Froid

Il neigeait la semaine dernière, et nous avons quelques restes, certains pas très bien cachés, ce qui, dans mon imaginaire d’enfant se traduisait par : elle attend la seconde couche ! J’ignore si les météorologues la prédisent, mais une chose est sûre, je préfère ce paysage de neige :

… à celle prise quelques jours plus tard, où brouillard et grisaille ont persisté toute la journée, sans qu’il fasse nécessairement plus froid question température, mais le vent chargé d’humidité a le don de me glacer jusqu’au sang !

Outre une théière ou le bocal de velouté sur le coin du poêle, pour me réchauffer, je m’essaie au karaoké, mais en ukrainien, là, je peux vous assurer que ce n’est pas gagné (je n’ai jamais pu retenir l’alphabet cyrillique, ils ont même des lettres que je n’entends pas !), à côté, le faire en polonais serait, pour moi, nettement plus facile ! 😉

н’лем folk – На рідній земли/Na ojczystej ziemi

Restez au chaud, soignez-vous, prenez soin de vos proches et passez un bon week-end ! 😉

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Facile ?

Ce n’est pas aussi sûr qu’ils voudraient nous le faire croire… J’adore les orchidées, mais la maison où j’habite ne me permet pas de les conserver et quant à les voir refleurir, c’est on ne peut plus rare ! 😉

Comment faire refleurir une orchidée ?

Impossible pour moi d’en avoir à Paris, pas assez d’espace et encore moins de lumière, je m’en suis offert une avant que la fleuriste du village ne cesse son activité, la deuxième année de mon arrivée, je l’ai conservée tant bien que mal (et l’ai même vue refleurir une fois), jusqu’à l’arrivée du chat dans la maison, et là, quelques mésaventures indépendantes de toute volonté (le chat ne joue pas avec les plantes d’intérieur, seulement avec mouches et papillons quand il était plus jeune) ont eu raison de sa résistance…

On m’en a offert une seconde, à Noël 2021, un peu plus foncée que ma première, et je me retrouve avec seulement des feuilles dont une nouvelle paire qui essaie malgré tout de pousser, et le même problème de conditions de vie trop difficiles pour elle, même en la changeant d’étage (maison mal exposée, fenêtres non prévues pour un amateur de plantes d’intérieur, étés trop chauds), pour que la belle ait envie de refleurir ! Alors, parfois je rêve d’être ailleurs ! 😉

Weari ! Dans le monde des orchidéesCALEDONIA

Par chance pour moi, je ne les aime pas toutes de la même inconditionnelle façon… 😉

Au coin du feu

Soirée avec Stanisława Celińska, comédienne et chanteuse (que l’on peut voir sur scène par ici => Muzyczny Festiwal w Łańcucie, Stanisława Celińska z zespołem). Même si dans le dernier morceau je crois entendre Violetta Villas, elle n’en a pas la flamboyance, et ce n’est pas un reproche. 😉

Dla Ciebie i dla mnie śpiewa Stanisława Celińska

Il me manquerait la peau d’ours devant la cheminée pour que mon bonheur soit parfait, mais j’ai le parfum de l’infusion de gingembre qui flotte dans la maison (je prépare un sirop), et c’est un des mes plaisirs de l’hiver, avec le riz au lait à la réglisse ! 😉

Le velouté improbable

Vendredi, lendemain de chute de neige, l’épicerie locale était fermée pour ses congés d’hiver, mon service de livraison de produits locaux a jeté l’éponge fin décembre, et celle de bois programmée depuis 15 jours a été reportée (si on pouvait circuler en bas dans la vallée, les hauteurs étaient sous 10cm d’une neige lourde et glissante), j’ai profité d’avoir sorti mes grosses chaussures pour faire une visite au pas supermarket local pour un ravitaillement en fruits frais et poisson. Je voulais aussi des avocats mais mon élan a été stoppé par une manipulatrice des fruits qui ne sait pas faire mûrir un avocat en l’enfermant dans un sac en papier (avec ou sans une pomme, tout dépend si on est pressé de le mettre dans sa salade ou pas), je suis donc repartie avec un radis noir, histoire de nettoyer mon organisme après quelques excès (j’ai totalement ignoré les soldes des chocolats de Noël invendus), mais voilà, la température extérieure et les restes de neige ne m’incitaient pas à préparer une salade crue amère, radis, roquette, fromage frais agrémentée de quartiers de citron confits au sel et d’ail lactofermenté. J’ai donc inventé le velouté facile à consommer, à réchauffer sur le coin du poêle ! 😉

Les ingrédients : un radis noir, un oignon, deux gousses d’ail, une pomme de terre, un cube de bouillon de poule, 750g d’eau, du sel, du poivre, une grosse cuillère à soupe de crème épaisse, 3 gousses d’ail lactofermentées.

Le mode opératoire : éplucher les légumes, les hacher grossièrement et les faire cuire 1/2h dans une casserole avec l’eau et le cube de bouillon. Arrêter le feu, ajouter du poivre du moulin, la crème, l’ail fermenté et mixer le tout finement, goûter pour éventuellement rajouter du sel (si besoin) et verser dans des pots en verre disposant d’un couvercle, laisser refroidir et conserver au réfrigérateur.

Dégustation : sortir un bocal du réfrigérateur, le poser sur le coin du poêle, environ 2h avant le repas (tout dépend du feu), aller au jardin chercher deux brins de persil et les ciseler, préparer sa poudre de noisettes (ainsi que quelques croûtons de pain aillé à faire dorer à la poêle dans du beurre, ou quelques flocons de céréales pour donner du corps au velouté) et sa cuillère à mazagran… régal garanti ! 😉

La douceur angevine

L’expression qui date de Joachim du Bellay (dans son poème « Heureux qui comme Ulysse« ), concerne à la fois le cadre de vie et le ressenti de sa population et ferait référence à un climat qui inciterait à une certaine torpeur. Je déplore le fait de n’en connaître que la vue du château depuis la rive opposée où j’avais pique-niqué (il y a plus de 20 ans) et l’ancien hôpital Saint-Jean devenu la salle d’exposition permanente du Chant du Monde, la dernière œuvre monumentale de Jean Lurçat. Mais la ville mériterait bien mieux, eut égard à son passé…

ANGERS IL Y A 120 ANS

C’est en voulant préciser une date d’événement familial que je suis tombée sur un document rare (mais partiel), qui ne répond en rien à mes questions existentielles (Lista ewakuowanych z ZSRR rodzin polskich w ciągu sierpnia 1942 r.) émanant du PISM (Polish Institute and Sikorski Museum), basé à Londres, qui m’a rappelé que le gouvernement polonais en exil (avec, comme Premier ministre, le général Wladyslaw Sikorski), avait vécu huit mois à Angers avant de partir à Londres en juin 1940. Ont été mises en lignes quelques vidéos d’images de cette époque, sans bande-son, avec quelques unes des destinations exotiques où sont arrivés les civils déplacés (une deuxième fois) qui ont eu la chance de quitter le goulag (où ils avaient été envoyés lors de la dépolonisation des territoires annexés par les troupes soviétiques au début du conflit), ayant pu rejoindre les troupes du général Władysław Anders. Notre Ministère des Armées, fait aussi dans ses Chemins de Mémoire, l’honneur d’une page (Les Polonais en France 1939-1945) aux soldats qui ont rejoint en alliés les armées française et britannique, c’est toujours mieux que rien, merci à eux !

SIK 049 – The Polish Government in France, Angers 1940

C’est bien joli de vouloir réécrire l’histoire, surtout quand on en arrive, une nouvelle fois, à la même page frustrante concernant l’historien Jan T. Gross et son livre Les voisins, introuvable à moins de débourser une somme astronomique dans une boutique d’A, qui nous vend aussi le livre 60 succès de boulangerie/pâtisserie, au modique prix de 18€ la recette ! Ma pâte à pain (au noix, sur levain naturel) fermente au frais depuis 24h, il va être l’heure (à l’heure où j’écris, pas celle où le billet sera publié) de la façonner et de la faire cuire quand la pendule du compteur électrique aura annoncé son passage au tarif nuit (je vais peut-être tenter la cuisson en cocotte sur le poêle) ! Belle journée à vous ! ♥

Du cymbalum…

… et de la bonne humeur communicative de ce morceau joué par le talentueux instrumentiste Volodymyr Korolenko, du groupe Hudatska Taystra.

Горілочка – Volodymyr Korolenko

Cela a 10 ans et se rapprocherait de la musique des minorités hutsules d’Ukraine (sous toutes réserves, je ne suis pas spécialiste), alors, pour voyager sur du plus récent j’ai découvert une représentante d’une autre minorité ruthène quasiment disparue des radars, les Boykos parce qu’elle s’est assimilée, après sa dispersion forcée, dans l’immensité de l’empire soviétique.

Konkurs Muzyki Folkowej Nowa Tradycja 2021 | Wernyhora

J’adore le cor des montagnes (et le chapeau aux coquillages et surtout son plumet) du présentateur, ainsi que la vielle à roue ! 😉

Bonne semaine à vous !