite des événements ! 😉

Pour moi, une chose est sûre ce n’est pas un robinier faux acacia ordinaire, même si, au départ, le feuillage l’aurait laissé penser !

Après ce énième cliché de l’intrigante, mes pas m’ont amenée vers des escaliers que je ne vous ai pas encore fait grimper…

Bon week-end à vous ! ♥

Ruelles moyenâgeuses

Les emprunter peut, parfois, se révéler être, pour les uns, une mise en péril de la vie d’autrui, et pour d’autres de réelles tendances suicidaires, volontaires ou pas… j’y passais régulièrement, et toujours dans le même sens, sans conscience du danger jusqu’au jour où, je ne sais plus pour quelle raison, je me suis retournée…

C’était le 14 octobre 2018, mais curieusement, pour Halloween de la même année, c’est le toit de la tour dont on entrevoit la porte sur la gauche qui s’est écroulé alors que des enfants jouaient à se faire peur dans la ruelle lors de leur collecte de sucreries (on a eu beaucoup de chance, personne n’a été blessé).

La ruelle fut fermée aux promeneurs et riverains, le toit de la tour a été refait très rapidement (je suppose que la municipalité a mis la pression au propriétaire), par contre, il a fallu attendre novembre 2019 pour que les travaux de sécurisation sur la ruine de l’espace public soient réalisés…

L’éternel deux poids et deux mesures… la friche elle, est toujours en place, colonisée depuis par le raisin d’Amérique (phytolacca americana).

Optimisme naturel

L’amitié singulière que se vouent un laurier noble à double tronc semé par les oiseaux et un fuchsia de Magellan, planté par mes soins, qui, plutôt que de vivre sa vie, a choisi de se servir des troncs du premier pour prendre de la hauteur, m’émerveille toujours, par contre il est difficile d’en faire une belle image ! 😉

Les belles journées de ce mois d’octobre semblent illusionner aussi dame Nature, car quelques plantes du genre frileux ont encore des velléités de fructification malgré la fraîcheur nocturne d’un ciel presque dégagé, la vie est plus dure pour cet oiseau sédentaire pour lequel je me sens démunie…

Vendanges mécaniques

Il y a bien eu autrefois, en 1971, Orange mécanique, un film d’anticipation britannico-américain écrit et réalisé par Stanley Kubrick, désormais ce sont les vendanges nocturnes qui sont mécaniques, et…

… comme je viens de vérifier si le ronronnement que j’entends le soir quand je tourne les pages de mon livre de chevet était bien le même que celui de cette machine, j’en ai aussi profité pour aller lire le cahier des charges de notre vignoble AOC : pour le Cahors, contrairement à l’Alsace, il n’y a pas de dispositions particulières pour la récolte qui peut donc être manuelle ou mécanique, que le raisin soit destiné à élaborer un vin pétillant (il est à la mode !) ou pas.

C’est l’histoire de quelques jours, mais je suis rassurée, mes oreilles ne se mettent pas à bourdonner dès que je m’allonge et je ne suis pas hypertendue non plus ! 😉

Ensuite nous retrouverons la bonne odeur soufrée qui s’échappera des cuves, puis la vie des humains au cœur du vignoble retrouvera sa douce quiétude (mais pas celle des amphibiens, pour eux cela restera toujours plus compliqué), à moins que l’on ne nous propose un remake de l’épisode Chaos dans le vin noir, de la série télévisée franco-belge Le Sang de la vigne !

Shocking!

Oui, je sais… vous allez d’abord vous demander si vous êtes bien chez moi, et ensuite quelle mouche m’a piquée ?

La réponse à la première question est bien oui ! Pour la seconde c’est obsolescence programmée dans la blogosphère ! 😉

Et sachez que j’ai, moi-même, du mal à m’y retrouver, mais… le thème Misty-look que j’utilisais depuis toujours, en changeant parfois l’image d’arrière-plan était par trop obsolète pour les incessantes modifications orchestrées par WP destinées à rentabiliser la plateforme. La dernière en date, début septembre, a été fatale à ma colonne de droite (les widgets) suite à mon soudain besoin de dépoussiérer mes liens préférés. Elle n’est pas encore totalement rétablie, le bloc Meta bugue toujours (j’ai lancé un SOS que je vais sûrement devoir poster aussi dans le forum anglophone) et ne peut pas être installé, mais j’ai encore bon espoir d’arriver à trouver une solution. Championne du provisoire qui dure, la solution d’un thème plus récent encore soutenu par la plateforme s’est imposée pour pouvoir reconstruire une page qui se tienne à défaut d’être celle qui était ma deuxième maison !

Blogueuse du dimanche, sans aucune envie de dérives commerciales, j’ai, bien sûr, opté pour un nouveau thème hors de ceux recommandés, car j’aimais bien (Howard Phillips) Lovecraft en son temps, et parce que les solutions payantes pour avoir du sur-mesure ne sont pas ma tasse de thé. Alors, ces si jolies marguerites (à moins que ce ne soit de la camomille) en remplacement de ma vue sur la vallée du Lot, sont définitivement ce que j’ai trouvé de moins pire dans les propositions d’arrière-plan (trop sombres pour mes yeux) pour échapper au tout blanc, il ne me reste plus qu’à retrouver la photographie originale de l’en-tête pour améliorer (un peu ?) la résolution de l’image ! Le blog Meta y bugue aussi (je l’ai signalé mais rien, sûrement, ne sera fait pour y remédier), mais j’ai trouvé un bloc « Connexion/déconnexion » qui fonctionne et j’ai pu installer les widgets que j’aimais bien, alors c’est Byzance dans ce nouveau look ! 😉

N’hésitez pas à critiquer si cela doit vous soulager ! ♥ 😉

L’effet papillon…

C’était en 2012, j’avais eu l’idée saugrenue de vouloir cultiver du chou-brocoli dans mon micro-jardin en me disant que pendant que j’allais travailler, les piérides de passage ignoreraient mes plantations : après tout, les surfaces cultivées dans le village sont rares alors à quoi bon y voleter quand on a tout ce qui convient dans la plaine ?

Que nenni, la preuve par l’image d’une ponte !

J’étais bien présente à cet instant, mais je n’ai pas vu toutes les dames-papillon du coin (et des environs) à l’œuvre, puis ce fut l’invasion de chenilles, plutôt dévastatrice, dont certaines furent parasitées (ce n’était pas beau à voir) tandis que d’autres ont réussi à perpétuer l’espèce (qui n’est, à moins d’une catastrophe naturelle, absolument pas en danger immédiat d’extinction), je n’ai pas mangé un seul brocoli du jardin en entier et n’ai plus jamais planté un chou depuis (sauf une bouture de chou kale l’an dernier, qui a vécu sans avoir été repéré), l’expérience m’ayant servi de leçon…

J’ai cessé de surveiller les piérides de passage, me croyant naïvement à l’abri, mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir hier matin cet adorable spectacle qui conforte le dicton : « faute de grives, on mange des merles », ce qui se traduit en langage-papillon : « à défaut de chou, de la capucine ce n’est pas trop mal non plus » !

Velues et tachetées, ce sont des chenilles de piéride du chou et de la capucine (papillon diurne), la chenille verte sans poils, une arpenteuse et futur papillon nocturne, a dû se sentir en minorité. Quand le soleil a pointé entre les nuages et après dissipation des brumes matinales de la vallée, tout ce beau monde a disparu sous les feuilles !

Pour l’an prochain, mes jolies capucines (bien vigoureuses grâce à un été passablement arrosé) n’ayant jamais attiré aucun des pucerons du jardin… qui, eux, préfèrent mes haricots, seront certainement limitées à un unique pied, juste pour mes besoins culinaires en fleurs et feuilles 😉