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D’Andrea Camilleri (1925-2019), je n’avais, à ces jours derniers, encore jamais rien lu, pourtant ce n’est pas faute de ne pas en avoir entendu parler, il y a plus de trente ans, par la nièce de mon employeur (de l’époque) venue nous donner un coup de main, histoire de se faire un peu d’argent de poche supplémentaire pour son prochain voyage aux States… elle avait déclaré s’être fâchée avec lui, mais ne s’était pas étendue sur le sujet et je n’avais pas posé de question…

… l’erreur est réparée, puisque lors de ma dernière visite à la boîte à livres locale, j’ai trouvé ce titre me permettant de faire connaissance avec le truculent commissaire Montalbano, de la bourgade fictive de Vigàta (en Sicile), et de comprendre pourquoi les chemins de Ginette et d’Andrea s’étaient séparés, a priori sur un profond malentendu, au sujet de ce que l’auteur attendait de ses traducteurs !

Félicitations à Serge Quadruppani qui a su rendre en français modifié (ne surtout pas sauter ses quatre pages d’avertissement au début du roman policier), les subtilités de la langue italienne et celles du dialecte sicilien employé, sans parcimonie, par l’auteur, et qui fait que, quand l’enquête est heureusement terminée, une fois le livre refermé, vous avez carrément l’impression de rentrer de voyage ! Passez votre chemin, toutefois, si vous attendez du bon français dans une traduction, ce que vous allez lire pourrait grandement écorcher vos oreilles ! 😉