Il y avait déjà, presque au début de mon installation dans le village, Carmen, la rose, au cœur fluorescent et au bord des pétales nacré, dont j’avais glané quelques graines au bord des fossés qu’elle habillait de ses jolis jupons, lors de mes promenades de découverte du village. Puis il y a eu la blanche Marilyn, très élégante avec sa jupe flottant au vent d’une grille d’aération autour d’étamines dorées et Salomé, la danseuse jaune, arrivée plus tard. Ce sont mes Belles-de-nuit (Mirabilis jalapa), des fleurs qui s’épanouissent le soir, ont un agréable parfum assez discret, et se ferment le matin, plus ou moins tard en fonction de la température, et surtout, ne demandent aucun soin particulier, car elles poussent, ici, comme du chiendent et résistent hardiment à la sécheresse ! 😉
Mais je n’en voulais qu’une, celle que les marchands de graines appellent Arlequin et que je dis panachée. J’en connais d’ailleurs un certain nombre d’emplacements dans le village que j’ai longtemps fréquentés assidûment pour collecter quelques graines qui n’ont jamais voulu germer, sauf… cette année, où l’une d’elles a bien voulu se réveiller et commencer à fleurir ! Enfin ! Pour l’instant, elle est en phase d’observation car la plante n’a absolument pas les mêmes fleurs sur toutes ses branches et reste pour moi un grand mystère… J’espère aussi pouvoir en conserver la racine pour qu’elle reparte l’an prochain après les gelées. Mais quel joli petit nom vais-je pouvoir lui donner ?



