On en parle ?

Source de la copie d’écran : Slate.fr

J’ai beau avoir lu et relu maintes fois depuis le 1er août cet article, et je ne vois qu’une fois mentionné, ce qui est, à mon sens, le point de départ de cette faillite prévisible, si ce n’est provoquée, de notre système de santé. Alors qu’à l’époque on voulait nous faire croire à une médecine préventive (ce qui me laissait un peu rêveuse, si ce n’est perplexe)… c’est aussi en 1971 que l’on a instauré le fameux numerus clausus visant à limiter le nombre de médecins formés en France, mis en application de manière drastique en 1977 (VGE président) avec, en gros, une réduction de moitié du nombre d’étudiants en deuxième année du cursus… Quant à aller en téléconsultation à la gare locale, impossible, les rails ont été déposés en 1989 (le service SNCF a été supprimé en 1971 au profit de la route), et la gare est devenue une habitation privée ! 😉

Portez-vous bien ! ♥

C’était hier…

Quoi donc ? La journée internationale mondiale du chat… et si ma fripouille va, physiquement, mieux qu’au début juillet (voir => ici), le va-et-vient des passants, pas très discrets, dans la rue le chagrine un peu, surtout quand sa deux-pattes, en plus des contraintes d’un village touristique, adopte un train de vie qui bouscule un peu ses habitudes…

Bataille de danse épique avec Kitty Pattes de Velours | LE CHAT POTTÉ

… il a donc décidé de dormir sur sa chaise en bas avant d’aller faire, dès potron-minet, le tour des chambres, histoire de voir qui voudrait bien lui ouvrir la porte du jardin à une heure où les honnêtes citoyens dorment encore ! Je ne le lui dirai pas, mais ne pas l’avoir eu dans mes jambes m’a permis de passer une très bonne nuit ! 😉

Mais plutôt que les Aristochats ou le Chat Potté, j’aurais une préférence pour le Duo des Chats de Rossini ou de la littérature facile, style les aventures de Koko et Yom Yom, les chats de Jim Qwilleran (série signée Lilian Jackson Braun) ou même Le Chat du rabbin, même si je suis moins friande de BD. Bonne journée à vous ! ♥

Lagerstroemia indica

Le tronc du lilas d’été est un ravissement et c’est l’arbre actuellement très à la mode dans ma commune, bien plus que les plaqueminiers dont personne ne sait consommer les fruits (ils s’y essaient avant le coup de gel indispensable, auquel cas, ceux des anciennes variétés sont insipides) et croule sous des déchets à éliminer, si bien que l’on élimine de vieux arbres qui ne mériteraient que de vivre leur vie et de servir de réservoir de nourriture aux oiseaux moins bêtes que les humains…

Pour mon goût personnel, je considère qu’il est planté trop près de ces bureaux, et bien que ce soit le plus beau de ceux que j’ai déjà croisés, cela n’enlève rien au fait qu’il ne soit que décoratif, certes moins salissant sur un gazon que l’albizia (en perte de vitesse, pour cette raison chez nous, mais attention, il se ressème très facilement), et que j’aie une nette préférence pour les arbres qui portent des fruits comestibles, même s’il faut attendre une gelée pour pouvoir le faire (et ensuite se dépêcher, dès qu’elle a eu lieu, de valoriser la ressource), car, à l’heure du tout prêt, consommable tout de suite sur un simple appel à un prestataire de services, nous ne sommes plus assez créatifs pour apprécier les cadeaux de la nature et cela me désole !

Découverte tardive

C’est au journal libanais L’Orient – Le Jour qui narrait ses dernières mésaventures (l’annulation du concert estival d’Emel Mathlouthi, dans son pays, au festival d’Hammamet) que je dois le rafraîchissement de ma mémoire concernant le concept, l’existence et les directives du mouvement international pro-palestinien BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) et de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI).

Emel Mathlouthi – Kelmti Horra (live)

Sa parole est libre, certes, mais elle ne peut pas se produire chez elle pour avoir chanté dans les territoires occupés, sans que l’on puisse savoir si les Palestiniens ont réellement quelque chose à voir avec cette décision des organisateurs du festival ou si c’est une intervention habilement déguisée des autorités tunisiennes qui auraient trouvé un excellent prétexte pour museler leur pasionara ? Outre que c’est un comble, cela me fait prendre conscience que le conflit aux confins de l’Europe nous a fait oublier que le Proche-Orient est toujours une poudrière qu’un rien peut enflammer à tout moment…

Portez-vous bien ! ♥

Dans la bonne direction

Nous allons un peu voyager, mais pour qui me suit, ce ne sera que dans les limites du village. C’est la pleine saison touristique, nos édiles n’ont que le mot Touristes à la bouche, et les commerces indiqués ne sont qu’éphémèrement (ouverts les mois d’été uniquement) prévus juste pour eux (Chut ! Depuis que ces plaques ont été posées, l’Office du Tourisme a déménagé)…

… et vous noterez qu’ils n’ont même pas mentionné le Bar à baleines du lac Paala (et oui, je pense encore ce matin à ces gamins d’une quelconque banlieue qui voulaient jeter des cailloux dans notre lac inexistant parce qu’ils ne savaient pas que c’est une rivière, affluent de la Garonne !)…

… d’ailleurs, pour ceux qui ont su que le 24 décembre deux rondins de bois en 50cm avaient, par inadvertance et le plus grand des hasards, atterri sur mon toit au petit matin, et bien, le résultat de ma plainte déposée à la gendarmerie tient en une simple phrase : « Les faits dénoncés ou révélés dans le cadre de cette procédure ne sont pas punis par un texte pénal »… à bon entendeur, si vous avez choisi d’habiter au bas d’une falaise, c’est à vos risques et périls… même en cas de vol plané de bûches sauvages ! J’aime notre Injustice !

Livraison

D’Andrea Camilleri (1925-2019), je n’avais, à ces jours derniers, encore jamais rien lu, pourtant ce n’est pas faute de ne pas en avoir entendu parler, il y a plus de trente ans, par la nièce de mon employeur (de l’époque) venue nous donner un coup de main, histoire de se faire un peu d’argent de poche supplémentaire pour son prochain voyage aux States… elle avait déclaré s’être fâchée avec lui, mais ne s’était pas étendue sur le sujet et je n’avais pas posé de question…

… l’erreur est réparée, puisque lors de ma dernière visite à la boîte à livres locale, j’ai trouvé ce titre me permettant de faire connaissance avec le truculent commissaire Montalbano, de la bourgade fictive de Vigàta (en Sicile), et de comprendre pourquoi les chemins de Ginette et d’Andrea s’étaient séparés, a priori sur un profond malentendu, au sujet de ce que l’auteur attendait de ses traducteurs !

Félicitations à Serge Quadruppani qui a su rendre en français modifié (ne surtout pas sauter ses quatre pages d’avertissement au début du roman policier), les subtilités de la langue italienne et celles du dialecte sicilien employé, sans parcimonie, par l’auteur, et qui fait que, quand l’enquête est heureusement terminée, une fois le livre refermé, vous avez carrément l’impression de rentrer de voyage ! Passez votre chemin, toutefois, si vous attendez du bon français dans une traduction, ce que vous allez lire pourrait grandement écorcher vos oreilles ! 😉